Sorbonne Universités : le PRES accueille l’Insead, l’École des chartes et l’Institut national d’histoire de l’art (Louis Vogel)
mar 29 juin, 2010
L’Insead, l’École des chartes et l’Inha (Institut national d’histoire de l’art) vont rejoindre le PRES Sorbonne universités en tant que membres associés, indique Louis Vogel, président de ce PRES et président de l’université Paris-II Panthéon Assas. « Nous sommes en négociation avec d’autres écoles », ajoute-t-il. Louis Vogel revient sur la finalité et les projets du PRES Sorbonne universités, dont les statuts de FCS ont été publiés au Journal officiel jeudi 24 juin 2010 (AEF n°134084). « Avec le PRES Sorbonne Universités, on assiste à la naissance de la première université globale française », estime son président, qui souhaite que le PRES apparaisse « assez rapidement comme premier français, en tant que PRES, dans le classement de Shanghai ».
AEF : Le PRES va-t-il bientôt accueillir d’autres établissements ?
Louis Vogel : Sorbonne Universités va accueillir plusieurs écoles dans les domaines de ses universités fondatrices. L’Insead va devenir membre associé du PRES en collaborant avec Paris-II Panthéon Assas sur son domaine, ce qui n’empêchera bien sûr pas des intersections avec l’UPMC (Paris-VI) et Paris-IV Sorbonne. De la même manière, deux autres écoles seront associées au PRES, dans le domaine de Paris-IV : l’École des chartes, qui est par ailleurs membre du PRES Hesam et l’Inha, qui est membre associé du même PRES. Nous sommes en négociation avec d’autres écoles dans les champs de nos universités. C’est l’un des avantages permis par le statut de notre PRES, celui de FCS, que de permettre une grande ouverture.
AEF : Des écoles pourront-elles être membres fondateurs de votre PRES ?
Louis Vogel : On ne peut traiter de la même façon des ‘poids lourds’ et des ‘poids légers’, ce serait politiquement intenable… Trois statuts sont possibles : membres fondateurs initiaux, membres fondateurs supplémentaires et membres associés. Nous disposons d’un conseil des membres associés, qui sont représentés au conseil d’administration.
AEF : Que deviendront les collaborations avec des établissements extérieurs au PRES ?
Louis Vogel : Le regroupement dans un PRES ne doit pas tuer les coopérations existantes, je ne veux pas de barrières étanches qui empêcheraient des collaborations avec des établissements non membres du PRES. Par exemple, l’EHESS a beaucoup de liaisons avec Paris-IV et l’UPMC : il n’y a aucune raison pour que le PRES Sorbonne universités ne maintienne pas ces liens de coopération. Il en est de même avec l’Essec qui a des accords de coopération avec Paris-II.
AEF : Quel est le modèle de votre PRES ?
Louis Vogel : Avec le PRES Sorbonne universités, on assiste à la naissance de la première université globale française. Regroupées, les universités Paris-II, Paris-IV et UPMC (Paris-VI) seraient arrivées, en France, premières des classements du THE (« Times higher education ») (AEF n°120934) et de Shanghai (AEF n°122236 ), toutes disciplines confondues. Elles seraient aussi arrivées premières, toujours en France, du THE en LSH, en biologie, en sciences de l’ingénieur et informatique, deuxièmes de ce classement en médecine et sciences de la vie. Elles auraient occupé la première place en France dans le classement de Shanghai pour les sciences de l’ingénieur et informatique, la deuxième place pour les mathématiques, la médecine et les sciences de la vie, la troisième en sciences sociales… Elles seraient arrivées premières du classement SMBG en droit. Si nous sommes bien placés dans ces classements, cela signifie que nous correspondons au « format » de l’université internationale. Sorbonne Universités doit apparaître assez rapidement comme premier français, en tant que PRES, dans le classement de Shanghai. Cela nous donnera la capacité d’être plus attractifs sur le plan international. Ce que nous produisons doit être reconnu. Aujourd’hui, l’université française n’est plus suffisamment attractive.
AEF : Selon vous, quels sont les avantages du PRES Sorbonne Universités ?
Louis Vogel : Nous avons choisi le statut de FCS pour des raisons précises, liées en particulier à la politique que nous voulons mener par la suite. La forme de la FCS, la plus souple possible, permet aux trois universités fondatrices de donner une garantie maximale aux deux ‘minoritaires’ que sont Paris-II et Paris-IV. A titre d’exemple, le PRES totalise un budget global de 680 millions d’euros, dont 472 pour l’UPMC, 121 pour Paris-IV et 91 pour Paris-II. Le système de gouvernance est équilibré, c’est important pour nous. Le second avantage, c’est la grande ouverture que permet ce statut pour accueillir de nouveaux établissements. A ce propos, nous faisons deux hypothèses pour la suite : accueillir des écoles privées d’une part, accueillir des partenaires internationaux d’autre part. Le statut d’établissement public n’aurait pas permis une telle ouverture. Le PRES repose aussi sur la complémentarité.
AEF : Pouvez-vous préciser cette notion de complémentarité ?
Louis Vogel : C’est un grand principe que nous avons cherché à maintenir, afin d’éviter de « doublonner » ou de se marcher sur les pieds. Il ne doit pas y avoir deux universités qui font la même chose. Être une université globale n’empêche pas que nous fonctionnions de manière souple et décentralisée. Les trois universités couvrent toutes les disciplines : Paris-II en droit et sciences sociales, Paris-IV en lettres et humanités et l’UPMC en sciences et médecine.
AEF : Quels sont vos projets communs ? Allez-vous mutualiser certains services ?
Louis Vogel : Nous avons déjà créé un « collège de la Sorbonne », localisé à Assas, avec des bi-licences communes (AEF n°130603). Un « collège des études doctorales » verra le jour à la prochaine rentrée. Situé dans un lieu unique, aux Cordeliers, il proposera notamment des séminaires doctoraux. Une charte des PRES est en préparation, tandis que la signature du PRES figurera sur les travaux doctoraux. Par ailleurs, la médecine préventive sera gérée par l’UPMC pour les étudiants des trois universités. Le projet qui avance le plus vite est celui de « learning center », pour lequel nous nous positionnerons dans le cadre du grand emprunt.
AEF : En quoi consiste ce projet de « learning center » ?
Louis Vogel : L’idée, c’est de rompre la séparation des fonctions en mettant dans un lieu commun des équipements informatiques à disposition des étudiants, en permettant un accès direct aux ressources de l’université, en organisant des rencontres… Les professeurs y auront aussi leur bureau. Ce projet sera proposé sur plusieurs sites qui fonctionneront en réseaux : Jussieu, les Cordeliers, Paris-IV Sorbonne – probablement à l’IUFM – et Assas. Pour ce chantier, nous sommes, à Assas, en plein travaux par exemple pour transformer le grand hall en petites cellules. Nous voulons aussi équiper les salles de cours des bi-licences et le collège de la Sorbonne.
- Contact : université Panthéon-Assas (Paris-II), Marine Bollack, Attachée de presse, 01 44 41 56 13, marine.bollack@u-paris2.fr
L’Insead, l’École des chartes et l’Inha (Institut national d’histoire de l’art) vont rejoindre le PRES Sorbonne universités en tant que membres associés, indique Louis Vogel, président de ce PRES et président de l’université Paris-II Panthéon Assas. « Nous sommes en négociation avec d’autres écoles », ajoute-t-il. Louis Vogel revient sur la finalité et les projets du PRES Sorbonne universités, dont les statuts de FCS ont été publiés au Journal officiel jeudi 24 juin 2010 (AEF n°134084). « Avec le PRES Sorbonne Universités, on assiste à la naissance de la première université globale française », estime son président, qui souhaite que le PRES apparaisse « assez rapidement comme premier français, en tant que PRES, dans le classement de Shanghai ».
AEF : Le PRES va-t-il bientôt accueillir d’autres établissements ?
Louis Vogel : Sorbonne Universités va accueillir plusieurs écoles dans les domaines de ses universités fondatrices. L’Insead va devenir membre associé du PRES en collaborant avec Paris-II Panthéon Assas sur son domaine, ce qui n’empêchera bien sûr pas des intersections avec l’UPMC (Paris-VI) et Paris-IV Sorbonne. De la même manière, deux autres écoles seront associées au PRES, dans le domaine de Paris-IV : l’École des chartes, qui est par ailleurs membre du PRES Hesam et l’Inha, qui est membre associé du même PRES. Nous sommes en négociation avec d’autres écoles dans les champs de nos universités. C’est l’un des avantages permis par le statut de notre PRES, celui de FCS, que de permettre une grande ouverture.
AEF : Des écoles pourront-elles être membres fondateurs de votre PRES ?
Louis Vogel : On ne peut traiter de la même façon des ‘poids lourds’ et des ‘poids légers’, ce serait politiquement intenable… Trois statuts sont possibles : membres fondateurs initiaux, membres fondateurs supplémentaires et membres associés. Nous disposons d’un conseil des membres associés, qui sont représentés au conseil d’administration.
AEF : Que deviendront les collaborations avec des établissements extérieurs au PRES ?
Louis Vogel : Le regroupement dans un PRES ne doit pas tuer les coopérations existantes, je ne veux pas de barrières étanches qui empêcheraient des collaborations avec des établissements non membres du PRES. Par exemple, l’EHESS a beaucoup de liaisons avec Paris-IV et l’UPMC : il n’y a aucune raison pour que le PRES Sorbonne universités ne maintienne pas ces liens de coopération. Il en est de même avec l’Essec qui a des accords de coopération avec Paris-II.
AEF : Quel est le modèle de votre PRES ?
Louis Vogel : Avec le PRES Sorbonne universités, on assiste à la naissance de la première université globale française. Regroupées, les universités Paris-II, Paris-IV et UPMC (Paris-VI) seraient arrivées, en France, premières des classements du THE (« Times higher education ») (AEF n°120934) et de Shanghai (AEF n°122236 ), toutes disciplines confondues. Elles seraient aussi arrivées premières, toujours en France, du THE en LSH, en biologie, en sciences de l’ingénieur et informatique, deuxièmes de ce classement en médecine et sciences de la vie. Elles auraient occupé la première place en France dans le classement de Shanghai pour les sciences de l’ingénieur et informatique, la deuxième place pour les mathématiques, la médecine et les sciences de la vie, la troisième en sciences sociales… Elles seraient arrivées premières du classement SMBG en droit. Si nous sommes bien placés dans ces classements, cela signifie que nous correspondons au « format » de l’université internationale. Sorbonne Universités doit apparaître assez rapidement comme premier français, en tant que PRES, dans le classement de Shanghai. Cela nous donnera la capacité d’être plus attractifs sur le plan international. Ce que nous produisons doit être reconnu. Aujourd’hui, l’université française n’est plus suffisamment attractive.
AEF : Selon vous, quels sont les avantages du PRES Sorbonne Universités ?
Louis Vogel : Nous avons choisi le statut de FCS pour des raisons précises, liées en particulier à la politique que nous voulons mener par la suite. La forme de la FCS, la plus souple possible, permet aux trois universités fondatrices de donner une garantie maximale aux deux ‘minoritaires’ que sont Paris-II et Paris-IV. A titre d’exemple, le PRES totalise un budget global de 680 millions d’euros, dont 472 pour l’UPMC, 121 pour Paris-IV et 91 pour Paris-II. Le système de gouvernance est équilibré, c’est important pour nous. Le second avantage, c’est la grande ouverture que permet ce statut pour accueillir de nouveaux établissements. A ce propos, nous faisons deux hypothèses pour la suite : accueillir des écoles privées d’une part, accueillir des partenaires internationaux d’autre part. Le statut d’établissement public n’aurait pas permis une telle ouverture. Le PRES repose aussi sur la complémentarité.
AEF : Pouvez-vous préciser cette notion de complémentarité ?
Louis Vogel : C’est un grand principe que nous avons cherché à maintenir, afin d’éviter de « doublonner » ou de se marcher sur les pieds. Il ne doit pas y avoir deux universités qui font la même chose. Être une université globale n’empêche pas que nous fonctionnions de manière souple et décentralisée. Les trois universités couvrent toutes les disciplines : Paris-II en droit et sciences sociales, Paris-IV en lettres et humanités et l’UPMC en sciences et médecine.
AEF : Quels sont vos projets communs ? Allez-vous mutualiser certains services ?
Louis Vogel : Nous avons déjà créé un « collège de la Sorbonne », localisé à Assas, avec des bi-licences communes (AEF n°130603). Un « collège des études doctorales » verra le jour à la prochaine rentrée. Situé dans un lieu unique, aux Cordeliers, il proposera notamment des séminaires doctoraux. Une charte des PRES est en préparation, tandis que la signature du PRES figurera sur les travaux doctoraux. Par ailleurs, la médecine préventive sera gérée par l’UPMC pour les étudiants des trois universités. Le projet qui avance le plus vite est celui de « learning center », pour lequel nous nous positionnerons dans le cadre du grand emprunt.
AEF : En quoi consiste ce projet de « learning center » ?
Louis Vogel : L’idée, c’est de rompre la séparation des fonctions en mettant dans un lieu commun des équipements informatiques à disposition des étudiants, en permettant un accès direct aux ressources de l’université, en organisant des rencontres… Les professeurs y auront aussi leur bureau. Ce projet sera proposé sur plusieurs sites qui fonctionneront en réseaux : Jussieu, les Cordeliers, Paris-IV Sorbonne – probablement à l’IUFM – et Assas. Pour ce chantier, nous sommes, à Assas, en plein travaux par exemple pour transformer le grand hall en petites cellules. Nous voulons aussi équiper les salles de cours des bi-licences et le collège de la Sorbonne.
- Contact : université Panthéon-Assas (Paris-II), Marine Bollack, Attachée de presse, 01 44 41 56 13, marine.bollack@u-paris2.fr
Bienvenue à tous sur mon nouveau blog
jeu 10 juin, 2010
Je suis très heureux de retrouver mes interlocuteurs habituels et d’accueillir de nouveaux visiteurs dans cet espace de discussion qui est autant le vôtre que le mien.
N’hésitez pas à déposer vos commentaires : ils m’intéressent et j’y répondrai.
Je compte sur vous pour mener avec moi beaucoup d’échanges aussi animés que fructueux.
Merci de votre contribution à un dialogue que je souhaite constructif, ouvert et efficace.
Louis Vogel
Concert-conférence organisé par Sorbonne Universités le 16 juin aux Cordeliers
lun 7 juin, 2010
Sorbonne Universités organise un Concert-Conférence, sur le thème « La Musique : Question de Sons / Questions de Droit », le mercredi 16 juin 2010 à 17h30 au Réfectoire des Cordeliers.
Programme :
- Quintette de Schumann en mi bémol majeur, op.4
par Sylvie Lechevalier (piano) et le quatuor Assaï : Gilles Henry et Elsa Benabdallah (violons), Estelle Villotte (alto), Frédéric Peyrat (violoncelle)
- « Acoustique des salles »
par Jean-Dominique Polack
- « L’Internet, source licite d’écoute de la musique »
par Pierre-Yves Gautier - Discussion animée
par Jean-Pierre Bartoli
Le nombre de places étant limité, les personnes souhaitant assister au Concert-Conférence sont priées de confirmer leur présence auprès de : reponse.communication@u-paris2.fr
L’annuaire des diplomés d’Assas est paru
mar 1 juin, 2010
Plus de 10000 anciens étudiants de l’Université Panthéon-Assas sont recensés dans l’édition 2010
Parce que l’avenir des étudiants est important et que leurs études seront déterminantes pour leur carrière, ils ont besoin que l’on réponde aux questions qu’ils se posent sur l’intérêt des cursus, les débouchés des formations ou les opportunités qui s’y rattachent. C’est dans cet esprit, s’inscrivant dans la mission d’insertion professionnelle assignée par la loi LRU aux Universités, que l’Annuaire des diplômés d’Assas a été conçu.
Cet ouvrage recense, pour la 1ère fois en 2010, près de 10000 anciens diplômés d’Assas. Proposant 4 entrées (par ordre alphabétique, par fonction, par secteur d’activité et par entreprise), il dresse un panorama de la situation des « anciens » de l’Université Panthéon-Assas. Il donne des éléments très concrets sur les fonctions qu’ils exercent, la nature et la localisation de l’entreprise où ils travaillent.
L’Annuaire des diplômés d’Assas permet aux étudiants non seulement de repérer des recruteurs potentiels mais aussi de tisser un réseau de liens fort utiles avec des camarades susceptibles de les « parrainer » dans leur univers professionnel.
Véritable outil d’insertion, actualisable en ligne sur le site www.u-paris2.fr, il sera mis à jour chaque année pour chaque promotion et tenu à la disposition des étudiants, des entreprises et des cabinets juridiques par l’intermédiaire du Bureau d’Aide à l’Insertion Professionnelle (BAIP) de l’Université Panthéon-Assas.




