Sept établissements du supérieur placés sous surveillance financière
lun 28 novembre, 2011![]() |
La Croix, no. 39132
France, vendredi 25 novembre 2011
Explication
Après deux années successives de déficits, sept universités et écoles (1) sont placées sous le contrôle financier du ministère. Ces établissements devront faire approuver leur budget par les recteurs.
PEIRON Denis
Quelle est la nature de ces difficultés financières ?
À en croire Louis Vogel, le président de la Conférence des présidents d’université, les raisons de ces difficultés budgétaires sont dans une large mesure « techniques ». « Avec le passage à l’autonomie des universités, les règles comptables ont changé et peuvent se traduire mécaniquement par des déficits, sans que cela soit le révélateur d’une mauvaise santé financière », commente-t-il. « Auparavant, par exemple, nous écrivions les frais d’inscription dans nos comptes au moment où ils étaient versés. Désormais, nous enregistrons une partie de ces rentrées d’argent au moment où nous les percevons et l’autre au cours de l’année N + 1, pour tenir compte du fait que l’année universitaire est à cheval sur deux années civiles. »
Le ministère évoque lui aussi, pour la plupart des établissements concernés, de simples régularisations comptables exigées par les commissaires aux comptes. Mais dans certains cas, la situation est jugée plus « préoccupante », notamment à l’université Pierre et Marie Curie (UMPC, Paris 6). Deuxième établissement français au dernier classement de Shanghaï, elle aurait ainsi « un peu dérapé » en anticipant de façon trop optimiste une augmentation de ses ressources extérieures. « La situation financière, qui est déjà régulée en 2011, sera maîtrisée en 2012 par une diminution des investissements », promet UMPC.
Comment s’effectuera le contrôle ?
Ainsi que le prévoit un décret de 2008, les établissements qui ont connu deux exercices déficitaires successifs devront élaborer leurs budgets sous le contrôle des recteurs, qui auront le dernier mot – de la même manière que le budget des collectivités territoriales peut, en cas de situation financière délicate, être placé sous le contrôle des préfets. Parallèlement sera mis en place un comité des « pairs », constitué de membres du ministère, d’un recteur et de deux ex-présidents d’université « reconnus pour leurs compétences en matière de gestion ». Il se réunira régulièrement avec les équipes des établissements concernés pour les aider à redresser leur situation budgétaire. À la suite de la loi d’autonomie de 2007, près de 90 % des universités françaises gèrent désormais elles-mêmes leur budget.
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Numéro de document : news·20111125·LC·assignment_118319
Débat « Universités et Grandes Ecoles » au premier club des Juniors Entreprises
dim 20 novembre, 2011Hôtel Lutétia, le 17 novembre 2011
Monsieur Vogel, vous êtes président de la Conférence des présidents d’université, pouvez-vous nous présenter rapidement la Conférence des Président d’Université et vos missions ?
- La CPU, créée en 1971 (elle fête cette année ses 40 ans) rassemble les responsables des universités, des universités de technologie, des instituts nationaux polytechniques, des écoles normales supérieures et des grands établissements).
- Son rôle est de représenter et défendre les intérêts des 109 établissements qu’elle regroupe.
- Elle est un acteur du débat public sur toutes les questions universitaires, elle est force de proposition et de négociation auprès des pouvoirs publics, des différents réseaux de l’enseignement supérieur et de la recherche, des partenaires économiques et sociaux et des institutions nationales et internationales.
- Dans ce contexte de profonde mutation de l’enseignement supérieur et de la recherche, la CPU a un rôle important à jouer dans la promotion de l’Université française et de ses valeurs.
- Ses principaux domaines d’intervention et de réflexion portent sur :
- Les relations avec les organismes de recherche, les projets ANR, consortia et plateformes scientifiques,
- La formation tout au long de la vie et l’insertion professionnelle des diplômés de la licence au doctorat
- Les coopérations entre établissements, nouveaux ensembles universitaires….
- Le pilotage de programme de mobilité internationale
- La concertation avec les élus, les collectivités territoriales
- La politique contractuelle et d’évaluation
- Le modèle d’allocation des moyens aux universités
- La gestion des finances et du patrimoine
- La gestion des ressources humaines.
- En fait, elle intervient sur tous les champs qui concernent l’activité de ses membres.
- Ses modes d’action : participation aux différents groupes de travail interministériels : formation, pilotage, santé…., rédaction de conventions de partenariat, organisation de séminaires et colloques.
- Plusieurs de ces colloques ont d’ailleurs porté sur les sujets que vous vous proposez d’évoquer aujourd’hui et dont les conclusions ont très souvent fait date, les questions posées étaient tabous et bousculaient quelque peu les mentalités : pour n’en citer que quelques uns : Lille 2001 : autonomie des Universités, Bordeaux 2004 : l’avenir de la recherche publique, Lyon 2005 : l’université acteur majeur dans l’Europe des formations supérieures, Metz 2007 : l’ Université est une chance saisissons-là, Nancy 2010 : doctorat, doctorants et docteurs…..
- Quant au thème traité ce jour, en 2000 déjà, la CPU co-organisait avec la direction de la technologie (ministère en charge de la recherche) et la CDC une rencontre portant sur l’entrepreneuriat étudiant.
- Cette journée a permis de mettre en exergue l’important dynamisme des universités dans ce domaine…..
Monsieur Vogel, les Grandes Ecoles doivent-elle recruter davantage d’étudiants venant des voies parallèles, en particulier d’universités ?
- Avant de répondre à cette question je voudrais préciser que beaucoup d’écoles sont des composantes universitaires ou sont rattachées à des universités (écoles d’ingénieur, écoles de management) donc le débat écoles/universités doit tenir compte de cette réalité. Sans compter l’intégration des écoles aux PRES qui a tendance à faire bouger les frontières.
- Un exemple, sur plus de deux cents écoles d’ingénieur, plus d’une centaine sont des écoles universitaires.
- Depuis très longtemps une partie significative du recrutement des écoles se fait « par la voie parallèle ».
- Déjà le CEREQ en 2004 en s’appuyant sur les chiffres de la génération 1998 interrogeait et concluait à la nécessaire diversification des voies de recrutement sous la rubrique « Cela vaut-il la peine de faire une prépa ? Une réponse à partir de l’insertion des ingénieurs ».
- Et l’on apprenait dans cette étude que plus de la moitié des élèves ingénieur ne provenaient pas des classes préparatoires mais des DEUG, des DUT, des BTS. Avec le développement des prépas intégrées cette situation s’est confirmée et a vocation à se développer.
- Ce sur quoi il est surtout important d’insister c’est que partout dans le monde, il est reconnu que les universités, par la place unique qu’elles occupent dans la production de nouvelles connaissances, la transmission et l’appropriation de ces connaissances à travers l’éducation et la formation, leur diffusion et leur valorisation, sont des acteurs incontournables pour le développement de l’économie de la connaissance.
- Que cette mission est commune à celle de nombreux autres acteurs et qu’il faut tendre à la convergence et non à la concurrence.
- C’est en favorisant les échanges par le biais de passerelles, en renforçant les liens entre diverses institutions que l’on pourra s’enrichir des apports et des atouts respectifs.
Monsieur Vogel, les universités ont-elles vraiment été dépoussiérées avec les réformes depuis 2007 comme l’affirme Laurent Wauquiez ?
- Depuis 2007, les universités ont pu accéder aux responsabilités et compétences élargies.
- Cette « plus grande autonomie » déjà revendiquée lors du colloque de la CPU de Lille de 2001 et qui au fil des années « a fait son chemin » s’est effectivement concrétisée dans la loi de 2007.
- Il était en effet important que les universités françaises puissent disposer d’outils comparables à ceux dont disposent déjà depuis plusieurs années leurs homologues étrangères.
- Effectivement le modèle de l’université « où les professeurs pratiquent en parallèle l’enseignement et la recherche et où la réflexion personnelle de l’étudiant est encouragée », qui est le modèle qui correspond à nos valeurs, nécessitait qu’on lui laisse la possibilité de plus se responsabiliser et qu’en contrepartie elle rende des comptes.
- C’est ainsi que la loi de 2007 a permis, non pas de « dépoussiérer » l’université, car l’université n’était pas plus à « dépoussiérer » que la plupart des autres institutions, mais d’accroître son efficience en pouvant bénéficier d’une gouvernance assouplie (renforcement des conseils), d’une dotation globale, d’une gestion plus souple des crédits, d’une possibilité d’autonomie de gestion immobilière, d’une plus grande liberté dans la gestion de ses ressources humaines.
- C’est en pariant sur l’autonomie que les universités ont l’ambition d’être plus performantes au regard de ses nombreux atouts.
Monsieur Vogel, pensez-vous qu’une modification de l’orientation scolaire serait la clef du changement ? Par exemple en poussant les bons élèves vers l’université à la fin du lycée plutôt que vers les prépa ?
- Quel que soit l’endroit vers lequel l’élève, le lycéen se dirige, il est important qu’il en ait fait le choix en toute connaissance de cause et selon ses capacités.
- L’un des moyens pour parvenir à ce libre choix est de pouvoir bénéficier d’une information fiable. L’orientation est effectivement un élément clé car elle conditionne le devenir personnel et professionnel des jeunes.
- La CPU estime que le sujet de l’orientation est primordial, il a encore fait l’objet de ses réflexions et propositions lors du dernier colloque de la CPU à Toulouse en mai 2011.
- L’une des orientations proposée à l’issue de ce colloque était : de « Rendre plus attractive la licence universitaire et la placer au cœur du dispositif de formation supérieure.
- Pour ce faire la CPU a proposé de concevoir le passage du lycée aux études supérieures comme un continuum.
- Ce qui signifie que l’entrée dans le supérieur ne doit pas être considérée comme une rupture mais plutôt comme un continuum d’études.
- Pour réaliser ce continuum, il a semblé important d’associer les acteurs du secondaire et du supérieur tant au moment de la conception des programmes que de l’orientation des élèves.
- Car seul un travail entre acteurs de tous niveaux garantira une meilleure orientation et une meilleure prise en considération des acquis et niveaux des lycéens.
- De même que la notion de continuum traduit une ambition plus haute que la notion de transition secondaire/supérieur, la notion d’orientation mérite d’être densifiée au-delà de sa seule dimension d’information.
- Il est en effet préférable de concevoir l’orientation tout au long du parcours éducatif du bac -3 au bac + 3, voire même après.
- Le positionnement de l’orientation, le plus tôt possible, dans le cadre de parcours de formation cohérents, devrait en effet limiter le déterminisme social qui préside actuellement à la répartition des élèves entre les filières professionnelles, technologiques et générales.
- Le développement d’une information et orientation de qualité, fondées sur des procédures d’anticipation et d’auto-évaluation telles que l’élaboration de projet personnel et professionnel, bilans de compétences dans le cadre de projets d’études, l’insertion dans les cursus du secondaire des Parcours de découverte Métiers – Formation, relèvent de dispositifs qui permettent d’assurer un meilleur accompagnement des élèves et des futurs étudiants.
- Quant à l’idée que vous évoquez de poussez « les bons élèves vers l’université à la fin du lycée plutôt que vers les prépa », je préfère évoquer celle « de libre choix » des élèves en toute connaissance de cause.
- A ces efforts à mener en termes d’information, il faudra ajouter les efforts à mener afin de rendre plus lisible l’ensemble des dispositifs de formation, de réaffirmer les atouts d’une formation universitaire, mais aussi d’offrir des parcours de formation adaptés à chaque public, à son cursus antérieur et à son projet d’études.
- Offrir ce catalogue de parcours possibles selon les souhaits et capacités individuels des étudiants et pour répondre aux attentes de publics diversifiés est nécessaire, à la fois pour faire profiter les bons élèves des atouts de l’université et pour mieux suivre les publics les plus fragiles.
- Ce que l’université doit faire c’est faire savoir ce qu’elle est capable de faire et ce qu’elle fait déjà.
- Elle a toujours attiré les bons étudiants en médecine, elle est capable d’attirer les bons étudiants dans toutes ses autres filières, de bien les former et de les insérer.
- Effectivement, l’orientation ne doit pas être « biaisée ».
Un bagage en droit de plus en plus utile
mar 8 novembre, 2011
Pour les ingénieurs comme pour les managers, suivre en parallèle une formation en droit permet d’étoffer judicieusement son profil.
« Pour beaucoup d’élèves d’écoles de gestion ou d’ingénieurs, le juriste est quelqu’un qui rédige, qui met en forme. Dès lors, le droit leur semble rébarbatif, voire inutile. Ils ont tendance à le négliger, observe Louis Vogel, président de l’université Paris-II Panthéon-Assas. Or le vrai métier en entreprise, ce n’est pas ça. Le droit, c’est de la stratégie. Aujourd’hui, on ne vend plus un produit ou un service, mais des contrats. » Les futurs ingénieurs, commerciaux, managers, responsables financiers, directeurs généraux ou même médecins ont donc intérêt à étoffer leurs connaissances en la matière, afin de les intégrer dans leur raisonnement avant de prendre une décision ou de bâtir une offre commerciale. Les employeurs apprécient ces compétences clefs sur un curriculum vitae. D’autant plus que l’environnement juridique évolue vite et pèse de plus en plus lourd dans les négociations. Le contentieux guette ! Impossible donc pour les cols blancs d’ignorer le droit du travail, le droit de la concurrence, le droit des affaires, celui de la propriété intellectuelle, l’arbitrage, le droit européen… Et un vernis de quelques heures dans un cursus n’est pas toujours à la hauteur des enjeux.
Choix multiples
D’où l’intérêt des doubles cursus qui fleurissent ici et là. Les écoles de management paraissent en pointe sur le sujet. L’Essec, qui offre déjà une filière spécifique à ses élèves férus de droit, a ainsi passé des accords avec Assas, qui accueille depuis 2009 ces étudiants dans certains de ses masters 2. De son côté, Grenoble EM s’est rapprochée de l’université Pierre Mendès-France pour construire un parcours « droit & management », débouchant sur un double diplôme. « La sélection est sévère : nous ne retenons qu’une trentaine d’étudiants », précise cependant Jean-Michel Do Carmo Silva, professeur de droit à l’école. Ces élus entrent directement en L3 de droit, dont ils suivent les cours à distance, puis ils poursuivent en M1 et en M2 sur les bancs de la fac, avant d’achever leur 3 e année à GEM. Ils bouclent ainsi leur cursus en quatre ans au lieu de trois.
De leur côté, les écoles d’ingénieurs privilégient encore les sciences dures. Les choses s’accélèrent aussi dans le cadre des PRES, qui multiplient les passerelles entre formations. Celui de Sorbonne-Universités, notamment, propose des doubles licences droit-sciences entre Paris-II et l’UPMC. En outre, chacune de ces universités a monté au profit de l’autre des certificats en un an, ciblés et plus légers. Panthéon-Assas en a ainsi lancé deux à la rentrée 2011, destinés aux étudiants de l’UPMC en 3 e année : « droit et finance » pour les matheux en finance et « libertés et droits fondamentaux » pour les scientifiques et les médecins. « Par ailleurs, indique Louis Vogel qui préside aussi le PRES Sorbonne Universités, nous réfléchissons à deux filières enrichies, fortement mâtinées de droit, l’une pour les ingénieurs de Paris-VI et de l’UT Compiègne, l’autre pour les médecins de l’UPMC, futurs managers de laboratoire. »
MARIE-MADELEINE SÈVE
Quelle est la place de l’université dans notre pays aujourd’hui ?
lun 7 novembre, 2011Je souhaite organiser prochainement et en petit comité un déjeuner débat sur ce thème . Si vous souhaitez y participer, merci de me préciser vos coordonnées et votre situation (étudiant, parent, administratif, professionnel…).
Etudiants étrangers : Laurent Wauquiez défend la « circulaire Guéant »
jeu 3 novembre, 2011Le 3 novembre 2011
Le ministre de l’enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, a affirmé mercredi 2 novembre, à l’Assemblée nationale, que la « circulaire Guéant » « ne change rien » à la situation des étudiants étrangers, mais a jugé légitime de s’assurer qu’ils viennent en France pour y « faire véritablement des études ». Il répondait au député PS Jean Glavany qui a réclamé, lors des questions au gouvernement, « l’abrogation » de cette circulaire du 31 mai, qui restreint la possibilité des étudiants étrangers de travailler en France après leur formation.
« La France est la troisième destination d’accueil des étudiants étrangers au monde et les chiffres sont même en augmentation », a rappelé M. Wauquiez. « Mais une politique d’attractivité, c’est aussi une politique d’attractivité qui est maîtrisée, qui est faite dans le cadre de partenariats avec des universités et pas en désordre », a-t-il ajouté.
« C’est une politique qui doit se concilier avec la nécessité de maîtriser l’immigration professionnelle et de prendre en compte la situation de notre marché du travail. », a poursuivi le ministre. C’est dans ce cadre que s’inscrit la « circulaire Guéant » « qui ne change rien à l’Etat du droit », a dit M. Wauquiez. « Il n’y a aucune volonté de fermer la porte aux étudiants étrangers », a-t-il assuré.
LA CIRCULAIRE SERA « CORRIGÉE », DISAIT M. WAUQUIEZ LE 6 OCTOBRE
Lundi, la Fédération des Français à l’étranger (FFE) du Parti socialiste avait qualifié d’« injustice honteuse » et d’« aberration politique » la circulaire. « Les cas de décision administrative de rejet accompagnée d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) par application de la circulaire du 31 mai se multiplient », s’était-elle émue dans un communiqué. Selon la fédération, « cette année, près de 6 000 jeunes diplômés de nos plus prestigieux établissements se voient ainsi interdire toute embauche sur le territoire national ».
Pourtant, Laurent Wauquiez avait assuré le 6 octobre, dans un entretien au Monde, que la circulaire serait « corrigée ». »Quand cette circulaire a été publiée, on n’avait pas forcément en tête ce que cela pouvait représenter pour l’université », avait affirmé le ministre de l’enseignement supérieur. « Mon travail a consisté à dire : on a des talents sur lesquels on a investi, ce n’est pas quand ils peuvent aussi rapporter à nos entreprises qu’il faut s’en priver. »
Le gouvernement fait face à une série de protestations depuis plusieurs semaines sur ce sujet. Le 21 septembre, la conférence des présidents d’université (CPU) avait dénoncé, par la voix de son président Louis Vogel, une situation « très grave, car [la circulaire] peut avoir des conséquences importantes pour notre enseignement supérieur (…) et détruit nos conventions passées avec des universités étrangères ».
Plusieurs centaines d’étudiants étrangers diplômés de HEC, de Centrale ou de Polytechnique, regroupés au sein du Collectif du 31-Mai, ont manifesté le 13 octobre devant l’université de la Sorbonne, à Paris, pour réclamer le retrait de la circulaire. « Nous voulons le retrait total de la circulaire, notamment pour rassurer les entreprises car certaines s’inquiètent et, avant l’entretien d’embauche, appellent l’étudiant pour s’assurer qu’il est Français », expliquait Fatma Chouaieb, porte-parole du collectif.
LEMONDE.FR avec AFP
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Numéro de document : news·20111103·LMF·1597659
Avocat d’affaires… un métier qui fait rêver !
mer 2 novembre, 2011Dans l’imaginaire des étudiants, le lawyer est davantage rattaché au droit des affaires qu’au droit de la famille. C’est un peu l’équivalent du trader ! Les grands cabinets anglo-saxons et le Barreau de New-York font rêver les futurs avocats.Or, le chemin pour devenir avocat est semé d’embûches et requiert de la persévérance. Les cabinets d’affaires attendent de la part de leurs collaborateurs qu’ils soient titulaires du CAPA et aient effectué un excellent cursus en droit, complété par une formation en école de commerce, IEP ou par un LLM (Master of Laws).
Un tel parcours est devenu une norme. Pourtant, multiplier les diplômes n’est ni une obligation, ni le gage d’être sélectionné. Un employeur sera plus impressionné par un candidat qui a obtenu un seul diplôme avec mention bien ou très bien dans une excellente université que par un candidat qui a accumulé les diplômes sans jamais être distingué.
Pourquoi une telle exigence ?
Pendant longtemps, les facultés de droit ont dispensé des enseignements exclusivement juridiques, dans un cadre national. Les cabinets – à dominante internationale – ont donc imposé à leurs futurs collaborateurs de compléter un cursus qu’ils jugeaient insuffisant. Cette tendance a été interprétée par les facultés françaises comme un signal d’alarme, et elles s’attachent depuis à élargir leurs enseignements à la gestion ou encore à la finance, et à dispenser des cours de droit en anglais, dès la licence. Les cabinets d’affaires prennent progressivement conscience que les étudiants d’une université comme Panthéon-Assas bénéficient d’une formation très complète, éventuellement en partenariat avec une université étrangère ou une grande école de commnerce.Par ailleurs, outre l’aspect formation, les employeurs apprécient les diplômés d’écoles de commerce pour le réseau qu’ils peuvent leur apporter. Les universités ont compris l’importance de ces réseaux d’anciens et commencent à mettre en place leurs propres annuaires. Vaste programme !
Choix du cabinet: une question d’image
En France, un tiers des cabinets sont anglo-saxons, un tiers sont des filiales juridiques d’auditeurs et le tiers restant (en baisse chaque année) sont français.Il est donc possible d’exercer la profession d’avocat dans des cadres très différents. Tous les cabinets produisent des images qui sont 1e fruit de l’ambiance qui y règne, des méthodes de travail qu’ils emploient et des stratégies qu’ils ont adoptées. Aujourd’hui, les jeunes avocats recherchent des ambiances et attachent de l’importance à 1a qualité des conditions de travail. Le cabinet est-il recherché, effectue-t-il ou non des recrutements latéraux, de l’ »abattage »… ? Ils ne se fondent plus, comme c’était le cas il y a quelques armées, seulement sur rémunération. Les nouveaux comportements semblent plus sophistiqués. Les jeunes privilégient davantage la qualité et 1a valorisation par 1e travail, et recherchent un équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle.
Le duo gagnant
On peut faire du droit des sans être stressé et sans obligé de travailler le week-end. Un bon avocat ne sera pas jugé sur la quantité de son travail mais sur la qualité. Face aux Anglo-Saxons, les avocats fiançais une qualité essentielle : l’inventivité. Bricoleurs, ils sont capables de trouver des solutions que les autres ne trouveront jamais. L’idéal est de conserver ce côté inventif, qui sort un peu des ornières, et d’y ajouter l’organisation anglo-saxonne. L’avocat qui parvient à réaliser cette combinaison s’ouvre à une carrière des plus admirables.
La crise, toujours présente…
Certains domaines du droit, tels que les fusions-acquisitions, ont beaucoup souffert de la crise financière. A contrario, d’autres domaines, parfois moins connus, tels que le droit public économique et le droit du développement durable, présentent de réelles opportunités.Il est préférable d’éviter de s’orienter vers les domaines « classiques » qui croulent sous les candidatures. À d’exemple, le droit de la concurrence arrive à saturation et présente peu de débouchés. Pour apprendre à sentir le marché et repérer les opportunités sous-jacentes, il est recommandé de multiplier les stages, de se rendre sur les job fairs pour se renseigner sur ce qu’attendent les cabinets et les entreprises, et de se tenir informé des évolutions en lisant la presse.






