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	<title>Blog de Louis Vogel</title>
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	<description>Président de l&#039;Université Panthéon-Assas</description>
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		<title>&#171;&#160;Il faut donner un véritable statut aux étudiants étrangers&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 08:44:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Vogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>

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		<description><![CDATA[  L&#8217;Usine Nouvelle.com jeudi 10 mai 2012 &#8211; 15:42 GMT+1 Louis Vogel, président de la Conférencedes présidents d&#8217;université (CPU), propose d&#8217;aller plus loin que l&#8217;abrogation de la circulaire Guéant prévue par François Hollande. Il appelle de ses voeux une grande loi sur le statut des étudiants étrangers. François Hollandea annoncé qu&#8217;il abrogerait rapidement la circulaire [...]]]></description>
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<p>L&#8217;Usine Nouvelle.com<br />
jeudi 10 mai 2012 &#8211; 15:42 GMT+1</p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #ff0000;">Louis Vogel</span>, président de la Conférencedes présidents d&#8217;université (CPU), propose d&#8217;aller plus loin que l&#8217;abrogation de la circulaire Guéant prévue par François Hollande. Il appelle de ses voeux une grande loi sur le statut des étudiants étrangers.</p>
<p>François Hollandea annoncé qu&#8217;il abrogerait rapidement la circulaire Guéant, qui restreint la possibilité pour un étudiant étranger de niveau master de chercher un emploi en France. Est-ce encore utile, après les aménagements qu&#8217;elle a connus début 2012 ? <span style="color: #ff0000;">Louis Vogel</span>- La première circulaire Guéant, très restrictive, peut être supprimée immédiatement! Elle a créé des problèmes à de nombreux étudiants, qui ont dû partir de France à la fin de leurs études sans avoir expérimenté leur formation sur le terrain. A plus long terme, les universités et écoles françaises ont vu leur image dégradée, de nombreuses universités étrangères ayant dissuadé leurs étudiants de venir en France. Son bilan est extrêmement négatif! Mais ce texte avait été corrigé par une seconde circulaire, qui donnait une interprétation beaucoup plus libérale de la loi &#8211; l&#8217;article L 311-11 du code de l&#8217;entrée et du séjour des étrangers, qui permet à un diplômé de niveau bac +5 de rester six mois en France le temps de chercher un emploi. Il serait dommage de supprimer cette seconde circulaire, qui précise un texte de loi sujet à interprétation. Mais la CPU souhaite aller plus loin. Nous demandons un grand texte législatif sur l&#8217;accueil des étudiants étrangers, pour leur donner un véritable statut. Il est important de valider ce statut par la loi, pour que chaque préfecture n&#8217;interprète plus les circulaires comme bon lui semble. Nous souhaitons que la durée de 6 mois soit portée à 12 mois, comme en Allemagne; que cette possibilité de rester sur le sol français le temps de trouver un emploi soit élargie aux licences, notamment professionnelles; il faut aussi faciliter l&#8217;entrée et le séjour en France des enseignants-chercheurs étrangers, nécessaires aux universités françaises. En attendant ce grand texte législatif, abrogeons la première circulaire Guéant, mais gardons la seconde. On a peu parlé d&#8217;université, pendant cette campagne électorale. Qu&#8217;attendez-vous du prochain gouvernement ? Quand il a évoqué ses priorités pour la jeunesse, François Hollande a surtout parlé d&#8217;école, et beaucoup moins d&#8217;université. Pourtant, l&#8217;université, c&#8217;est aussi la jeunesse! Je souhaiterais qu&#8217;on conserve un vrai ministère de l&#8217;Enseignement supérieur et de la recherche, qui ne soit pas noyé dans un grand ministère de l&#8217;Education, au risque de ne plus être une priorité de l&#8217;action publique. Il ne faut surtout pas séparer enseignement et recherche, les universités ne se résument pas à la formation. Quelles sont les urgences, selon vous ? Il faut poursuivre l&#8217;effort financier en faveur de l&#8217;université française, qui a encore du retard sur les autres pays, remédier à l&#8217;échec en licence, revaloriser les doctorats, réformer la formation des maîtres, qui est un vrai échec, revoir les relations entre des universités devenues autonomes et leur ministère de tutelle, ancrer les universités dans leurs territoires en développant le dialogue au niveau régional, et remettre de l&#8217;ordre dans le mille-feuille administratif né des Investissements d&#8217;avenir (les IDEX, les LABEX, cela fait beaucoup de structures qui se superposent avec les PRES déjà lancés)&#8230; Les chantiers sont nombreux, je les ai évoqués pendant la campagne avec le conseiller de François Hollande, Vincent Peillon. Le nouveau président veut remettre en avant les corps intermédiaires, la CPU doit être un véritable partenaire du prochain gouvernement!</p>
<p><strong><em>© 2012 L&#8217;Usine Nouvelle.com. Tous droits réservés.</em></strong></p>
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		<title>CHANGEMENTS : CE QUI ATTEND LES INDUSTRIELS</title>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 08:39:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Vogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Point de vue]]></category>

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		<description><![CDATA[    L&#8217;Usine Nouvelle, no. 3286 Enjeux 2012, mercredi 16 mai 2012, p. 8       ANNE-SOPHIE BELLAICHE, AVEC ARNAUD DUMAS ET CÉCILE MAILLARD Décrets, débats et lois sont les outils avec lesquels l&#8217;équipe du Président va mettre en oeuvre son projet. Les entreprises sont concernées dès maintenant. Cette semaine, François Hollande a lancé [...]]]></description>
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<p>L&#8217;Usine Nouvelle, no. 3286<br />
Enjeux 2012, mercredi 16 mai 2012, p. 8</td>
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<p style="text-align: left;"><a href="javascript:void(0)"></a></p>
<p style="text-align: left;"> </p>
<p style="text-align: left;"> </p>
<p style="text-align: left;"> </p>
<p style="text-align: left;">ANNE-SOPHIE BELLAICHE, AVEC ARNAUD DUMAS ET CÉCILE MAILLARD</p>
<p><strong>Décrets, débats et lois sont les outils avec lesquels l&#8217;équipe du Président va mettre en oeuvre son projet. Les entreprises sont concernées dès maintenant.</strong></p>
<p>Cette semaine, François Hollande a lancé les grandes manoeuvres européennes pour convaincre nos partenaires d&#8217;infléchir la stratégie actuelle. Au-delà du mémorandum qu&#8217;il prépare pour « modifier et compléter le Pacte de stabilité européen » avant la fin juin, le président de la République a une feuille de route sur les sujets économiques et sociaux français. Social, fiscalité, financement, les industriels sont concernés dès maintenant.</p>
<p>Au chapitre social, des mesures symboliques vont être prises par décrets, avant les élections législatives. Elles concerneront les services ressources humaines des entreprises. En particulier, le retour de la retraite à 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler à 18 ans et totalisant 41 annuités de cotisation, et l&#8217;abrogation de la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers. Encore faudra-t-il se mettre d&#8217;accord sur les détails. Ainsi, à propos des retraites, Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, estime « qu&#8217;il faut prendre en compte les périodes cotisées et non validées ». Ce qui n&#8217;est visiblement pas dans les projets de l&#8217;équipe.La résolution de la question des étudiants étrangers empêchés de signer un contrat de travail après l&#8217;obtention de leur diplôme réjouit déjà Guy Mamou-Mani, le président du Syntec numérique. « Dans mon entreprise, 25 dossiers ont posé problème, explique-t-il. Sept ou huit ont été résolus par l&#8217;assouplissement de la circulaire. » Que faire pour <span style="color: #000000;">atténuer l&#8217;onde de choc négative de la décision de l&#8217;ex-ministre de l&#8217;Intérieur et éviter les interprétations ? Pour <span style="color: #ff0000;">Louis </span><span style="color: #ff0000;">Vogel</span>,</span> qui représente les présidents d&#8217;université, « il faudra une loi sur le statut de l&#8217;étudiant étranger et allonger de six à douze mois la possibilité de signer un contrat, comme c&#8217;est le cas en Allemagne.»</p>
<p>Toujours au niveau des symboles, un décret sera publié pour limiter de 1 à 20 les écarts de rémunération dans les entreprises détenues à plus de 50 % par l&#8217;État. Luc Oursel, le président du directoire d&#8217;Areva, pourrait être contraint de diviser son salaire par deux, et Henri Proglio, le PDG d&#8217;EDF, par trois ! Les autres sujets &#8211; Smic, contrat de génération, soumission de l&#8217;intéressement et de la participation aux cotisations patronales, encadrement des licenciements « boursiers », participation des salariés aux conseils d&#8217;administration &#8211; devraient être discutés au cours de la conférence sociale prévue mi-juillet, pour alimenter les projets de loi de la rentrée.</p>
<p>La volonté de changement impose de prendre des décisions fiscales dans un collectif budgétaire rectificatif si une nouvelle majorité émerge. Impératif pour abroger la TVA sociale et instituer la modulation de l&#8217;impôt sur les sociétés en fonction de leur taille et des bénéfices distribués ou investis. « Le taux de 15 % sera sur le même périmètre que celui du taux réduit [38 000 euros de bénéfices, ndlr], estime Michel Taly, de la commission fiscale du Medef. L&#8217;économie portera sur les PME, qui passeront de 33,3 % à 30 %. Pas de quoi fouetter un chat. » Autre mesure beaucoup plus structurante selon lui : la suppression de la déductibilité des intérêts d&#8217;emprunts sur les titres de participation qui limitera la rentabilité des LBO. « Les chefs d&#8217;entreprise sont vent debout, précise Michel Taly, mais un consensus d&#8217;économistes pense que c&#8217;est une bonne mesure. La fiscalité française est trop favorable à l&#8217;endettement par rapport aux fonds propres. »</p>
<div><span style="font-weight: bold;"><span style="font-weight: bold;"><span style="font-weight: bold;">Meilleure gestion des fonds publics</span></span></span></div>
<p><span style="font-weight: bold;"><span style="font-weight: bold;"> </p>
<p></span> </p>
<p></span></p>
<p>Au Medef, on s&#8217;inquiète plus des modifications de l&#8217;allégement de la réforme de la taxe professionnelle (la cotisation sur la valeur ajoutée, ou CVAE), qui doit rapporter à l&#8217;État 3,3 milliards par an. Le mouvement se réjouit par ailleurs de la volonté de limiter la cotisation foncière, qui devrait bénéficier aux PMI. Ces mesures attendront sans doute la loi d&#8217;orientation de développement économique et social. C&#8217;est elle qui fixera aussi les questions de financement, avec la création du pôle public d&#8217;investissement, suite au décret sur le doublement du plafond du livret de développement durable qui l&#8217;alimentera. Son encours est de 71 milliards. Encore faudra-t-il bien gérer cet argent. « Ces fonds ne sont pas toujours affectés aux PME et on ne distingue pas entre les PME indépendantes et les filiales de grands groupes », estime Bernard Cohen-Hadad, le président de la commission financement de la CGPME. Cette loi précisera aussi les grandes lignes du Pacte productif avec les entreprises, en soumettant les aides et financements publics à des contreparties. Pour imaginer ce à quoi cela pourrait ressembler, il suffit de regarder ce qui se passe dans certaines Régions. Le 4 mai, le président socialiste de la région Champagne-Ardennes, Jean-Paul Bachy, a annoncé l&#8217;annulation du versement d&#8217;une subvention de 200 000 euros à la société américaine Visteon. Il avait eu vent d&#8217;un projet de suppression de 110 emplois à l&#8217;usine de Charleville-Mézière qui en compte 775. « Je suis volontariste dans le soutien à l&#8217;économie régionale, conclut-il, mais il est hors de question de faire n&#8217;importe quoi avec l&#8217;argent public. »</p>
<p>28-29 juin Conseil européen à Bruxelles</p>
<p>MESURES</p>
<p>Abrogation de la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers</p>
<p>Décret sur la retraite à 60 ans (premier travail à 18 ans et 41 ans de cotisation)</p>
<p>Doublement du plafonds du livret A et du LDD</p>
<p>Décret limitant les écarts de salaires dans les entreprises publiques</p>
<p>Gel conservatoire des dépenses en attendant un audit de la Cour des comptes</p>
<p><span> </span></p>
<p>Lancement du projet « Refondation et modernisation de l&#8217;action publique », en remplacement de la RGPP<span> </span>VOTES ET NÉGOCIATIONS D&#8217;URGENCE</p>
<p>JUILLET- AOÛT</p>
<p>ÉVÉNEMENTS</p>
<p>Début juillet</p>
<p>Présentation au Parlement du Pacte de stabilité et programmation pluriannuelle des finances publiques</p>
<p>Mi-juillet</p>
<p>Conférence sociale (contrat de génération, encadrement des licenciements boursiers, égalité salariale et professionnelle)</p>
<p>MESURES</p>
<p>Loi de finances rectificative (plafonnement des niches, modulation de l&#8217;impôt sur les sociétés, alignement de la taxation des revenus du travail et du capital, tranche à 75 % de l&#8217;impôt sur les revenus)</p>
<p>Loi de financement de la sécurité sociale (suppression de la TVA sociale)</p>
<p>LES GRANDES RÉFORMES</p>
<p>SEPTEMBRE 2012-FIN 2013</p>
<p>MESURES</p>
<p>Nouvel acte de la décentralisation pour donner plus de responsabilité aux Régions</p>
<p>Négociations sur la réforme des retraites</p>
<p>Loi de développement économique et sociale (banque publique d&#8217;investissement, contrats de relocalisation, lutte contre les restructurations, participations des salariés au conseil d&#8217;administration)</p>
<p>Loi sur l&#8217;emploi et la cohésion sociale (contrat génération, emplois d&#8217;avenir&#8230;)</p>
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		<title>Horizon 2017 : qu&#8217;attendent les présidents d&#8217;université ?</title>
		<link>http://www.louisvogel.net/2012/05/15/horizon-2017-quattendent-les-presidents-duniversite/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 08:11:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Vogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.louisvogel.net/?p=1359</guid>
		<description><![CDATA[Interview de Louis Vogel, invité d&#8217;Emmanuel Davidenkoff dans &#171;&#160;Question d&#8217;éducation&#160;&#187;, le 14 mai 2012 sur France Info]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1044" style="margin-left: 7px; margin-right: 7px;" title="France Info" src="http://www.louisvogel.net/wp-content/uploads/2012/05/logo-france-info1.png" alt="" width="78" height="78" />Interview de Louis Vogel, invité d&#8217;Emmanuel Davidenkoff dans &laquo;&nbsp;Question d&#8217;éducation&nbsp;&raquo;, le 14 mai 2012 sur France Info</p>
<div><object id="dewplayer" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="200" height="20" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="name" value="dewplayer" /><param name="data" value="/wp-content/uploads/2010/09/dewplayer.swf" /><param name="flashvars" value="mp3=http://www.louisvogel.net/wp-content/uploads/2012/05/itw-louis-vogel-france-info-14-05-2012.mp3" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="/wp-content/uploads/2010/09/dewplayer.swf" /></object></div>
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		<title>Vogel (CPU) pour un ministère de l&#8217;Enseignement supérieur indépendant</title>
		<link>http://www.louisvogel.net/2012/05/11/vogel-cpu-pour-un-ministere-de-lenseignement-superieur-independant/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 12:57:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Vogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Point de vue]]></category>

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		<description><![CDATA[PARIS, 9 mai 2012 (AFP) &#8211; - Le président de la Conférence des présidents d&#8217;université, Louis Vogel, souhaite un ministère de l&#8217;Enseignement supérieur à part entière, craignant que l&#8217;enseignement supérieur ne soit le &#171;&#160;parent pauvre&#160;&#187; s&#8217;il était intégré dans un grand ministère. &#171;&#160;Un ministère dédié (de l&#8217;Enseignement supérieur), comme cela a été le cas dernièrement, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.louisvogel.net/wp-content/uploads/2011/01/AFP.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1031" title="AFP" src="http://www.louisvogel.net/wp-content/uploads/2011/01/AFP.jpg" alt="" width="148" height="66" /></a><br />
PARIS, 9 mai 2012 (AFP) &#8211; - Le président de la Conférence des présidents d&#8217;université, <span style="color: #000000;">Louis Vogel</span><span style="color: #000000;">,</span> souhaite un ministère de l&#8217;Enseignement supérieur à part entière, craignant que l&#8217;enseignement supérieur ne soit le &laquo;&nbsp;parent pauvre&nbsp;&raquo; s&#8217;il était intégré dans un grand ministère.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Un ministère dédié (de l&#8217;Enseignement supérieur), comme cela a été le cas dernièrement, serait évidemment un signe fort de la part du gouvernement&nbsp;&raquo;, dit M. Vogel dans un entretien au Monde.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le risque avec un grand ministère &#8211; qui chapeaute l&#8217;école, le supérieur et la recherche &#8211; c&#8217;est le bruit qui court &#8211; c&#8217;est que l&#8217;enseignement supérieur soit le parent pauvre&nbsp;&raquo;, ajoute-t-il.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il pèse peu en termes de nombre d&#8217;étudiants et de personnel face à l&#8217;école. Si jamais c&#8217;était le choix de François Hollande, il faudrait alors garantir que le ministre n&#8217;ait pas à choisir entre élèves et étudiants&nbsp;&raquo;, poursuit le président de la CPU.</p>
<p>En outre, &laquo;&nbsp;il me semble impératif de ne pas couper l&#8217;enseignement supérieur de la recherche. Sinon les universités seraient reléguées à un rôle de formation&nbsp;&raquo;, ajoute M. Vogel.</p>
<p>L&#8217;une des priorités du PS est de réduire le taux d&#8217;échec des premières années universitaires. &laquo;&nbsp;Jusqu&#8217;à présent, le gouvernement s&#8217;est surtout occupé des licences universitaires. En réalité, il faut s&#8217;attaquer à tout le périmètre (BTS, IUT, classes préparatoires) et mieux orienter les élèves. Cela commence dès la seconde&nbsp;&raquo;, juge-t-il.</p>
<p>Sur les finances des universités, M. Vogel estime que &laquo;&nbsp;l&#8217;Etat a produit un effort depuis 2007, mais doit encore faire plus pour mettre à niveau nos établissements par rapport à nos voisins européens&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&#8217;Etat &laquo;&nbsp;dépense environ 9.500 euros par étudiant quand la Suède est à 15.000 euros&nbsp;&raquo; mais &laquo;&nbsp;les universités doivent de leur côté faire des économies en rationalisant leur gestion&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Alors que François Hollande s&#8217;est dit prêt à réformer la loi sur l&#8217;autonomie, M. Vogel estime qu&#8217;il &laquo;&nbsp;faut réformer la gouvernance&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Il faudrait inventer une sorte de +Sénat académique+ qui associerait toute la communauté universitaire. Mais le pouvoir de gestion de l&#8217;université reviendrait à la direction de l&#8217;établissement&nbsp;&raquo;, propose M. Vogel.</p>
<p>tes/mm/aub</p>
<p><strong><em>© 2012 AFP. Tous droits réservés.</em></strong></p>
<p>Numéro de document : news·20120509·AF·TX-PAR-TJI54</p>
<p><!-- Center Document end--></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Louis Vogel : « Il ne faudrait pas que la jeunesse ne soit que l&#8217;école »</title>
		<link>http://www.louisvogel.net/2012/05/11/louis-vogel-%c2%ab-il-ne-faudrait-pas-que-la-jeunesse-ne-soit-que-lecole-%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 12:52:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Vogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Point de vue]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Monde Education, jeudi 10 mai 2012, p. EDU14 ENTRETIEN Louis Vogel : « Il ne faudrait pas que la jeunesse ne soit que l&#8217;école » Les recommandations du président de la Conférence des présidents d&#8217;université au nouvel exécutif Universités &#38; grandes écoles Propos recueillis par Nathalie Brafman et Isabelle Rey-Lefebvre Le représentant des 77 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.louisvogel.net/wp-content/uploads/2009/01/logo-le-monde.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-163" title="logo-le-monde" src="http://www.louisvogel.net/wp-content/uploads/2009/01/logo-le-monde.jpg" alt="" width="140" height="30" /></a></p>
<p>Le Monde Education, jeudi 10 mai 2012, p. EDU14</p>
<p>ENTRETIEN<br />
<span style="color: #000000;">Louis Vogel</span> : « Il ne faudrait pas que la jeunesse ne soit que l&#8217;école »<br />
Les recommandations du président de la Conférence des présidents d&#8217;université au nouvel exécutif</p>
<p>Universités &amp; grandes écoles<br />
Propos recueillis par Nathalie Brafman et Isabelle Rey-Lefebvre</p>
<p>Le représentant des 77 universités interpelle le futur gouvernement. <span style="color: #000000;">Louis Vogel</span>, le président de la Conférence des présidents d&#8217;université, s&#8217;oppose à la création d&#8217;un grand ministère qui engloberait éducation et enseignement supérieur et veut inciter l&#8217;Etat à augmenter les moyens des universités.</p>
<p><span>L&#8217;enseignement supérieur a été peu présent dans la campagne électorale; le regrettez-vous ?</span></p>
<p>Oui, forcément. Et cette quasi-absence est d&#8217;autant plus paradoxale que François Hollande a martelé pendant sa campagne que la jeunesse est une priorité. Or il ne faudrait pas que la jeunesse ne soit que l&#8217;école. J&#8217;espère qu&#8217;il en ira autrement dans les semaines qui viennent et que cela se traduira dans les structures gouvernementales. Celles-ci devront refléter la priorité que doivent être pour le pays l&#8217;enseignement supérieur et la recherche.</p>
<p><span>C&#8217;est-à-dire ?</span></p>
<p>Un ministère dédié, comme cela a été le cas dernièrement, serait évidemment un signe fort de la part du gouvernement. Le risque avec un grand ministère <span>[qui chapeaute l'école, le supérieur et la recherche]</span> &#8211; c&#8217;est le bruit qui court -, c&#8217;est que l&#8217;enseignement supérieur soit le parent pauvre. Il pèse peu en termes de nombre d&#8217;étudiants et de personnel face à l&#8217;école. Si jamais c&#8217;était le choix de François Hollande, il faudrait alors garantir que le ministre n&#8217;ait pas à choisir entre élèves et étudiants. C&#8217;est si important qu&#8217;on pourrait imaginer que le Parlement prenne position. Enfin, il me semble impératif de ne pas couper l&#8217;enseignement supérieur de la recherche. Sinon, les universités seraient reléguées à un rôle de formation. Or si la France veut avoir des universités mondiales, celles-ci doivent pouvoir continuer à être des opérateurs de recherche et participer à la définition de la stratégie de recherche avec les organismes.</p>
<p><span>Cela passe-t-il par un décloisonnement entre grandes écoles, universités et organismes de recherche ?</span></p>
<p>Absolument. C&#8217;est le seul moyen de reconstruire des ensembles complets, visibles sur le plan mondial. Il faut mêler ces trois composantes, décloisonner, multiplier les partenariats, les formations communes. Mais, dans la pratique, c&#8217;est difficile à réaliser et coûteux.</p>
<p><span>La promesse de M. Hollande de réserver des places en classe préparatoire aux 5 % des meilleurs élèves des lycées n&#8217;affaiblira-t-elle pas l&#8217;université ?</span></p>
<p>C&#8217;est une proposition d&#8217;équité dans le système actuel, mais ce système élitiste ne correspond pas du tout à la nouvelle donne internationale. Aujourd&#8217;hui, la France doit faire le choix de l&#8217;innovation. Il faut inciter les jeunes à aller dans les laboratoires, faire en sorte que le doctorat soit reconnu comme un grand diplôme, préférable à un diplôme d&#8217;une petite école d&#8217;ingénieurs. Je ne souhaite pas la disparition des grandes écoles : ce système a correspondu à un moment donné au développement de l&#8217;économie française. Néanmoins, il est aujourd&#8217;hui dépassé.</p>
<p><span>L&#8217;une des priorités du PS est de réduire le taux d&#8217;échec des premières années universitaires. Quelles sont vos pistes ?</span></p>
<p>Jusqu&#8217;à présent, le gouvernement s&#8217;était surtout occupé des licences universitaires. En réalité, il faut s&#8217;attaquer à tout le périmètre (BTS, IUT, classes préparatoires) et mieux orienter les élèves. Cela commence dès la seconde. Il faudra aussi mettre des moyens pour que chaque étudiant ait un enseignement adapté : des cours de remise à niveau par exemple.</p>
<p><span>Justement, les finances des universités sont très tendues; l&#8217;Etat doit-il faire plus ?</span></p>
<p>L&#8217;Etat a produit un effort depuis 2007, mais il doit encore faire plus pour mettre à niveau nos établissements par rapport à nos voisins européens. Il dépense environ 9 500 euros par étudiant quand la Suède est à 15 000 euros. Les universités doivent de leur côté faire des économies en rationalisant leur gestion : mise en place d&#8217;une comptabilité analytique, contrôles de gestion pour mesurer le coût de chaque formation&#8230;</p>
<p>Il nous faut aussi renforcer l&#8217;action de l&#8217;Agence de mutualisation des universités et établissements, qui permet de développer des outils communs à moindre coût (logiciels financiers et comptables). Mais cela suppose un préfinancement, avec la Caisse des dépôts et consignations, à condition d&#8217;obtenir la garantie de l&#8217;Etat.</p>
<p>Les autres sources de financement sont assez difficiles à mobiliser. Les fondations, par exemple, ont du mal à lever de l&#8217;argent auprès de décideurs qui connaissent mal l&#8217;université, puisqu&#8217;ils sont généralement issus des grandes écoles. Enfin, créer des filiales pour commercialiser nos activités est une piste envisageable, mais nous ne sommes guère outillés.</p>
<p><span>Des universitaires critiquent le manque de démocratie lors de la création des pôles de recherche et d&#8217;enseignement supérieur (PRES) et l&#8217;attribution des initiatives d&#8217;excellence (IDEX). Faut-il les remettre en question ?</span></p>
<p>Les PRES se sont constitués dans un certain désordre, notamment en Ile-de-France, au gré des affinités, et nous avons hérité d&#8217;un mille-feuille de structures, peu cohérent, certaines universités ayant été laissées de côté. Sur le plan national, c&#8217;est pareil. Dans l&#8217;Ouest et dans le Nord, il n&#8217;y a pas d&#8217;IDEX. L&#8217;Etat doit opter pour une stratégie claire : souhaite-t-il des universités complètes, pluridisciplinaires, visibles mondialement, ou bien des établissements très spécialisés ?</p>
<p><span>François Hollande s&#8217;est dit prêt à réformer la loi sur l&#8217;autonomie. Que faut-il modifier ?</span></p>
<p>Il faut réformer la gouvernance. La communauté universitaire n&#8217;a pas été associée aux différents appels d&#8217;offres d&#8217;IDEX, de laboratoires d&#8217;excellence (Labex) et d&#8217;équipements d&#8217;excellence (Equipex), et elle a eu le sentiment d&#8217;avoir été mise devant le fait accompli. Il faudrait inventer une nouvelle structure, une sorte de « Sénat académique », qui associerait toute la communauté universitaire. Mais le pouvoir de gestion de l&#8217;université reviendrait à la direction de l&#8217;établissement. La Conférence des présidents d&#8217;université peut être l&#8217;interlocuteur privilégié de ce dialogue : nous sommes le « corps intermédiaire » que M. Hollande appelle de ses voeux. L&#8217;administration et l&#8217;Etat doivent modifier leurs rapports avec les universités devenues autonomes en leur faisant confiance.</p>
<p><strong>Illustration(s) : </strong></p>
<p><span style="color: #000000;">Louis Vogel</span> dans la bibliothèque de l&#8217;université Paris-II-Assas. &#8211; PHOTO : <span style="color: #000000;">BENJAMIN CHELLY</span> POUR « LE MONDE »</p>
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		<title>Grogne des universitaires contre l&#8217;accélération des Idex, mégaprojets de recherche</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Apr 2012 09:31:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Vogel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ lundi 9 avril 2012 Le ministère de l&#8217;enseignement supérieur veut boucler ses Initiatives d&#8217;excellence avant le 15 avril. Les chercheurs pointent le manque de concertation Isabelle Rey-Lefebvre Le temps presse pour le ministère de l&#8217;enseignement supérieur et de la recherche, qui souhaite d&#8217;ici au 15 avril, avant l&#8217;élection présidentielle, boucler ses Initiatives d&#8217;excellence (Idex) en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.louisvogel.net/wp-content/uploads/2009/01/logo-le-monde1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-164" title="logo-le-monde1" src="http://www.louisvogel.net/wp-content/uploads/2009/01/logo-le-monde1.jpg" alt="" width="140" height="30" /></a></p>
<p> lundi 9 avril 2012</p>
<p>Le ministère de l&#8217;enseignement supérieur veut boucler ses Initiatives d&#8217;excellence avant le 15 avril. Les chercheurs pointent le manque de concertation</p>
<p>Isabelle Rey-Lefebvre</p>
<p>Le temps presse pour le ministère de l&#8217;enseignement supérieur et de la recherche, qui souhaite d&#8217;ici au 15 avril, avant l&#8217;élection présidentielle, boucler ses Initiatives d&#8217;excellence (Idex) en signant les conventions qui lient l&#8217;Etat aux universités. Huit Idex, portées par des établissements fédérés en pôles de recherche et d&#8217;enseignement supérieur (PRES), ont ainsi été sélectionnées par un jury international, en deux vagues, trois projets en juillet 2011 et cinq autres en février dernier, pour faire émerger des ensembles à rayonnement international. Ces méga-projets de recherche seront financés par 6,35 milliards d&#8217;euros issus du grand emprunt sous forme d&#8217;une dotation en capital dont les intérêts leur seront affectés.</p>
<p>Or, à ce jour, trois conventions seulement ont été signées : Bordeaux, Strasbourg et, le 6 avril, Aix-Marseille. <span>« Les membres des conseils d&#8217;administration n&#8217;ont reçu aucune information sur cette opération qui engage la politique de recherche de notre université pour dix ans. La présentation a été mise en ligne, sur l&#8217;intranet, le 30 mars, soit huit jours avant la conclusion de la convention&#8230; C&#8217;est ahurissant ! »</span>, s&#8217;insurge Mathieu Brunet, professeur de lettres qui a siégé quatre ans au conseil d&#8217;université d&#8217;Aix-Marseille-I.</p>
<p>La grogne du milieu universitaire, laissé à l&#8217;écart de l&#8217;élaboration de ces Idex, enfle, parvenant même à une inhabituelle unité syndicale. Mardi 3 avril, les syndicats FSU, CGT, CFDT, SUD, Snesup, les mouvements Sauvons la recherche, Sauvons l&#8217;université, ainsi que l&#8217;Union nationale des étudiants de France (UNEF), ont appelé les universités lauréates à stopper le processus et à refuser de signer ces contrats. Il y faut, en effet, l&#8217;approbation des conseils d&#8217;administration de toutes les institutions concernées, soit une soixantaine, qui doivent mettre les projets en route et s&#8217;engager sur des délais et des résultats.</p>
<p><span>« Ce passage en conseils d&#8217;administration est, finalement, le seul moment démocratique de la procédure, celui où les instances dirigeantes concernées découvrent concrètement la teneur des projets »</span>, s&#8217;étonne Laurence Giavarini, du collectif Sauvons l&#8217;université. Son mouvement dénonce, dans un texte intitulé « Idex, l&#8217;envers du décor », une mise en scène, par le ministère, de ces initiatives à coups d&#8217;<span>« annonces de financements en milliards, (&#8230;) d&#8217;une dramatisation du calendrier et d&#8217;une médiatisation inhabituelle »</span> et a lancé une pétition qui, en trois jours, a réuni plus de 2 500 signatures.</p>
<p><span>« Cadence imposée »</span></p>
<p>Les contestataires ont déjà obtenu quelques résultats. Ainsi, Gilbert Casamatta, président du PRES de Toulouse, a dû, sous la pression de Bertrand Monthubert et Jean-Michel Minovez, les prochains présidents des universités toulousaines Paul Sabatier et Le Mirail, accorder au débat un <span>« répit républicain »</span> : par souci d&#8217;apaisement, il a repoussé la signature de ladite convention. <span>« Nous contestons la gouvernance, bureaucratique et limitée à une poignée de personnes, et le périmètre de ce projet d&#8217;Idex, qui exclut 90 % de la recherche toulousaine</span>, argumente Bertrand Monthubert. <span>Cette vision de l&#8217;excellence stérilise la recherche. »</span> Pour l&#8217;Idex de Saclay (Essonne), l&#8217;université Paris-Sud a adopté à l&#8217;unanimité une motion refusant tout calendrier précipité.</p>
<p><span style="color: #000000;">Louis Vogel,</span> président de la Conférence des présidents d&#8217;université, admet un <span>« certain malaise, un déficit dans la communication lié à la cadence imposée, qui n&#8217;a pas permis de consulter, et à la concurrence entre pôles universitaires, qui a imposé un certain secret. Il faut que les équipes se réapproprient les projets dans ce processus stimulant, sous le regard de jurys internationaux exigeants »</span>. Quant au ministre, Laurent Wauquiez, il se défend de vouloir passer en force. <span>« Nous n&#8217;avons pas fixé de date cible de signature des conventions Idex et nous sommes à l&#8217;écoute des acteurs quant à leur calendrier, mais leur intérêt est d&#8217;avancer, plaide-t-il. S&#8217;ils veulent plus de temps, c&#8217;est leur choix, mais cela retardera d&#8217;autant l&#8217;arrivée des fonds. »</span></p>
<p>A gauche, les candidats à la présidentielle se sont saisis du débat : <span>« S&#8217;il est élu, François Hollande honorera la parole de l&#8217;Etat et ne remettra pas en cause les dotations promises, d&#8217;ailleurs loin de ce qui avait été annoncé,</span> explique Vincent Peillon, conseiller du candidat PS<span>. Mais nous souhaitons une remise à plat des processus et un rééquilibrage des moyens. Deux régions, le Nord et la Bretagne, n&#8217;ont rien, tandis qu&#8217;on dénombre quatre Idex en région parisienne. »</span> Quant à Jean-Luc Mélenchon, il propose d&#8217;en redéfinir les périmètres.</p>
<p><strong><em>© 2012 SA Le Monde. Tous droits réservés.</em></strong></p>
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		<title>Universités: la réforme en trompe l&#8217;oeil</title>
		<link>http://www.louisvogel.net/2012/04/05/universites-la-reforme-en-trompe-loeil/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 12:39:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Vogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>

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		<description><![CDATA[  Véronique Soulé vendredi 16 mars 2012 &#171;&#160;Si l&#8217;école, c&#8217;était une question de moyens, alors on aurait l&#8217;école la plus performante du monde&#160;&#187;, va répétant le candidat Nicolas Sarkozy. Paraphrasons-le: &#171;&#160;si l&#8217;université, c&#8217;étaient des promesses de crédits, alors on aurait l&#8217;université la plus riche du monde&#160;&#187;&#8230; A l&#8217;heure du bilan, la réforme des universités, présentée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p><a href="http://www.louisvogel.net/wp-content/uploads/2008/07/liberation.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-83" title="liberation" src="http://www.louisvogel.net/wp-content/uploads/2008/07/liberation.jpg" alt="" width="137" height="59" /></a></p>
<p>Véronique Soulé<br />
vendredi 16 mars 2012</p>
<p><span style="color: #000000;">&laquo;&nbsp;Si l&#8217;école, c&#8217;était une question de moyens, alors on aurait l&#8217;école la plus performante du monde&nbsp;&raquo;, va répétant le candidat </span><span style="color: #000000;">Nicolas Sarkozy</span><span style="color: #000000;">. Paraphrasons-le: &laquo;&nbsp;si l&#8217;<span>université</span>, c&#8217;étaient des promesses de crédits, alors on aurait l&#8217;<span>université</span> la plus riche du monde&nbsp;&raquo;&#8230; </span></p>
<p><span style="color: #000000;">A l&#8217;heure du bilan, la réforme </span>des <span style="color: #000000;">universités</span>, présentée comme &laquo;&nbsp;la&nbsp;&raquo; réforme du quinquennat, apparaît de plus en plus pour ce qu&#8217;elle est: beaucoup de gesticulations, des annonces à foison, une litanie de promesses (d&#8217;argent), et à l&#8217;arrivée bien peu de concret. Une réforme largement en trompe l&#8217;oeil, que <span style="color: #000000;">Nicolas Sarkozy</span> va avoir plus de mal que prévu à &laquo;&nbsp;vendre&nbsp;&raquo; durant sa campagne. </p>
<p>Avec la réforme de l&#8217;autonomie (mise en place par la loi LRU d&#8217;août 2007), le milliard d&#8217;euros supplémentaire qui devait aller chaque année au budget du sup et la <span style="color: #000000;">recherche</span>, les plans annoncés à grands fracas comme l&#8217;<span style="color: #000000;">Opération</span> Campus &#8211; 5 milliards d&#8217;euros pour des &laquo;&nbsp;campus d&#8217;excellence&nbsp;&raquo; &#8211; et les Investissements d&#8217;avenir  &#8211; 22 milliards officiellement pour le sup et la <span style="color: #000000;">recherche</span> &#8211; , on nous annonçait des <span style="color: #000000;">universités </span>qui allaient enfin briller dans le classement de Shanghai et des campus dont on n&#8217;aurait plus à rougir à côté des américains&#8230;</p>
<p>Que voit-on aujourd&#8217;hui ? On pourra brandir tous les chiffres de dotations en capital qu&#8217;on veut, la réalité est tenace: des<span style="color: #000000;"> universités</span> dans le rouge, certaines obligées de &laquo;&nbsp;geler&nbsp;&raquo; des postes (c&#8217;est-à-dire ne pas les pourvoir), des <span style="color: #000000;">étudiants</span> toujours aussi nombreux dans les amphis, avec un lourd échec les premières années, des enseignants-chercheurs et des chercheurs toujours aussi mal payés par rapport à leurs collègues étrangers, des campus pas vraiment rénovés avec des BU fermées le week-end ou après 19 heures, etc. Pas grand-chose à voir avec &laquo;&nbsp;les meilleures <span style="color: #000000;">universités</span> du monde&nbsp;&raquo; promises&#8230;</p>
<p>Même les présidents <span style="color: #000000;">d&#8217;<span>université</span> les plus diplomates ne cachent plus une certaine déception. &laquo;&nbsp;L&#8217;autonomie, ça ne marche pas sans les moyens&nbsp;&raquo;, répète ainsi Louis Vogel</span><span style="color: #000000;">, le <span>président</span> de la CPU (conférence des présidents d&#8217;<span>université</span>) et celui de <span>Paris</span> 2, notamment depuis qu&#8217;en novembre le ministère a annoncé que 8 établissements</span>, en déficit, allaient être mis sous tutelle.</p>
<p>Revenons au nerf de la guerre: l&#8217;argent et &laquo;&nbsp;<span style="color: #000000;">l&#8217;investissement-sans-précédent-réalisé-dans le supérieur-durant-le-quinquennat&nbsp;&raquo; tant vanté par le gouvernement sortant et les troupes UMP. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">L&#8217;économiste Thomas Piketty vient de faire dans Libé une analyse du budget de l&#8217;<span>enseignement supérieur</span> et de la recherche</span><span style="color: #000000;">. Il l&#8217;a complétée lors d&#8217;une rencontre avec l&#8217;AJE (</span><span style="color: #000000;">Association des journalistes Education</span>). Sa conclusion est sans appel: les crédits n&#8217;ont pratiquement pas augmenté depuis l&#8217;élection de Sarkozy.</p>
<p>Reprenons ses arguments chiffrés:</p>
<p>- en 2012, le budget de la mission interministérielle <span style="color: #000000;"><span>Enseignement supérieur</span> et </span>Recherche est de 25,4 milliards d&#8217;euros (un peu plus de 1,2% du PIB). La moitié est destinée aux formations supérieures et à la <span style="color: #000000;">recherche </span><span style="color: #000000;">universitaire</span> (12,5 milliards d&#8217;euros) &#8211; &laquo;&nbsp;une somme qui représente la totalité des moyens allant aux<span style="color: #000000;"> universités</span> et aux diverses écoles et instituts, quel que soit leur <span style="color: #000000;">ministère de </span>rattachement&nbsp;&raquo;, précise Piketty. L&#8217;autre moitié est destinée aux aides<span style="color: #000000;"> étudiantes </span>(2,2 milliards) et aux divers organismes de recherches (10,7 milliards) &#8211; CNRS, ANR, Inra, Inserm, recherche spatiale, nucléaire, etc.</p>
<p>- en 2007, le budget total atteignait 21,3 milliards d&#8217;euros, dont 10,7 milliards pour les formations supérieures et la <span style="text-decoration: underline;"><a class="stubs" href="http://nouveau.europresse.com/webpages/Document.aspx?Event=ViewDoc&amp;DocRef_Id=212275406&amp;TypeDoc=TopicDocRow#"><span style="color: #000000;">recherche</span></a> </span><span style="color: #000000;"><span>universitaire</span>. </span></p>
<p>- en 5 ans, cela représente une hausse de 19,2% pour le budget total, et de 16,8%, la part concernant les <span style="color: #000000;">universités</span> et les écoles.</p>
<p>- mais il faut en retrancher l&#8217;inflation &#8211; 9,7%. La croissance réelle atteint alors 7%-8% sur 5 ans, soit à peine plus de 1% par an.</p>
<p>- et il faut encore tenir compte de la hausse du nombre d&#8217;<span style="color: #000000;">étudiants </span>d&#8217;environ 5% (de 2,2 à 2,3 millions). Résultat: au cours du quinquennat, &laquo;&nbsp;l&#8217;investissement dans le capital humain a presque stagné en France&nbsp;&raquo;, conclut Piketty.</p>
<p>- Et la France dépense 10 000 euros par <span style="color: #000000;">étudiant</span> et par an, au mieux (en tenant compte le budget total), contre 30 000 euros pour un <span style="color: #000000;">étudiant </span>américain (fonds privés et publics confondus).</p>
<p>Une telle démonstration, par sa simplicité, a de quoi énerver la droite&#8230; Dans ses calculs, elle arrive, elle, à des sommes impressionnantes, car elle compte les sommes fabuleuses promises dans les grandes  opérations-vitrine du quinquennat &#8211; la sénatrice UMP François Guégot l&#8217;a montré récemment dans Libé. Or il s&#8217;agit de crédits extra budgétaires, qui ne vont pas au fonctionnement des <span style="color: #000000;">universités </span>et qui, s&#8217;ils sont bien versés un jour, profitent à quelques-uns, généralement des alliances de <span style="color: #000000;">grandes <span>universités</span>. </span></p>
<p>Furax, <span style="color: #000000;">Valérie Pécresse</span> a tweeté le jour même: &laquo;&nbsp;<span style="color: #000000;">Malhonnête Piketty </span>dans LIbération calcule les moyens des <span style="color: #000000;">universités </span>sans compter les investissements d&#8217;avenir et le Plan Campus!&nbsp;&raquo;. Dans un tweet suivant &#8211; elle a été très prolixe le 13 mars -, elle a ajouté: &laquo;&nbsp;les 35 milliards des investissements d&#8217;avenir et les 5 milliards du plan campus en dotation en capital, c&#8217;est un petit oubli ?&nbsp;&raquo;</p>
<p>L&#8217;ex-ministre de <span style="color: #000000;">l&#8217;<span>Enseignement supérieur</span></span> passée au Budget n&#8217;a toutefois pas pu s&#8217;empêcher une petite entourloupe. Les 5 milliards du plan Campus sont en réalité 3,7 milliards d&#8217;euros issus de la vente d&#8217;actions d&#8217;EDF et 1,3 milliards venant &#8230; des investissements d&#8217;avenir &#8211; une somme qu&#8217;elle compte ici deux fois.</p>
<p>De plus, <span style="color: #000000;">Valérie Pécresse</span><span style="color: #000000;"> sait parfaitement que sur les 35 milliards des investissements d&#8217;avenir, ce sont 22 milliards qui vont au supérieur et à la </span><span style="color: #000000;">recherche</span>. Dont environ 12 milliards aux <span style="color: #000000;">universités</span> et écoles- 7,7 milliards aux initiatives d&#8217;excellence (Idex), 1 aux laboratoires d&#8217;excellence (Labex), 1 aux équipements d&#8217;excellence (Equipex), 1 à Saclay, 0,85 milliard aux Instituts hospitalo-<span style="color: #000000;">universitaires</span> (IHU), et 1,3 milliards au plan Campus.</p>
<p>Enfin, où sont passées ces sommes faramineuses ? Pour l&#8217;essentiel, ce sont des dotations en capital qui seront placées, et les établissements n&#8217;en toucheront que les intérêts. D&#8217;ici là, les heureux lauréats des Idex et autres &laquo;&nbsp;campus d&#8217;excellence&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;campus innovants&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;campus prometteurs&nbsp;&raquo; se voient attribuer des avances, de quelque millions d&#8217;euros.</p>
<p>Thomas Piketty a fait un calcul intéressant à propos des 12 milliards des investissements d&#8217;avenir destinés au supérieur. &laquo;&nbsp;Si l&#8217;on cesse l&#8217;arnaque qui consiste a mélanger les flux et les stocks, il faudrait intégrer chaque année dans les dépenses 4% de ces 12 milliards d&#8217;euros (c&#8217;est-à-dire les intérêts du capital placé), soit  480 millions au maximum. Cela ferait une hausse annuelle de 2% en plus, ce qui ne changerait pas grand-chose&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Selon lui, au rythme de 1% (l&#8217;hypothèse généreuse de la croissance actuelle du budget), &laquo;&nbsp;il faudrait  deux siècles pour rattraper le niveau de la dépense par<span style="color: #000000;"> étudiant </span>américain&nbsp;&raquo;. Avec les investissements d&#8217;avenir, on pourrait en sauter au moins un&#8230;</p>
<p>Crédit photo: Une<span style="color: #000000;"> étudiante</span> tranquille sous un arbre à l<span style="color: #000000;">&#8216;<span>université</span></span> de Stanfort, à Cambridge (USA), (Reuters<span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000000;">, </span></span><span style="color: #000000;">Brian Snyder</span>)</p>
<p><strong><em>© 2012 Libération (blogues). Tous droits réservés.</em></strong></p>
<p>Numéro de document : news·20120316·LIB·002</p>
<p><!-- Center Document end--></p>
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		<title>Le droit aime les femmes et les femmes aiment le droit.</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Mar 2012 13:47:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Vogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Point de vue]]></category>

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		<description><![CDATA[Le combat pour l&#8217;égalité hommes/femmes est avant tout un combat juridique qui a produit certains résultats : -les femmes sont de plus en plus présentes dans les professions juridiques ou, plus généralement, dans le monde du droit. -les femmes occupent de plus en plus des postes à responsabilité (trois barreaux d’Ile de France ont à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le combat pour l&#8217;égalité hommes/femmes est avant tout un combat juridique qui a produit certains résultats :</p>
<p>-les femmes sont de plus en plus présentes dans les professions juridiques ou, plus généralement, dans le monde du droit.</p>
<p>-les femmes occupent de plus en plus des postes à responsabilité (trois barreaux d’Ile de France ont à leur tête une bâtonnière).</p>
<p> Mais les problèmes d’inégalités ne sont pas réglés aujourd’hui et le plafond de verre est une réalité :</p>
<p>-si dans les cabinets, il y a beaucoup de collaboratrices femmes (plus de 70% des collaboratrices d’Ernst &amp;Young sont des femmes), il y a moins d’associés femmes.</p>
<p>-si à l’université, il y a beaucoup de femmes (plus de 60% des étudiants de notre Université sont des femmes), dans les grandes écoles, il y a plus d’hommes.  </p>
<p>Tout n’est donc pas parfait et, même si des progrès ont été accomplis, la parité a encore du chemin à faire.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>« Nous avons besoin d’une élite plus diversifiée »</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Mar 2012 14:05:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Vogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié le 05/03/2012 &#124; Par Patrick Arnoux Publié le 5 mars 2012 Louis Vogel, président de la Conférence des universités – A voix haute L’avocat plaide avec talent la mise en œuvre de la réforme des universités. De son bureau avec vue sur le temple des grands hommes de la République, place du Panthéon, puisqu’il est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><a href="http://www.louisvogel.net/wp-content/uploads/2012/03/le-nouvel-economiste.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1333" title="le-nouvel-economiste" src="http://www.louisvogel.net/wp-content/uploads/2012/03/le-nouvel-economiste.jpg" alt="" width="192" height="41" /></a></div>
<div>Publié le <a title="17 h 05 min" rel="bookmark" href="http://www.lenouveleconomiste.fr/nous-avons-besoin-dune-elite-plus-diversifiee-13947/">05/03/2012</a> |</div>
<p><em>Par Patrick Arnoux</em></p>
<div>Publié le 5 mars 2012</div>
<div>Louis Vogel, président de la Conférence des universités – A voix haute</div>
<p><a href="http://www.lenouveleconomiste.fr/nous-avons-besoin-dune-elite-plus-diversifiee-13947/"><img title="Louis Vogel" src="http://www.lenouveleconomiste.fr/wp-content/uploads/2012/03/VDH-Vogel.jpg" alt="Louis Vogel" width="250" height="170" /></a></p>
<p>L’avocat plaide avec talent la mise en œuvre de la réforme des universités. De son bureau avec vue sur le temple des grands hommes de la République, place du Panthéon, puisqu’il est aussi président de la prestigieuse université Paris II dédiée au droit, il passe en revue la plupart des thèmes et chantiers de la vaste réforme qui chamboule la planète universitaire : orientation, restructuration, regroupement, frais de scolarité, rapprochement des grandes écoles, gouvernance. Bref, les sujets qui ont fâché et ceux qui restent à résoudre. Cet homme de droit venu du privé – il dirigeait un cabinet spécialisé dans la propriété intellectuelle et le droit des brevets – est donc à la tête de l’organisme qui chapeaute l’ensemble des établissements universitaires.</p>
<p>Il a expérimenté avec bonheur les process d’orientation et travaille désormais à un méga-chantier, l’une des huit “initiatives d’excellence” primées qui, sous la bannière Sorbonne Université, va sceller son rapprochement avec l’Insead et d’autres établissements publics. Par-delà la taille, “c’est l’atout pluridisciplinarité que nous allons obtenir, pour le plus grand bénéfice des recherches et des jeunes étudiants”, plaide Louis Vogel. Qui a une réponse toute trouvée lorsque sont évoqués les droits universitaires. “Que l’Etat commence par augmenter sa contribution qui ne supporte pas la comparaison avec les grands pays développés !”</p>
<p>“L’évolution des droits d’inscription dans les universités intéresse tout le monde. Le think tank Terra Nova, proche des socialistes, a expliqué qu’il fallait les augmenter. Le président de la République, quant à lui, s’est opposé au fait qu’y on touche. La Conférence des présidents d’université a réuni une commission, d’une part pour étudier ce mode de financement, mais surtout pour réfléchir à la manière d’accroître les effets redistributifs et de réaliser un système de paiement des droits de l’université plus équitable.</p>
<p>Ses conclusions ont été publiées il y a quelques semaines à notre colloque de Marseille. Première chose à faire pour rendre le système plus redistributif : faciliter au maximum l’accès aux études longues. L’injustice est là : beaucoup de jeunes en sont privés car ils ignorent les filières. L’une des conditions préalables est donc l’orientation dès le lycée, afin que ces jeunes puissent découvrir les carrières possibles. Cette orientation préalable est très discriminante en fonction du milieu social.</p>
<p><strong>La trop faible contribution de l’Etat à l’université</strong><br />
Ensuite, il faut concevoir le système de financement des études comme un ensemble. Il est assez logique qu’en France les droits soient très faibles, puisque le système d’aide y est très peu développé. On ne peut absolument pas envisager d’augmenter ces droits si l’on ne rehausse pas simultanément les aides. Ensuite, nous avons imaginé la possibilité de faire évoluer ces derniers en fonction du niveau des études. Avec des droits plus faibles en premier cycle – l’objectif étant qu’un maximum de jeunes entrent à l’université pour faire leurs études – et ensuite, des droits plus élevés pour l’année de master ou de doctorat. Ce ne sont que des pistes de réflexion mais le sujet pourrait devenir clivant, car de plus en plus de gens en parlent.</p>
<p>La droite ne veut pas y toucher. A gauche, certains se disent prêts à revoir le système mais réclament un débat afin de trouver des solutions, du genre de celles que la Conférence des présidents d’université propose. Il ne s’agit pas d’augmenter les droits universitaires, mais de reconstruire complètement le système d’aide. Avec une régulation en fonction des revenus des parents par le biais de mesures fiscales, le crédit d’impôt. Tout cela ne va pas se régler immédiatement. En préalable à ces questions, il y a d’abord l’implication de l’Etat, notre financeur à 80 %. Nous constatons que la France n’est pas encore au niveau des autres Etats développés, comparables économiquement.</p>
<p>Elle n’investit pas autant que l’Etat suédois dans les universités, et encore moins que l’Etat américain. Il faut donc d’abord renforcer le financement étatique, qui a déjà beaucoup augmenté depuis Valérie Pécresse. Incontestablement, pour la première fois, un effort a été fait. Mais ce rattrapage n’est absolument pas terminé. Pour une mise à niveau, il faudrait donc que la société française mette davantage d’argent dans nos universités. La question des droits ne se pose que dans un deuxième temps. Nous sommes en dessous des moyennes dressées par l’OCDE. La Suède dépense 15 000 euros par an par étudiant. Nous, de 9 000 à 9 500 euros. N’oublions pas que nous sommes partis de 6 800 et que l’on dépense 11 000 euros pour un élève du secondaire. On dépense davantage en France pour l’enseignement secondaire que pour l’université.</p>
<p><strong>Les vastes regroupements d’excellence</strong><br />
L’idée de départ ? créer quelques grands groupes à visibilité internationale. Ainsi, huit “Initiatives d’excellence” ont été sélectionnées, et deux autres projets – Esame et Lyon – vont bénéficier d’un financement supplémentaire. Mais les Idex sélectionnés à Paris, c’est nous ; Sorbonne Université, c’est Paris-Cité et Saclay. Avec PSL sélectionné au premier tour, cela fait quatre. Plus Strasbourg et Bordeaux, qui ont été sélectionnés au premier tour, et Aix-Marseille et Toulouse au deuxième tour, cela fait huit. Ces grands ensembles à visibilité internationale sont pluridisciplinaires ; ils visent à constituer de grands pôles attractifs pour les étudiants, les professeurs et chercheurs étrangers et surtout, à mieux rendre compte du potentiel des universités françaises. Parmi les dix premiers du classement de Shanghai, on trouve deux établissements britanniques, mais pas un seul français ! Ces résultats, qui ne rendent absolument pas compte de la place de la France, sont dus au fait que nous sommes très divisés et éparpillés, avec aucune chance d’apparaître dans ces classements…</p>
<p><strong>Le credo pluridisciplinaire </strong><br />
Plus que la taille, c’est la pluridisciplinarité qui est pertinente puisqu’en matière de recherche, les découvertes sont à l’interface entre les disciplines. C’est aussi l’effet de seuil des labos. Si l’on veut attirer les étudiants, il faut leur offrir du pluridisciplinaire ; c’est ce qui les change le moins du lycée et leur donne du temps pour choisir. L’étudiant a besoin de temps pour hésiter entre deux disciplines, puis éventuellement se reconvertir sans perdre une année. Si vous commencez médecine, ne faites que cela et échouez, c’est raté : 80 % d’échec en première année; mais si vous faites médecine, humanité et droit, vous pouvez échouer dans la première matière et vous reconvertir dans l’une des deux autres.</p>
<p>La pluridisciplinarité est autant une arme de lutte contre l’échec qu’une réponse aux attentes des étudiants. C’est notamment ce qui les attire dans les classes prépas. Or nous pourrions offrir la pluridisciplinarité sans le bachotage. Cela nous donnerait un avantage très intéressant tout en permettant un temps d’orientation beaucoup plus long. Aujourd’hui, une bonne formation doit pouvoir répondre aux besoins d’une société complexe. Il faut donc proposer d’autres matières autour de la discipline principale de manière à ce que les étudiants puissent rebondir en changeant de carrière et d’orientation. Les métiers changent et ne sont plus monodisciplinaires. Aujourd’hui, si un avocat fait de la propriété intellectuelle, il doit connaître les sciences ; s’il s’occupe de fusions-acquisitions, il doit être au fait de l’économie, du droit de la concurrence, du business, de la finance et de la comptabilité. La complexité de la société appelle la pluridisciplinarité. Ces regroupements sont un moyen de la construire.</p>
<p><strong>La stratégie de Paris II</strong><br />
Paris II est l’exemple type de l’université monodisciplinaire qui, en se regroupant avec d’autres, est parvenue à une offre pluridisciplinaire. Ses spécialités sont le droit, les sciences sociales, la gestion, l’économie et la communication. Paris IV, c’est les lettres et les humanités. Paris VI, les sciences et la médecine ; l’Insead, le business et le management. l’Université technologique de Compiègne, la technologie. Le Muséum, les sciences du vivant. Si tout ce petit monde se regroupe, on va pouvoir élaborer des programmes inexistants auparavant. Par exemple, nous allons fonder un collège de la Sorbonne avec des bi-licences – droit/histoire, droit/sciences, sciences/ philosophie. Avec l’Insead, nous avons créé une école de droit et de gestion. Nous imaginons aussi des programmes alliant technologies d’innovation et sciences fondamentales. Ainsi, nous avons déjà lancé avec Paris IV un diplôme droit/histoire et créé le collège de la Sorbonne.</p>
<p>Nos licences pluridisciplinaires seront beaucoup plus adaptées pour préparer les concours administratifs afin de pallier le manque de culture générale. Nous démarrons cette coopération par des cursus doubles. Deuxième étape, chaque université offrira des certificats pour les étudiants de l’autre. Troisième étape, ces certificats seront pris en compte comme unité de valeur dans le cursus d’origine. Quatrième étape, les licences seront entièrement pluridisciplinaires. Enfin, dernière étape, elles comporteront des mineures et des majeures. Ainsi, vous commencerez en droit, mais vous pourrez aussi faire du théâtre. Nous aurons un collège complètement pluridisciplinaire, avec des licences spécialisées et d’autres qui ne le seront pas, afin de répondre à toutes les attentes des étudiants.<br />
Après la licence vous avez les masters, de véritables écoles spécialisées en droit, en lettres, en sciences, en médecine, etc.</p>
<p><strong>Le hiatus des universités d’excellence et les autres</strong><br />
La grande crainte est d’avoir des pôles à visibilité internationale à côté d’un grand désert français ! Cette question relève de la politique d’enseignement supérieur. Le rôle du gouvernement sera d’assurer la cohérence de l’ensemble du système et des financements, car s’il en faut d’exceptionnels, il faut aussi un accord sur le financement récurrent. Nous ne savons pas encore ce que nous allons percevoir mais ces financements de l’appel d’offre devront être coordonnés avec ceux de l’ANR et les financements récurrents sans qu’aucun d’entre eux ne soit sacrifié au profit de l’autre. Quant à la carte universitaire, il faut absolument que l’excellence soit partout. Pas uniquement sur des pôles isolés mais aussi dans des laboratoires. Et il faut que les pôles d’excellence – dont le fameux pôle de business international – coopèrent avec les autres, afin que ceux qui n’auraient pas d’idées puissent travailler en réseau. Il s’agit de penser globalement. Après avoir distingué certaines choses, il faut un équilibre sur tout le territoire. La politique du futur ministre en charge sera de préserver cette relative homogénéité du système d’enseignement supérieur sur l’ensemble du territoire.</p>
<p><strong>Le credo du diplôme national</strong><br />
Nous avons vraiment affirmé à Marseille que nous tenions au service public national de l’enseignement supérieur et de la recherche, donc au diplôme national et aussi à des droits d’inscription nationaux. Il n’y aura pas de structures à plusieurs vitesses, mais le paysage sera beaucoup plus diversifié. Tout ne sera pas bon à tel endroit mais il y aura du très bon partout. L’université de Limoges en est l’illustration : elle est réputée pour son enseignement sur la céramique grâce à quelques traditions dans la porcelaine, mais se distingue également dans le droit du sport. De nouveaux équilibres sont à découvrir. Par exemple, il n’y a aucun Idex dans l’ouest de la France. Rennes, Nantes, Poitiers sont des petites universités mais elles travaillent en réseau. Les grands pôles ont besoin d’un substrat sur lequel s’appuyer, sinon ils ne pourront pas survivre ; la carrière d’un enseignant-chercheur est progressive. Il faut bien qu’il commence quelque part. Le défi consiste donc à préserver cette cohérence qui fait la force de l’enseignement supérieur français sur tout le territoire.</p>
<p><strong>Le planning de l’excellence</strong><br />
La road map du grand jury international prévoit des délais et des objectifs. Nous avons dû prendre des engagements sur un échéancier – un an et deux ans – selon un calendrier très précis. A mi-parcours, après quatre ans, il y aura un premier bilan. Enfin, après dix ans, tous les engagements globaux pris devront être complètement réalisés. Dans le domaine immobilier, la grande idée de la réforme était l’autonomie, afin que chaque université soit vraiment chez elle. Finalement, trois universités seulement ont bénéficié de l’attribution de leur patrimoine. Cette idée a été abandonnée, elle était trop coûteuse à réaliser. Les bâtiments doivent être remis en sécurité. L’Etat est son propre assureur mais désormais, chaque université devra s’assurer. Il faut donc absolument lancer des travaux de mise en sécurité. En période de crise économique, cela ne se fera pas du jour au lendemain. D’autant plus que se posent moult problèmes techniques, notamment à Paris avec les propriétés partagées entre la Ville et l’Etat, comme pour Paris II. Or nous avons tellement d’autres chantiers en cours…</p>
<p><strong>Le clivage universités/grandes écoles</strong><br />
L’un des grands maux du système français est la séparation grandes écoles/universités/organismes. Désormais, on va pouvoir faire travailler tous ces gens en synergie. Dans cet objectif, les regroupements suscités par les Pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) sont une excellente solution car ils mettent sur un même campus des universités, des écoles et des organismes. Dans les autres pays, tous travaillent ensemble depuis longtemps.</p>
<p>Il est très intéressant d’observer comment des grandes écoles se rapprochent de l’université ou des organismes de recherche ; cela permet de donner de la cohérence et de la puissance à la recherche. Nous avons beaucoup de chercheurs, beaucoup d’excellents professeurs avec de très bons encadrements. De leur côté, les grandes écoles ont de très bons étudiants, mais faute d’outils, ces derniers ne sont pas souvent incités à faire de la recherche. Le fait de mettre ensemble ces deux structures devrait produire un effet multiplicateur. Je crois beaucoup à ce rapprochement entre écoles et université, car elles ont des ressources différentes. Il serait très utile à la société française que les élites soient davantage recrutées dans le domaine de la recherche, beaucoup plus donc sur des travaux. J’aimerais même que l’on développe de nouvelles formes de thèses. Notre pays a besoin de coureurs de résistance.</p>
<p>Beaucoup de sprinters passent des concours mais les coureurs de fond sont plus rares. Notamment dans les organes de décision. Davantage de hauts responsables issus de la recherche doivent passer à l’activité opérationnelle. Il faut qu’il y ait bien plus de gens formés à la recherche un peu partout dans les centres de décision publics et privés, dans l’administration, dans les entreprises. Certes, il y a beaucoup d’ingénieurs, de commerciaux, mais très peu de gens formés par l’université. Les grandes écoles cherchent à y remédier en recevant beaucoup d’universitaires. Il faudrait que la formation universitaire soit reconnue utile pour prendre des décisions. Car l’université donne une autre conception du temps. Celle du temps long, de l’effort permanent qui valorise l’imagination, pas la reproduction. Nous avons besoin d’une élite plus diversifiée, qui laisse place à ce genre d’intelligence universitaire pas assez reconnue dans la société française. En Allemagne, l’université forme tous les cadres de la nation et un peu partout, on trouve des docteurs passés par l’apprentissage. Il n’y a aucune coupure entre l’apprentissage et la recherche ou entre la recherche et la vie active. Chez nous, c’est un grand manque, l’université a une place à prendre.</p>
<p><strong>Les confusions de diplôme</strong><br />
Entre grandes écoles et université, du côté des diplômes la situation est confuse. Entre les masters et les mastères, c’est le désordre mais cela devrait se stabiliser. Afin d’aider familles et étudiants, la CPU va lancer un classement national multicritère des universités et des écoles, à l’image de ce qui s’est fait en Allemagne. Il s’agit d’indiquer aux étudiants et élèves l’endroit le plus approprié pour leurs études selon qu’ils souhaitent les suivre à la campagne, ont besoin de beaucoup d’encadrement, veulent se consacrer à la chimie organique ou au droit du sport… Chacun pourra ainsi s’y retrouver. Cela fonctionne en Allemagne et l’Espagne vient d’adopter le système allemand. Cela implique évidemment un financement. Il faudrait que l’Observatoire des sciences et techniques récolte les données dans les grandes écoles et universités afin de permettre les choix. Si un étudiant souhaite faire des mathématiques appliquées, nous serons alors en mesure de l’aiguiller vers Lyon, seule université en France qui propose cette discipline.</p>
<p><strong>Les récents dividendes de l’orientation </strong><br />
L’orientation a eu des résultats très concrets. Ainsi, à Paris II, cela a permis de mettre en place des filières différenciées. Il n’y a pas de sélection à l’entrée. Mais quand un étudiant arrive chez nous, on examine son livret scolaire afin d’évaluer ses chances de réussite. Si elles sont nulles, on lui propose alors de suivre un parcours de remise à niveau, “le parcours réussite”, et cela marche très bien. Nous le dispensons en première année d’un certain nombre de matières de droit pour lui permettre de se remettre à niveau en français, culture générale, expression orale, méthode, en fondamentaux. Nous faisons venir quarante professeurs de lycée. Résultat de cette orientation, des gens qui n’avaient aucune chance de réussite en ont désormais 30 % de passer en deuxième année, puis de se raccrocher au peloton. De la même façon, nous proposons à ceux qui ont de très bons résultats des cursus, non pas accélérés, mais plus larges.</p>
<p>Parallèlement à vos études de droit, vous avez ainsi le choix de fondamentaux supplémentaires pour vous donner des bases en philo, en socio ou encore faire de l’économie, de la gestion, une langue étrangère, du droit comparé ou étranger… Comme l’orientation est devenue pour tout le monde une préoccupation, nous organisons dès la première année des ateliers où des professionnels viennent détailler aux étudiants leur travail. Ces derniers rencontrent ainsi des commissaires de police, des avocats, des notaires. Ensuite, il y a des exercices pratiques proches de la profession : concours de plaidoirie pour voir s’ils sont faits pour une maison du droit, donner des conseils juridiques à des personnes de l’extérieur. Ils sont encadrés par des avocats. Cela compte dans leur note. Il s’agit de diminuer la césure entre la vie réelle et l’université et de montrer concrètement la réalité des métiers pour que les étudiants puissent choisir. L’orientation commence trois ans avant le bac mais continue après.</p>
<p><strong>Les nouvelles relations universités/entreprises</strong><br />
Sur la gouvernance de l’université, des propositions ont été faites, notamment sur celle des Idex, afin de piloter ces grands ensembles. La formule utilisée pour une université de taille normale n’est peut-être pas adaptée pour un vaste ensemble. J’ai des chefs d’entreprise dans mon conseil d’administration. Beaucoup d’universités en ont maintenant. Nous développons beaucoup plus de stratégies locales qu’auparavant. Si vous voulez répondre au plus près des besoins du marché local, du bassin d’emploi, il faut tenir compte des filières de formation correspondant à ces besoins. Avec l’autonomie, les partenaires locaux deviennent donc fondamentaux. Il faut arriver à dépasser cette barrière entreprise /université, qui existe d’ailleurs des deux côtés. Peut-être l’université était-elle un peu “hors sol” parce que nous, nous pensons universel.”</p>
<div>Bio express<br />
Juriste-chef d’orchestre</div>
<p>Cet universitaire cordial de 57 ans, patron de l’université de Paris Panthéon-Assas, a la rude mission – qui se termine ces jours-ci – de mettre en harmonie les différentes sensibilités des présidents d’université dont il dirige la conférence (CPU). Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, titulaire d’un LL.M. à la Yale Law School, docteur d’Etat en droit et agrégé de droit privé, il enseigne le droit de la concurrence et le droit européen des affaires. Auteur d’un certain nombre d’ouvrages de référence en matière de droit français de la concurrence et de la distribution, Louis Vogel a publié il y a quelques mois son credo : L’Université : une chance pour la France.</p>
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		<item>
		<title>Louis Vogel, un patron des présidents « coriace » et « consensuel »</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Mar 2012 13:39:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Vogel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>

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		<description><![CDATA[Société, samedi 25 février 2012, p. 10 C&#8217;est un amoureux de l&#8217;université. Branchez  Louis Vogel sur le sujet et vous aurez du mal à l&#8217;arrêter. « Le problème, c&#8217;est qu&#8217;elle n&#8217;est pas reconnue à sa juste place », regrette le président de Panthéon-Assas (Paris-II) et président de la Conférence des présidents d&#8217;université (CPU), l&#8217;instance représentant notamment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.louisvogel.net/wp-content/uploads/2009/01/logo-le-monde.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-163" title="logo-le-monde" src="http://www.louisvogel.net/wp-content/uploads/2009/01/logo-le-monde.jpg" alt="" width="140" height="30" /></a></p>
<p>Société, samedi 25 février 2012, p. 10<br />
C&#8217;est un amoureux de l&#8217;université. Branchez  Louis Vogel sur le sujet et vous aurez du mal à l&#8217;arrêter. « Le problème, c&#8217;est qu&#8217;elle n&#8217;est pas reconnue à sa juste place », regrette le président de Panthéon-Assas (Paris-II) et président de la Conférence des présidents d&#8217;université (CPU), l&#8217;instance représentant notamment les 80 universités françaises. « L&#8217;université structure l&#8217;esprit. Il faut encourager le maximum de gens à faire des études supérieures. »</p>
<p>Diplômé de Sciences Po, agrégé de droit privé, titulaire d&#8217;un master de la prestigieuse Yale Law School (Etats-Unis) et enfin fondateur avec son frère du cabinet d&#8217;avocat Vogel &amp; Vogel, ce brillant juriste à la bonne humeur chronique n&#8217;hésite pas à fustiger les gouvernements de gauche ou de droite qui « n&#8217;ont parié que sur les grandes écoles parce qu&#8217;ils en sont issus ». Pour Louis Vogel, choisir l&#8217;université « par défaut » n&#8217;a que trop duré : « Dans ce pays, l&#8217;élite doit aussi sortir de l&#8217;université. »</p>
<p>Attelage hétéroclite</p>
<p>Alors, à l&#8217;approche de l&#8217;élection présidentielle, peu lui importe manifestement que le futur ministre de l&#8217;enseignement supérieur soit de droite ou de gauche. « Celui qui sera nommé devra comprendre que la réforme de l&#8217;université est à peine commencée. » En ligne de mire évidemment : le budget, qu&#8217;il juge « très insuffisant », même s&#8217;il souligne l&#8217;effort de rattrapage réalisé depuis 2007. Sa référence, c&#8217;est la Suède (15 000 euros par étudiant, contre un peu plus de 10 000 euros en France, en 2010).</p>
<p>Louis Vogel a ses supporteurs, qui le jugent « actif », « tolérant », « ouvert », « déterminé », comme par exemple lorsqu&#8217;il a trouvé « très grave » la circulaire Guéant visant à réduire l&#8217;immigration professionnelle. Il a d&#8217;ailleurs parrainé un étudiant étranger. Sur ce sujet, « il a été courageux et efficace, juge un professeur. Il a bien représenté les universités, se montrant un interlocuteur coriace pour le gouvernement, bien plus que les patrons des grandes écoles ». Son éducation chez les jésuites, à Metz, y est sans doute pour quelque chose. « Avec Vogel, le ministère de l&#8217;enseignement supérieur a dû se résoudre à l&#8217;évidence : la CPU n&#8217;est pas une chambre d&#8217;enregistrement », dit une présidente d&#8217;université. Récemment, il a relancé le débat sur les frais d&#8217;inscription.</p>
<p>Ses détracteurs le disent « opportuniste », « consensuel » ou encore « carriériste ». Certains estiment même qu&#8217;il ne roulerait que pour lui. Opportuniste ? Il hésite. <span>« Je n&#8217;aime pas tellement »</span> ce mot, mais si cela signifie <span>« saisir sa chance »</span>, alors <span>« d&#8217;accord »</span>. C&#8217;est vrai qu&#8217;on ne l&#8217;attendait ni à Assas ni à la CPU où il a dû faire campagne en quinze jours. Pour gagner, il a présenté un ticket avec <a href="http://nouveau.europresse.com/webpages/Document.aspx?Event=ViewDoc&amp;DocRef_Id=209959296&amp;TypeDoc=TopicDocRow#">Yvon Berland</a>(Aix-Marseille), plutôt UMP, et Anne Fraïsse (Montpellier-III), très à gauche. Et lui, est-il plutôt centriste ? De droite ou de gauche ? <span>« Ça dépend des moments »</span>, élude-t-il dans un éclat de rire. Mais cet attelage hétéroclite tourne bien.</p>
<p>Consensuel ? <span>« Il garantit une qualité de débats au sein de la CPU dans le respect du pluralisme et la diversité des opinions »,</span> dit Pascal Binczak, président de Paris-VIII.</p>
<p>Carriériste ? <span>« J&#8217;étais à Sciences Po avec François Hollande et c&#8217;est lui qui se présente à la présidentielle ! Alors carriériste&#8230; »,</span> plaisante-t-il. Lui aussi voulait passer l&#8217;ENA. Mais sa rencontre avec Berthold Goldman, agrégé de droit privé et de sciences criminelles et président d&#8217;Assas de 1974 à 1979, a bouleversé ses plans : « <span>J&#8217;étais son assistant. Quand j&#8217;ai comparé ce que je faisais avec lui et ce que je faisais à Sciences Po, j&#8217;ai choisi une autre voie : celle de l&#8217;agrégation et du doctorat. Et je ne regrette rien. »</span> Son mandat à la tête d&#8217;Assas prend fin en juin, celui à la CPU en décembre. <span>« Une nouvelle vie s&#8217;annonce ! »</span> Mais toujours à l&#8217;université.</p>
<p><strong><em>© 2012 SA Le Monde. Tous droits réservés.</em></strong></p>
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