Paris 2, 4 et 6 vont se nommer « Sorbonne Universités » et créer une fondation

jeu 25 février, 2010

Les universités Paris-2 Panthéon-Assas, Paris-4 Sorbonne et Paris-6 Pierre-et-Marie-Curie (UMPC) ont décidé de nommer leur pôle universitaire « Sorbonne Universités » et de se réunir en fondation, après des critiques contre leur premier choix, une association nommée « La Sorbonne ».
Dans le cadre de la reconfiguration du paysage des universités et grandes écoles parisiennes, qui doit faire émerger trois grands pôles ou « universités confédérales », Paris-2, 4 et 6 ont choisi de renommer leur Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (Pres) « Sorbonne Universités », selon un communiqué.
La modification du nom précédemment choisi, « La Sorbonne », a été décidée « pour tenir compte des demandes des autres universités, du recteur et de la ville de Paris », ont-elles expliqué.
Alors que les Pres sont créés pour accroître la visibilité internationale des universités françaises, l’utilisation de « La Sorbonne » par l’un des pôles risquait de créer de la confusion et de désavantager les deux autres pôles parisiens, composés chacun d’une université ayant pour nom la Sorbonne.
Le pôle « Paris Cité » a ainsi pour membre Paris-3 Sorbonne Nouvelle, et le pôle provisoirement baptisé « Hesam » (Hautes études Sorbonne Arts et métiers) va réunir des grandes écoles autour de Paris-1 Panthéon-Sorbonne.
Paris-2, 4 et 6 ont en outre donné à leur regroupement le statut de fondation de coopération scientifique, alors que celui précédemment prévu d’association avait été critiqué par le ministère de l’Enseignement supérieur comme n’étant pas adapté pour recevoir l’argent du plan Campus.
Les nouveaux nom et statut, ainsi que la création de deux premières doubles licences Paris-2/Paris-4, ont été approuvés mercredi par le conseil d’administration de Paris-2, a annoncé à l’AFP son prédisent, Louis Vogel.
Un moment inquiets quant aux usages possibles du nom Sorbonne, la ville de Paris (propriétaire du bâtiment historique de la Sorbonne) et la région Ile-de-France ont finalement soutenu M. Vogel lors du conseil.
« Les alinéas qui nous inquiétaient sur la possible utilisation exclusive de la marque Sorbonne ont été retirés et nous avons l’accord des trois présidents pour une concertation avec les autres universités visant à aboutir à un code de bonne conduite pour l’usage du nom Sorbonne », a expliqué à l’AFP Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris.
Sourcilleuses quant à leur autonomie, Paris-2, 4 et 6 ont critiqué le rapport final sur les universités parisiennes remis à la ministre Valérie Pécresse, car elles ne veulent pas se voir imposer le statut d’établissement public ni un rapprochement forcé avec des grandes écoles.
Interrogé jeudi par l’AFP, le ministère a dit « attendre la finalisation du projet scientifique et pédagogique du Pres 2-4-6, avant de parler de sa forme juridique et de son nom ».
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Le futur PRES « Paris-II, Paris-IV, Paris-VI » devrait prendre la forme d’une FCS et se nommer « Sorbonne universités »

jeu 25 février, 2010

Dépêche n°127984
AEF
Paris, Jeudi 25 février 2010, 19:08:25
Ligne directe: 01 53 10 39 39

Le CA de Paris-II Panthéon-Assas a voté à l’unanimité les statuts du PRES « Sorbonne universités » sous la forme d’une FCS, le 25 février 2010. Le CA de Paris-II a enlevé toute allusion à la marque « Sorbonne » : « Cette marque, qui fait référence à des questions de propriété intellectuelle, doit être considérée à part et n’a rien à voir avec les statuts du PRES », explique Louis Vogel à AEF. « La gestion de la marque ‘Sorbonne’, que Paris-IV met à disposition de Paris-II et de Paris-VI, sera gérée par l’association ». « La FCS gèrera à l’avenir toute les questions de mutualisation et de coopération scientifique », ajoute-t-il. Les CA de Paris-IV et de l’UPMC se prononceront autour du 8 mars sur ce projet modifié, indiquent les universités

Les CA de ces universités s’étaient déjà prononcés favorablement sur les statuts du PRES « La Sorbonne » sous forme d’association loi 1901, en juin et octobre 2009 (AEF n°120963). Dans son rapport sur l’immobilier universitaire parisien remis récemment à Valérie Pécresse, Bernard Larrouturou estimait que le choix fait par l’alliance de ne pas se constituer en EPCS posait problème (AEF n°127708).

VERS UN ACCORD DE LA VILLE DE PARIS

Selon des informations recueillies par AEF, la ville de Paris pourrait communiquer sur son accord avec les projets de statuts du PRES ainsi modifiés. Avec la région Île-de-France, elle s’était prononcée hier contre l’adoption des projets de statut, déplorant notamment « l’absence de concertation préalable à l’élaboration des statuts (…) qui prévoient une appropriation exclusive du nom Sorbonne », mercredi 24 février 2010. Les universités s’orienteraient vers « une charte de bonnes pratiques » pour l’utilisation de la marque « Sorbonne », précise Louis Vogel.

Contacts :
- université Panthéon-Assas (Paris-II), Marine Bollack, Attachée de presse, 01 44 41 56 13, marine.bollack@u-paris2.fr
- UPMC (Paris-VI), Claire de Thoisy-Méchin, attachée de presse, 01 44 27 23 34, claire.de_thoisy-mechin@upmc.fr
- Paris-IV, Cécile Laborde, chargée de mission, cecile.laborde@paris-sorbonne.fr

Hier, les présidents des Universités Paris-2 (Panthéon-Assas), Paris-4 (Sorbonne) et Paris-6 (Pierre et Marie Curie) ont répondu assez violemment au rapport remis par Bernard Larrouturou à Valérie Pécresse. Ce rapport analyse la situation des …

mar 23 février, 2010

Hier, les présidents des Universités Paris-2 (Panthéon-Assas), Paris-4 (Sorbonne) et Paris-6 (Pierre et Marie Curie) ont répondu assez violemment au rapport remis par Bernard Larrouturou à Valérie Pécresse. Ce rapport analyse la situation des universités parisiennes et émet des recommandations très fortes.
Parmi les recommandations concernant le PRES – Pôle de recherche et d’enseignement supérieur – constitué par les trois universités sous le nom «Sorbonne universités» – s’attirent les foudres des trois présidents. Louis Voguel, Louis Pomerol et Charles Molinier (de gauche à droite sur la photo) qualifient en effet ce rapport «d’oukases, mal argumentés, mal documentés, établis sans concertation ni avec les universités ni avec les collectivités locales». Bref, il serait «décalé et anachronique».

Voici l’intégralité de ce communiqué virulent.
REPONSE DU PRES SORBONNE UNIVERSITES (2-4-6) AU RAPPORT LARROUTUROU
Les trois universités Panthéon-Assas (Paris 2), Paris-Sorbonne (Paris 4) et Pierre et Marie Curie UPMC (Paris 6), réunies dans le PRES Sorbonne Universités, expriment leur total désaccord avec les conclusions du rapport Larrouturou, rendues publiques le 19 février 2010.

UN RAPPORT QUI NIE L’AUTONOMIE DES UNIVERSITES
Ce rapport nie le principe même d’autonomie des universités. Décalé et anachronique, il ne répond pas à leurs attentes et ne correspond pas à leurs besoins. Il s’agit en réalité d’oukases, mal argumentés, mal documentés, établis sans concertation ni avec les universités ni avec les collectivités locales. Quelques exemples.
? M. Larrouturou critique le souhait du PRES Sorbonne Universités de se créer sous forme de Fondation de Coopération Scientifique (FCS), alors que c’est l’un des statuts expressément prévus par la loi pour constituer un PRES. M. Larrouturou serait-il audessus des lois et voudrait-il gouverner les universités à la place de leurs Présidents et de leurs Conseils démocratiquement élus ? Cette ingérence et cette négation du droit sont inacceptables.
? M. Larrouturou recommande à l’Etat de ne pas reconnaître notre PRES tant que des grandes écoles ne l’auront pas rejoint. Il veut donc aussi imposer la composition de notre groupement. Pour qu’un PRES puisse réussir, il doit se créer librement : les mariages forcés réussissent rarement. En outre, que sait-il des négociations actuellement en cours avec nos partenaires des grandes écoles ?
? Alors que le pré-rapport Aghion insiste sur la nécessité de donner l’autonomie immobilière aux universités, M. Larrouturou propose de créer un établissement public (EPAURIF) chargé du « pilotage » de la rénovation immobilière de toutes les universités franciliennes. Ce véritable retour en arrière, à un système qui a fait la preuve de son inefficacité, confisque encore une fois leur liberté de gestion aux universités.
UN RAPPORT PARTIAL ET MAL INFORME
L’hostilité de M. Larrouturou au PRES Sorbonne Universités est claire : • M. Larrouturou reconnaît que «pour chaque PRES,… la question des redondances est délicate». Mais pour le PRES 2-4-6, il considère que «les champs disciplinaires des trois universités ne se recouvrant pas, elles n’ont pas de terrain naturel pour développer des coopérations». C’est justement parce que les disciplines que nous enseignons sont différentes que nous sommes parfaitement complémentaires. Pour s’unir, mieux vaut ne pas être en concurrence.
? En retard dans son information, M. Larrouturou ignore totalement les coopérations actuellement mises en oeuvre entre les trois universités en matière de pédagogie, de recherche et de vie étudiante. M. Larrouturou a rompu tout contact avec notre groupement depuis que nous avons souhaité ne pas constituer d’EPCS et lui avons fait remarquer que les affectations de bâtiments qu’il avait proposées étaient irréalistes parce que faites sans concertation avec les propriétaires (Ville de Paris ou Assistance Publique) et concernaient des bâtiments indisponibles.
? Contrairement à ses informations dépassées, nous modifierons le nom de notre PRES qui, lorsque nos Conseils l’auront approuvé, s’appellera Sorbonne Universités et non plus La Sorbonne, pour tenir compte des demandes des autres universités, du Recteur et de la Ville de Paris.
? Selon M. Larrouturou, notre PRES envisagerait «de délivrer le doctorat sous le timbre d’une Association 1901» et proposerait «de créer une fondation de coopération scientifique qui ne jouerait aucun rôle en matière de coopération scientifique». Cette affirmation est également fausse : nos Conseils sont saisis de la transformation de notre regroupement actuel, constitué sous forme associative, en une Fondation de Coopération Scientifique, forme juridique que d’autres groupements souhaitent aussi adopter.
Pourquoi un tel rapport est-t-il publié maintenant alors qu’il s’oppose :
? aux objectifs fixés par le Président de la République,
? à la politique du gouvernement prônant l’autonomie des universités,
? au pré-rapport Aghion transmis il y a quelques semaines à la Ministre qui recommande l’autonomie en matière de gouvernance, de pédagogie et de gestion immobilière ?
Comment un texte aussi conflictuel et incohérent a-t-il pu être repris à son compte par la Ministre ?
Dans ces conditions, nous en appelons au Président de la République pour qu’il fasse prévaloir la force de la loi. Nous demandons instamment l’ouverture de véritables discussions afin de mettre un terme à une controverse qui n’a pas lieu d’être si nous voulons donner à Paris et à la France une université qui figure parmi les meilleures en Europe et dans le monde.
Louis Vogel (Panthéon-Assas, Paris-2) Georges Molinié (Sorbonne, Paris-4) Jean-Charles Pomerol (Pierre et Marie Curie, Paris-6)

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De la faculté de décret à l’Université Panthéon-Assas

jeu 18 février, 2010

Héritière de la Faculté de droit de Paris et première université de droit de France, l’Université Panthéon-Assas célèbre sept cents ans d’enseignement du droit sur la Montagne Sainte-Geneviève.

A ce

tte occasion, l’orchestre symphonique de la Garde Républicaine et les Grands Amateurs de Piano donneront un concert exceptionnel au centre Assas, le jeu

di 18 février 2010 à 20h.
Ils interpréteront Barber (adagio pour cordes opus 11), Rachmaninov (concerto n°2 pour piano et orchestre) et Poulenc (concerto pour deux pianos et orchestre).

En présence de Vincent Lamanda, premier président de la Cour de cassation, du général Jean-Pierre Moulinié, commandant de la Garde Républicaine, de l’ensemble de la communauté universitaire et des professionnels du droit, le président Louis Vogel rendra hommage aux enseignants et étudiants qui se sont succédé, depuis la création de la Faculté de Décret en 1264 jusqu’à la Faculté de droit et l’inauguration du centre Assas en 1963, qui ont contribué à faire de l’Université Panthéon-Assas un pôle d’enseignement et de recherche mondialement reconnu dans l’ensemble des disciplines juridiques.

Grand concert
Sept cents ans d’enseignement du droit
sur la Montagne Sainte-Geneviève
Centre Assas, 92 rue d’Assas, 75005 Paris
18 février 2010, 20h

♦ Contact Presse : marine.bollack@u-paris2.fr / Tél : 01 44 41 56 13