PRES parisiens : Sorbonne universités (Paris 2-4-6) en marche vers l’initiative d’excellence

ven 17 décembre, 2010

Inter-disci-plina-rité ! C’est le mot d’ordre du PRES Sorbonne universités en route vers le Grand emprunt, et qui compte bien décrocher un « campus d’excellence » (Idex) parmi la dizaine de lauréats prévus (7.7 milliards d’euros seront divisés entre les 5 à 10 initiatives retenues).

Louis Vogel, président de l’université Paris 2 – Panthéon Assas à la tête du PRES – et prétendant à la tête de la CPU, Georges Molinié (Paris 4) et Jean-Charles Pomerol (UPMC – Paris 6) ont ainsi précisé, le 9 décembre 2010, leur angle d’attaque : la transversalité. « Nous travaillons à l’intersection de nos disciplines », ont-ils indiqué. Une approche appliquée à l’ensemble des projets présentés dans le cadre des investissements d’avenir, dont les 20 labex (laboratoires d’excellence) du pôle.

Ils ont également annoncé l’arrivée de trois nouveaux membres associés : l’INHA (institut national d’histoire de l’art), l’UTC (université de technologie de Compiègne) et l’ENSP (Ecole nationale supérieure de la police), au sein du PRES, dont le premier conseil d’administration au complet s’est réuni à cette même date (11 membres, dont deux représentant les membres associés).

Quels sont les principaux points de mutualisation du PRES pour l’instant ? Le collège doctoral, le collège des licences double cursus mais aussi la vie étudiante et notamment culturelle.

Parmi les dossiers en réflexion : le développement de passerelles de réorientation en licence. Par exemple donner la possibilité à un étudiant qui s’est trompé de voie en s’engageant en L1 de médecine à l’UPMC, de rejoindre une L2 en droit à Paris 2 après un stage d’été de rattrapage – tandis que pour l’instant, il est obligé de repartir à zéro. Un moyen de lutter contre l’échec des étudiants en licence universitaire, explique Louis Vogel.

Université : élection à la CPU, deux listes

ven 17 décembre, 2010

Les présidents d’universités doivent élire, jeudi 16 décembre, le nouveau bureau de la Conférence des présidents d’université. Parfois, une sorte de consensus se fait avant l’élection. Cette fois, deux listes se présentent, avec une analyse assez différente de la situation et de l’action que doit conduire la CPU. Même si, parfois, elles se rejoignent sur le constat, par exemple pour qualifier la réforme de la formation des enseignants. Alain Béretz et Louis Vogel présentent chacun un ticket afin de succéder à Lionel Collet, Simone Bonnafous et Jacques Fontanille.

Une liste est constituée d’Alain Béretz (Université de Strasbourg), Jean-Paul Caverni (Université Aix Marseille 1 Provence) et Françoise Moulin-Civil (Université de Cergy-Pontoise). L’autre par Louis Vogel (Université Panthéon Assas – Paris II), Yvon Berland (Université de la Méditerranée Aix Marseille II) et Anne Fraïsse (Université Paul Valéry Montpellier III). Très clairement, ces deux groupes se distinguent par leur analyse des réformes gouvernementales (LRU en particulier) conduites par Valérie Pécresse.

On peut trouver sur le site de la CPU leurs professions de foi, assez explicites. Celui d’Alain Béretz est là. Celui de Louis Vogel est là.

Suivent quelques extraits de ces textes, que je livre à la réflexion des lecteurs…

- Alain Béretz écrit d’emblée : «Seule la CPU peut aujourd’hui agir au nom de notre communauté pour affirmer et défendre le rôle et les valeurs des universités dans notresociété.» Cette affirmation peu modeste est étrange. En tous cas, il semble que l’action déterminée, longue, vigoureuse et courageuse menée par des milliers d’universitaires en 2009 montre que, non, la CPU n’est pas la « seule » à pouvoir agir au nom des universitaires.

- Alain Béretz ajoute : «Le Bureau et la CPU agiront aussi pour éviter que la procédure en cours ne soit l’occasion d’une remise en cause non discutée, voire d’un démembrement des structures actuelles fondant l’organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche, l’autonomie des établissements selon les dispositions de la loi LRU, les PRES, les Unités Mixtes de Recherche, etc.». Non ? Un « démembrement »… mais on dirait une analyse de SLU…

- Puis on lit : «L’enseignement supérieur est, par essence, adossé à la recherche ; il est dispensé en grande partie par des enseignants-chercheurs et des chercheurs, et dans des conditions familiarisant les étudiants aux problématiques et aux méthodes de la recherche.

La CPU et son Bureau sont résolus à s’opposer à toute évolution qui interromprait ce lien entre l’enseignement et la recherche. En particulier, ils seront vigilants à ce que la capacité de délivrer des diplômes d’enseignement supérieur ne soit pas reconnue à des structures dépourvues de laboratoires de recherche évalués par l’AERES.» Mais qui voudrait bien faire une chose pareille ???

- La mastérisation vue par Alain Béretz et ses colistiers : «Pourquoi la CPU a-t-elle voulu ce référentiel alors même que les universités s’étaientmontrées plus que réservées, voire en opposition frontale, par rapport à la réforme ? Parce que ce référentiel s’inscrit dans la suite logique et constructive d’un mouvement de protestation généralisé dont la CPU a été partie prenante tout en n’abandonnant jamais la construction de solutions alternatives. Il répond aussi à un souci de cadrage et de régulation face à la crainte d’une forte diversité des situations entre les établissements universitaires. Il permet enfin d’affirmer la responsabilité de la CPU dans la défense et la promotion d’une formation de qualité et sa volonté de préserver l’intérêt commun des étudiants et de leurs futurs élèves.

Les grandes lignes de ce référentiel s’appuient sur un constat : le schéma d’organisation des concours imposé par les décrets va à l’encontre de ce qu’il était logique de défendre, à savoir un concours et une préparation au concours pleinement intégrés à la formation… ». Bref : la réforme est contraire à l’intérêt du pays, de l’école, des enseignants comme des élèves. C’est bien de le redire.

- Dans le texte de Louis Vogel et ses colistiers on note ceci : «Sur le plan financier, Les années à venir seront des années difficiles pour nos établissements; Nous allons être confrontés à un véritable effet de ciseaux avec un transfert de charges de plus en plus important sans transfert corrélatif des ressources permettant d’y faire face.» Ben alors… ils sont où les « milliards supplémentaires »… ? Surtout que le texte, après avoir précisé ce propos, continue par évoquer « ce risque d’impasse financière à court terme se double d’un risque de remise sous tutelle de l’Etat sous couvert d’une autonomie sans moyens.» Bigre ! Et ce sont des présidents d’Université qui le disent.

- Louis Vogel et ses colistiers ne sont pas dupes du discours gouvernemental sur l’excellence et affirment : « Un exemple : le Grand Emprunt et l’Initiative d’excellence. Chez nous, les appels d’offres ont été définis en chambre, sans consutlation préalable des universités, ce qui a donné un résultat complètement désincarné par rapport à la réalité du terrain et a abouti à une démarche bureaucratique qui favorise la recherche d’effets d’aubaine et l’adoption de comportements opportunistes générateurs d’un renforcement de la dépendance des établissements envers le pouvoir central.»

J’invite les universitaires, étudiants et tous les citoyens soucieux de l’avenir du système d’enseignement supérieur à lire ces textes très instructifs de l’état réel de nos universités. Et je trouve assez étonnant que la CPU mette en ligne ces textes sans respecter l’égalité de traitement qui aurait dû y présider, c’est à dire sous une forme d’égale qualité de lecture.

© 2010 Libération (blogues). Tous droits réservés.

Grand emprunt: « Sorbonne Universités » a déposé 20 projets « labex »

ven 17 décembre, 2010

PARIS, 9 déc 2010 (AFP) – - Le regroupement d’universités parisiennes « Sorbonne Universités » a annoncé jeudi avoir déposé vingt projets de recherche dits « laboratoires d’excellence » (« labex »), dans le cadre des « initiatives d’excellence » (Idex) financées par le grand emprunt.

Ce Pres (Pôle de recherche et d’enseignement supérieur) parisien, né en juin, est constitué des universités Paris-2 Panthéon-Assas (droit, économie, gestion), de Paris-4 Sorbonne (lettres et humanités), de Paris-6 Pierre-et-Marie-Curie (sciences et médecine) et de plusieurs membres associés.

Vingt projets « labex » ont été déposés – dans le cadre d’appels d’offres du grand emprunt – tous conçus sur le principe de la « transversalité » des champs disciplinaires, ont annoncé les présidents des trois universités, respectivement Louis Vogel, Georges Molinié et Jean-Charles Pomerol lors d’un point de presse.

Par exemple, un projet d’une « école internationale de droit » vise à apporter une « approche pluridisciplinaire des problématiques juridiques en les enrichissant à l’aide d’intruments utilisés dans le domaine de la gestion, de la culture, de l’économie et de l’informatique », selon la présentation de ce projet.

« Nous espérons (ainsi) obtenir un Idex », a souligné M. Vogel, qui ambitionne que « Sorbonne Universités » devienne « la première université française » dans les classements internationaux.

Les Idex, dont font partie les projets « labex », sont financés par le grand emprunt et visent à faire émerger des pôles universitaires de niveau mondial.

Les projets retenus seront connus au cours du premier trimestre 2011.

kp/ng/mmr

© 2010 AFP. Tous droits réservés.

Enseignement supérieur: Bataille de grosses têtes pour défendre les universités

ven 17 décembre, 2010

Par Clarisse Jay
Les présidents des universités de Strasbourg et de Paris-Assas conduisent deux listes concurrentes pour la présidence de la Conférence des universités.

A première vue, c’est une élection confidentielle. Mais en fait, l’enjeu et la mission sont de taille. Ce jeudi, le nouveau bureau de la Conférence des présidents d’université (CPU) va être élu pour deux ans et remplacera celui mené depuis 2008 par Lionel Collet (Lyon I). Si ce dernier avait conduit une liste unique, cette année présente un cas de figure plus classique avec deux listes concurrentes.  » La particularité est que l’une des candidatures est tardive « , note Jacques Fontanille, vice-président sortant de la CPU. La première à s’être déclarée est celle conduite par Alain Beretz, le président de l’université de Strasbourg, plus gros établissement français (45.000 étudiants) depuis la fusion des trois entités strasbourgeoises il y a deux ans. Il est associé à Jean-Paul Caverni (Aix-Marseille I) et Françoise Moulin-Civil (Cergy-Pontoise). Le second prétendant, le président de Panthéon-Assas (Paris II), a attendu le 30 novembre pour sortir du bois, associé à Yvon Berland (Aix-Marseille II) et Anne Fraïsse (Montpellier III) .  » Nous sommes les challengers « , sourit Louis Vogel, mettant en avant la  » diversité  » de son ticket (les tendances de gauche et de droite se côtoyant).

Fédérer des voix

Quoi qu’il en soit, le nouveau bureau aura la lourde tâche de porter la voix des universités à un moment charnière et très tendu de leur histoire : autonomie, appels à projets du grand emprunt, regroupements… le tout dans un contexte de contraintes budgétaires. Ce qui implique de fédérer des voix parfois divergentes tout en sachant s’imposer comme un seul homme face au gouvernement. Mais les chantiers urgents qui restent à achever rendent la tâche difficile.  » Il faut améliorer le système d’allocation des moyens. L’autonomie ne doit pas être l’occasion de transférer les charges aux universités sans le moyens ad hoc. L’évolution de la carte universitaire doit être surveillée : le grand emprunt va exercer une forte pression sur les petites et moyennes universités. Nous sommes opposés à la désertification du territoire « , détaille Alain Beretz, qui souhaite renforcer la force de proposition de la CPU pour  » fournir à la société et aux entreprises des éléments de prospective de haut niveau « .

Une préoccupation que partage Louis Vogel :  » Pour renforcer les universités dans leur positionnement face au ministère, la CPU doit être en mesure de prendre proposition a priori. Face aux enjeux en cours qui vont changer la carte universitaire du pays, l’heure est venu de peser dans le débat public, de fournir des études et de renforcer le dialogue avec les grandes écoles « , pointe-t-il.

(c) 2010 La Tribune. Tous droits réservés.

Deux candidats à la présidence des universités, deux visions de l’enseignement supérieur

ven 17 décembre, 2010

Les téléphones chauffent… Et franchement, personne n’est capable de dire qui va l’emporter « , confie un président d’université. Alors que les membres de la Conférence des présidents d’universités (CPU) s’apprêtent à élire, jeudi 16 décembre, leur nouveau bureau, tous les observateurs sont dans l’expectative. Qui d’Alain Beretz, président de l’Université de Strasbourg, ou de Louis Vogel, président de Paris-II Panthéon-Assas, peut l’emporter ?

Tout oppose ces deux universitaires de premier plan, l’un professeur de pharmacologie, l’autre juriste. Alain Beretz gère l’une des principales universités multidisciplinaires françaises. Un établissement qui intègre notamment des écoles internes, quand Louis Vogel dirige l’une des  » facultés  » de droit et de gestion réputées du pays.

Côté expérience, l’Alsacien a mené à bien la fusion, le 1er janvier 2009, des trois universités strasbourgeoises, quand le Parisien a innové au sein de son établissement en lançant un collège de droit. Il s’est rapproché des universités Paris-IV (sciences humaines) et Paris-VI (sciences dures et médecine) au sein du regroupement  » Sorbonne Universités « .

Le vote devrait aussi se jouer sur les équipes emmenées par chaque candidat. Parti en campagne dès octobre, Alain Beretz se présente avec la présidente de l’université de Cergy-Pontoise, Françoise Moulin-Civil, et le président d’Aix-Marseille-I, Jean-Paul Caverni. Ce ticket entend s’appuyer largement sur les membres de la CPU, voire sur des anciens présidents ou des experts  » pour faire des propositions et investir le débat public « , explique Alain Beretz. Soutenue aussi par le très influent Axel Kahn, président de Paris-V Descartes, cette équipe s’inscrit dans la continuité du bureau actuel de Lionel Collet. Certains l’accusent même d’être de ce fait partisan du  » consensus mou « .

Parti quelques semaines plus tard en campagne, Louis Vogel prône quant à lui une  » stratégie de rupture  » et tente le pari de faire cohabiter dans son équipe une personnalité marquée à droite, Yvon Berland, président d’Aix-Marseille-II, et une personnalité de gauche, Anne Fraïsse, présidente de l’université Montpellier-III (sciences humaines et sociales) et membre du syndicat Snesup-FSU.

 » Coup de génie  »

Cette dernière vient de défrayer la chronique, mi-novembre pour s’être retirée des négociations du projet d’initiative d’excellence montpellierain préparé dans le cadre du grand emprunt.  » Se présenter avec Anne Fraïsse est un coup de génie. Sa présence peut séduire un grand nombre de présidents « , relève un observateur.

Soutenu à la fois par Georges Molinié, de Paris-IV, l’un des  » opposants  » à Valérie Pécresse pendant le mouvement 2009, et Philippe Dulbecco, de Clermont-Ferrand, un des soutiens de la loi d’autonomie des universités, la liste de Louis Vogel se veut la synthèse impossible.

 » Cette liste reforme l’alliance entre le syndicat autonome, de droite, et le Snesup, de gauche, du mouvement universitaire du printemps 2009 « , observe un syndicaliste.  » Ma liste représente cette unité dans la diversité que doit être la CPU, répond le principal acteur Louis Vogel. Notre diversité est notre force, et notre richesse. Nous démontrerons que nous pouvons travailler ensemble.  »

Les attentes sont fortes au sein de la CPU et chacun veut lire dans les listes un positionnement sur le sujet qui préoccupe aujourd’hui : la cohabitation des grosses et des petites universités. Avec le grand emprunt la différenciation des universités risque de s’accentuer. D’un côté vont se dessiner les grands pôles universitaires et de l’autre, des universités de proximité.

Pour Alain Beretz, il est essentiel de se battre contre toute  » désertification universitaire et d’innover pour assurer la complémentarité des différentes universités  » et de lutter contre la création de collèges universitaires déconnectés de la recherche.  » Chaque université peut être la meilleure dans son domaine au niveau national « , défend pour sa part Louis Vogel. C’est sur cette question que se jouera la différence.

Philippe Jacqué

Louis Vogel (Paris-II) élu à la tête des présidents d’université

jeu 16 décembre, 2010

Les Echos – Jeudi 16 décembre 2010

Le président de Paris-II Panthéon-Assas a battu Alain Beretz de l’université de Strasbourg. Il prend les rênes de la Conférence des présidents d’université pour deux ans.

Entré tard dans la course, il l’a finalement emportée ! Louis Vogel, président de l’université Paris-II Panthéon-Assas, a été élu jeudi à la tête de la Conférence des présidents d’université (CPU) pour un mandat de deux ans, succédant à Lionel Collet (Lyon-I). Louis Vogel se présentait avec Anne Fraïsse (Montpellier-III), et Yvon Berland (Aix-Marseille-II), qui deviennent les deux nouveaux vice-présidents de l’organisation.

Ils ont battu le président de l’université de Strasbourg, Alain Beretz, qui se présentait avec Françoise Moulin-Civil (Cergy-Pontoise), et Jean-Paul Caverni (Aix-Marseille-I). Une liste qui se situait dans la « continuité » du bureau précédent composé de Lionel Collet (Claude Bernard Lyon-I), entouré de Simone Bonnafous (Paris-XII-Val de Marne) et de Jacques Fontanille (Limoges).

« L’autonomie sans moyens, c’est la dépendance »

« Dans le contexte de crise et de réforme, la CPU a plus que jamais un rôle à jouer », avait défendu pendant sa brève campagne Louis Vogel, dont la profession de foi, offensive, balaie les thèmes du financement des universités, de leur réelle autonomie -« l’autonomie sans moyens, c’est la dépendance » -, de la restructuration du paysage de l’enseignement supérieur ou de la réforme du premier cycle pour lutter « contre la sélection par l’échec ».

Manifeste pour reconstruire l’université

mer 15 décembre, 2010

Le livre du jour
Manifeste pour reconstruire l’université
ISABELLE FICEK

L'Université : une chance pour la France

Le propos. Dressant un constat sans appel des universités françaises – manque de moyens, désorganisation, recherche en déclin, étudiants désenchantés, bureaucratie lourde imposée par un Etat qui a donné l’autonomie d’une main mais la reprend de l’autre -, l’auteur voit cependant dans l’université le modèle le plus à même de relever le défi de l’économie de la connaissance. Et qui, malgré les blocages, a les capacités de changer. S’il soutient l’esprit de la loi sur l’autonomie, Louis Vogel en dénonce les défauts et les pesanteurs et propose d’aller beaucoup plus loin. Il plaide pour une véritable autonomie et un rééquilibrage des pouvoirs internes en faveur des universitaires, pour un regroupement entre universités, grandes écoles – un modèle dépassé et inadapté dans la compétition mondiale selon lui -et organismes de recherche spécialisés, sans briser la spécificité de chacun. Contre l’échec massif en premier cycle, il réfute la sélection en première année, « fausse-bonne idée », mais prône une réforme du système d’admission postbac, des parcours différenciés et adaptés selon les publics. Sujet tabou, la modulation des droits d’inscription selon les revenus, ainsi que l’investissement des entreprises dans l’université sont les seules marges de manoeuvre financières immédiates pour « reconstruire une vraie université ».

L’intérêt. L’auteur formule 10 propositions concrètes pour « revenir parmi les meilleurs », qu’il juge réalisables sans big bang juridique et – moyennant quelques transitions -sans révolution et blocage dans les universités. Il s’appuie, notamment pour celles concernant les étudiants (parcours différenciés, refonte de la pédagogie), sur ses expérimentations à Assas.

L’auteur. Agrégé des facultés de droit, diplômé de l’université de Yale et de Sciences po Paris, Louis Vogel, « trublion » du monde de l’enseignement supérieur, préside l’université Paris-II Panthéon-Assas depuis 2006 et le PRES Sorbonne Universités.

I. F.

Note(s) :

« L’Université, une chance pour la France », Louis Vogel, PUF, collection Quadrige, 108 pages, 10 euros.

1 initiative et 20 laboratoires d’excellence interdisciplinaires et tournés vers le changement

mar 14 décembre, 2010

Les projets de Sorbonne Universités reposent sur une stratégie d’ouverture qui favorise la recherche aux intersections en renforçant les approches globales, en privilégiant les interactions entre les champs disciplinaires et en favorisant les applications dans les domaines suivants :

- économie du droit;

- informatique juridique et intelligence artificielle;

- innovation juridique en droit continental, en environnement, énergie, santé, réseaux;

- patrimoine, arts et sciences;

- géographie, histoire et climat.

Soirée des Majors 2010

mar 14 décembre, 2010

Je vous invite ce soir à la Soirée des Majors 2010. La cérémonie aura lieu à 19h30 dans le Grand Amphithéâtre du Centre Assas.

Je suis très heureux de vous retrouver dans ce bel amphithéâtre d’Assas pour notre, pour votre, Soirée des Majors.

Nous en sommes déjà à la quatrième édition et c’est un réel plaisir, toujours renouvelé en ce qui me concerne, de célébrer la réussite des 93 lauréats de nos 87 Masters de droit, de science politique, de sciences économiques, de gestion et de médias.

Et c’est un grand honneur d’accueillir Madame la présidente du MEDEF, Monsieur le Recteur, en ce moment très particulier, où notre Université Panthéon-Assas montre qu’elle sait non seulement mettre en valeur ses cursus mais aussi être fière de ses étudiants et qu’il lui importe de participer tant à leur reconnaissance académique qu’à leur accompagnement professionnel.