Quand les universités se battent avec les grandes écoles pour attirer les meilleurs étudiants
jeu 30 juin, 2011
Blog
Olivier Rollot
Le 27 juin 2011
Investie de nouvelles missions, et notamment de l’insertion professionnelle de ses étudiants, les universités françaises sont en pleine mutation. Résultat : elles entrent de plus en plus en compétition avec les grandes écoles. « Il existe aujourd’hui une vraie concurrence pour attirer les bons bacheliers depuis que certaines universités ont mis en place des licences plus exigeantes, adaptées à des bacheliers qui ont l’habitude de travailler beaucoup, m’expliquait ainsi Jean-Charles Pomerol, président de l’UPMC-Université Pierre et Marie Curie. Résultat : nous avons doublé notre nombre de bacheliers ayant eu une mention au bac en quelques années. »
Dans chaque promotion du collège de droit de l’université Panthéon-Assas, qui débute en première année de licence, sont par exemple sélectionnés chaque année 120 élèves très motivés auxquels sont dispensés en plus des cours de droit, des enseignements en économie, en philosophie ou encore en sociologie. Le tout avec une année d’enseignement ou de stage à l’étranger. Résultat Louis Vogel, président de Panthéon-Assas peut annoncer que certains étudiants préfèrent son collège universitaire à Sciences Po Paris.
La toute nouvelle bibliothèque de Panthéon-Assas
L’économie-gestion secteur ultra-concurrentiel
La concurrence la plus vive entre grandes écoles et universités est sans aucun doute aujourd’hui en économie-gestion, notamment avec des IAE (institut d’administration des entreprises) qui représentent une vraie alternative aux grandes écoles de commerce. Ainsi à Lyon, l’IAE est en concurrence directe avec l’EM Lyon. « Nos professeurs et nos élèves n’ont pas de complexe à avoir en termes de qualité de formations et d’insertion professionnelle… et un superbe avantage coût-qualité, me disait ainsi Hugues Fulchiron, président de l’université Jean-Moulin de Lyon dont dépend l’IAE. A l’international, nous avons des accords de premier plan pour que les étudiants qui le souhaitent puissent partir. Ce qu’il nous manque ? Sans doute un réseau d’anciens renforcé. »
S’il est une université qui symbolise cette concurrence c’est bien celle de Paris Dauphine. « Un bachelier accepté à Dauphine et en prépas doit d’abord mesurer ses chances d’intégrer l’une des cinq meilleures écoles post prépas pour faire son arbitrage, analyse Laurent Batsch, le président de l’université. C’est un calcul de probabilités. Si elles sont faibles, mieux vaut venir chez nous. »
Mais la grande différence entre grandes écoles et universités, c’est le passage ou non par les prépas. « Le futur bachelier doit se demander si l’ambiance de la prépa lui convient ou pas, insiste Laurent Batsch. Dans la mesure où il n’y a pas de concours à l’issue de nos deux premières années de licence, nous sommes une alternative au modèle prépas/écoles pour des jeunes qui veulent quitter l
Le bonheur est dans le PRES
mar 28 juin, 2011Restent à perfectionner les modalités et à ajuster aux besoins réels le statut des PRES, outil juridique imaginé par le gouvernement. Le calcul de départ semble juste. Les politiques ont souhaité les regroupements, afin que les universités françaises figurent en meilleure position dans les classements internationaux. En effet, nos universités et nos écoles sont aujourd’hui notablement sous-évaluées, parcequ’elles forment un ensemble hétérogène. Les regroupement des forces, notamment entre universités et grandes écoles permettrait un bond en avant immédiat. Les PRES adopteraient immédiatement une signature commune pour l’ensemble des publications, critère essentiel des classements internationaux. Mais l’ambition doit, en réalité, être beaucoup plus large que cela : l’autonomie, elle-même, postule le regroupement. Pour dégager des marges de manoeuvres, réalisons, d’abord des économies d’échelle.
Les 30 meilleures universités
mar 28 juin, 2011« Plongées dans le bain de l’autonomie, les universités sont désormais jugées – et financées – selon leur performances. Elles sont donc contraintes d’innover tous azimuts. Une données supplémentaire à prendre en compte par les futurs bacheliers, sur le point de faire leur choix. »
Un dossier consacré par le magazine Challenges du 26 mai 2011, dont vous pouvez prendre connaissance en en téléchargeant le fichier PDF (5Mo).
Lancement du LL.M.Droit International des Affaires / International Business Law
ven 24 juin, 2011L’université Panthéon-Assas, première université de droit de France, et l’INSEAD, une des écoles de formation en management les plus réputées au monde, fondent le LL.M. Droit International des Affaires / International Business Law, dans le cadre de l’Ecole Internationale de droit du PRES (pôle de recherche et d’enseignement supérieur) Sorbonne Universités.
Une double formation en droit et en management
Inédite en France
Intégralement dispensée en anglais
Sur deux campus : Paris et Singapour
Dès la rentrée universitaire 2011
L’université est le seul modèle de création et de transmission du savoir adapté au monde contemporain.
jeu 23 juin, 2011L’université répond aux enjeux de notre époque : former des jeunes ayant confiance en eux, créatifs et imaginatifs. Elle répond aussi au défi de la concurrence internationale dont elle représente le format dominant. Le salut passe nécessairement par l’université, en raison du système unique qu’elle offre : une grande égalité entre ses membres, une insatiable curiosité et une grande rigueur scientifique.
C’est pourquoi il est nécessaire de développer en son sein des dispositifs différenciés, où tous les talents trouvent leur place. Ouvrir au maximum les filières, casser les infranchissables barrières à l’entrée, décloisonner le plus possible les domaines d’études formeront des hommes et des femmes susceptibles de s’adapter aux multiples situations d’un environnement en continuelle mutation.
Le format des grandes écoles ne correspond pas aux besoins d’une économie moderne
jeu 23 juin, 2011Les grandes écoles correspondent à des filières courtes qui apprennent des techniques à des gens très brillants et « formatent » un certain type de cadres très utiles pour l’économie française. Cependant, les techniques ne viennent pas des écoles mais sont inventées dans les laboratoires universitaires. Si la France veut tirer son épingle du jeu dans la compétition internationale c’est donc dans la recherche fondamentale qu’elle trouvera des réponses. En fait, il y a un décalage entre ce dont le pays à besoin et ce format de grandes écoles dans lesquelles s’inscrivent nos meilleurs étudiants. Or, le format international, c’est l’université reconstituée, incluant les grandes écoles et les organismes de recherche !
L’université est le schéma d’avenir
ven 3 juin, 2011Historiquement, lorsque l’université ne répondait pas à un besoin spécifique, l’État créait une école. On a ainsi misé sur des formations courtes, appliquées, basées sur des stratégies d’imitation. Dans ces établissements, on apprend à réagir vite à des situations. On produit des généralistes, des ingénieurs ou des commerciaux, mais pas des chercheurs. Or, le monde a changé. Il est indispensable d’allier la recherche à l’enseignement. Et l’université – dont l’image, ces dernières années, s’est beaucoup améliorée – offre un schéma d’avenir, parce qu’elle développe l’esprit critique et encourage tant la créativité que la rigueur.




