Les présidents de Paris-II, Paris-IV et UPMC en « total désaccord » avec les conclusions du rapport Larrouturou

ven 15 janvier, 2010

Dépêche n°127779
Caroline Franc
Paris, Lundi 22 février 2010, 12:54:09
Ligne directe: 01 53 10 09 75

« Les trois universités Panthéon-Assas (Paris-II), Paris-Sorbonne (Paris-IV) et l’UPMC (Paris-VI), réunies dans le PRES Sorbonne Universités, expriment leur total désaccord avec les conclusions du rapport Larrouturou, rendues publiques le 19 février 2010 » (AEF n°127708), indiquent les trois présidents de ces universités dans un communiqué commun, lundi 22 février 2010. « Ce rapport nie le principe même d’autonomie des universités. Décalé et anachronique, il ne répond pas à leurs attentes et ne correspond pas à leurs besoins », ajoutent Jean-Charles Pomerol (UPMC), Georges Molinié (Paris-IV) et Louis Vogel (Paris-II).

Les trois présidents qualifient les propositions de Bernard Larrouturou « d’oukases, mal argumentés, mal documentés, établis sans concertation ni avec les universités ni avec les collectivités locales ». « Bernard Larrouturou critique le souhait du PRES Sorbonne Universités de se créer sous forme de FCS (Fondation de Coopération Scientifique), alors que c’est l’un des statuts expressément prévus par la loi pour constituer un PRES (AEF n°120043). M. Larrouturou serait-il au-dessus des lois et voudrait-il gouverner les universités à la place de leurs présidents et de leurs conseils démocratiquement élus ? Cette ingérence et cette négation du droit sont inacceptables », s’insurgent les trois présidents. Ils contestent également l’affirmation selon laquelle ils envisageraient « de délivrer le doctorat sous le timbre d’une Association 1901 » et proposeraient « de créer une fondation de coopération scientifique qui ne jouerait aucun rôle en matière de coopération scientifique ». « Nos Conseils sont saisis de la transformation de notre regroupement actuel, constitué sous forme associative, en une FCS, forme juridique que d’autres groupements souhaitent aussi adopter », déclarent Jean-Charles Pomerol, Georges Molinié et Louis Vogel .

MODIFICATION DU NOM DU PRES

S’agissant du nom de leur alliance, ils indiquent que contrairement aux « informations dépassées » de Bernard Larrouturou, ils modifieront l’appellation du PRES qui, lorsque leurs conseils l’auront approuvé, s’appellera « Sorbonne Universités » et non plus « La Sorbonne » (AEF n°120063), « pour tenir compte des demandes des autres universités, du Recteur et de la Ville de Paris » (AEF n°116867).

Par ailleurs, poursuivent les trois présidents, Bernard Larrouturou « recommande à l’État de ne pas reconnaître notre PRES tant que des grandes écoles ne l’auront pas rejoint. Il veut donc aussi imposer la composition de notre groupement. Pour qu’un PRES puisse réussir, il doit se créer librement : les mariages forcés réussissent rarement. En outre, que sait-il des négociations actuellement en cours avec nos partenaires des grandes écoles ? ».

« L’hostilité de M. Larrouturou au PRES Sorbonne Universités est claire » ; ajoutent les trois présidents : « Bernard Larrouturou reconnaît que ‘pour chaque PRES,… la question des redondances est délicate’. Mais pour le PRES 2-4-6, il considère que ‘les champs disciplinaires des trois universités ne se recouvrant pas, elles n’ont pas de terrain naturel pour développer des coopérations’. C’est justement parce que les disciplines que nous enseignons sont différentes que nous sommes parfaitement complémentaires. Pour s’unir, mieux vaut ne pas être en concurrence », affirment-ils. Selon les trois présidents, Bernard Larrouturou est en outre « en retard dans son information » et « ignore totalement les coopérations actuellement mises en œuvre entre les trois universités en matière de pédagogie, de recherche et de vie étudiante ». Ils assurent que Bernard Larrouturou « a rompu tout contact » avec leur groupement depuis qu’ils ont souhaité « ne pas constituer d’EPCS » et lui ont fait remarquer « que les affectations de bâtiments qu’il avait proposées étaient irréalistes parce que faites sans concertation avec les propriétaires (Ville de Paris ou Assistance Publique) et concernaient des bâtiments indisponibles ».

L’ÉPAURIF, « UN RETOUR EN ARRIÈRE »

S’agissant enfin de la création de l’Épaurif (AEF n°127771), Jean-Charles Pomerol, Georges Molinié et Louis Vogel estiment que c’est un « véritable retour en arrière » et affirment que c’est « un système qui a fait la preuve de son inefficacité » qui « confisque encore une fois leur liberté de gestion aux universités ». Ils rappellent à ce titre que le « pré-rapport Aghion insiste sur la nécessité de donner l’autonomie immobilière aux universités » (AEF n°126359).

Les trois présidents en appellent « au président de la République pour qu’il fasse prévaloir la force de la loi ». « Nous demandons instamment l’ouverture de véritables discussions afin de mettre un terme à une controverse qui n’a pas lieu d’être si nous voulons donner à Paris et à la France une université qui figure parmi les meilleures en Europe et dans le monde », concluent-ils.

Contact : Marine Bollack, presse (Paris-II Panthéon Assas), 01 44 41 56 13, marine.bollack@u-paris2.fr

Dossier : L’université fait sa révolution

jeu 14 janvier, 2010

Philippe Jacqué

Paris, combien de divisions ? Dans le mouvement général de regroupement des établissements supérieurs français, Paris « intra-muros » prend son temps. C’est que « Paris, c’est compliqué », soupire un ancien du ministère de l’enseignement supérieur. Avec 550 000 étudiants, l’Ile-de-France concentre un quart des étudiants (élèves des grandes écoles compris), et le tiers des doctorants français. Le tout sur vingt-cinq établissements publics, dont huit universités dans la petite couronne…
Dans son rapport « Pour rénover l’enseignement supérieur parisien », remis en octobre à la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, Bernard Larrouturou, ancien directeur général du CNRS, estimait le supérieur parisien très « morcelé, avec de nombreux établissements de petite taille. (…) On peut ajouter que, si des coopérations nombreuses et riches existent «à la base», pour la formation et pour la recherche, il n’existe pas de coordination des établissements. Plus important encore, car ceci a des conséquences sur le plan intellectuel, pédagogique et scientifique : le dispositif est très cloisonné intellectuellement ». Conséquence, l’offre de formation est aujourd’hui illisible pour les étudiants.
Querelle de nom
A cette « balkanisation » institutionnelle, s’ajoutent des difficultés matérielles immenses. La ville manque de logements étudiants, de bibliothèques et de gymnases. Et qui dit rapprochement d’établissements, dit répartition différente des locaux. Or ces derniers sont dispersés, petits (40 % des sites universitaires font moins de 1 000 m2), et leur propriété est partagée entre l’Etat et la Ville de Paris.
Malgré cela, « la situation est en train de se décanter », remarque un président d’université parisien. Un premier projet rassemblera écoles et universités de sciences humaines (Paris-I, VIII et XIII) sur le nouveau campus Condorcet, à Paris-Aubervilliers. Plus formel, après des années, un premier pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) a vu le jour, réunissant les universités Paris-III, V, VII et XIII, ainsi que Sciences Po et l’Inalco entre autres, sous le nom de Paris Cité (100 000 étudiants, dont 7 000 doctorants). « Un PRES, qui ne présage pas de fusion, mais avancera sur des projets communs en matière de vie étudiante, de recherche et de valorisation de la recherche », estime, confiant, Vincent Berger, président de Paris-VII.
De même, les universités Paris-II (droit), Paris-IV (sciences humaines) et Paris-VI (sciences dures) ont créé une association commune pour mener des projets en formation doctorale, formation continue, mais aussi pour créer un « learning center », sorte de bibliothèque high-tech commune pour ses 70 000 étudiants.
Problème, son nom, « La Sorbonne », est contesté, notamment par Paris-I – Panthéon-Sorbonne, qui souhaite aussi l’utiliser à l’avenir pour un regroupement éventuel avec divers grands établissements comme l’Ecole de hautes études en sciences sociales…
D’autres projets sont encore en discussion entre différents établissements parisiens. Mais certains pourraient rester à l’écart, à l’image de Paris-Dauphine ou Nanterre.

L’université fait sa révolution – Ces masters, vitrines des universités

mer 13 janvier, 2010

Face aux entreprises en quête de bac 5, les universités misent sur les masters pour accroître leur renommée

Erwan Manac’h et Kaël Serreri
Quelque 100 000 jeunes sortent chaque année de l’université avec un diplôme de master en poche. Près d’un tiers de ces diplômés sont issus d’une filière lettres, langues ou sciences humaines.
Dans un marché du travail où le niveau bac 5 est devenu la norme, où il permettait, avant la crise, de décrocher d’emblée un statut de cadre, les établissements ont compris que leurs masters étaient une vitrine. Ils n’hésitent plus à communiquer sur leurs diplômes phares, à les mettre en avant. D’autant que les étudiants qui, souvent, s’inscrivent en licence dans des universités de proximité sont de plus en plus exigeants sur le choix de ce diplôme et prêts à déménager pour accéder à une formation pointue, sésame pour l’emploi.
Tour d’horizon de quelques-unes de ces formations de pointe, qui montrent le savoir-faire des universités.
Aix-Marseille
Master en droit des affaires, spécialité droit et fiscalité des entreprises à l’université Paul-Cézanne
La renommée de la faculté de droit de l’université d’Aix-Marseille-III n’a rien à envier aux grands établissements parisiens. Dans la discipline reine du droit des affaires, le master spécialisé en droit et fiscalité des entreprises de l’université Paul-Cézanne est reconnu au niveau national. Sélection sur dossier et entretien, une vingtaine d’admis pour près de 400 candidatures. Là encore, l’extrême sélectivité est gage d’excellence.
La formation mise sur une adéquation avec l’univers professionnel pour faire la différence. Il s’agit « d’optimiser les connaissances théoriques » d’étudiants qui disposent déjà d’un solide bagage intellectuel. Avocats membres de grands cabinets, juristes d’entreprise et directeurs financiers se relaient tout au long des deux années pour permettre aux élèves de développer leur pratique du droit des affaires.
La stratégie est payante, puisque le master jouit d’une excellente réputation et fait figure de label pour l’université Paul-Cézanne, qui devrait fusionner avec Aix-Marseille-I et II à l’horizon 2012. A cette occasion, elle aura besoin de confirmer sa crédibilité grâce à des « marques fortes (…), qui positionnent l’université à l’échelle nationale et internationale ».
Corte
Master sciences pour l’environnement, spécialité systèmes énergétiques et énergies renouvelables
Autonome depuis le début de l’année 2009, l’université de Corse profite de sa taille relativement réduite (4 300 étudiants) et de sa position géographique particulière pour développer des formations dans le secteur émergent des sciences de l’environnement.
Ainsi, la faculté des sciences et techniques de l’université Pascal-Paoli propose depuis quelques années des masters spécialisés liés à l’environnement et au développement durable. Dans cette liste figure le master systèmes énergétiques et énergiques renouvelables (SEER).
L’objectif du cursus est de « former des spécialistes compétents dans le domaine énergétique, et capables d’adapter ces aptitudes aux exigences des entreprises ». La formation s’appuie à la fois sur des stages obligatoires et sur les compétences scientifiques du pôle sciences physiques de l’environnement du CNRS. Outre les cours techniques, les étudiants disposent pour s’exercer d’un matériel haut de gamme composé de bancs expérimentaux solaire, thermique et éolien, et même d’une façade photovoltaïque. Première étape vers la reconnaissance : le master a été labélisée par le pôle de compétitivité Capenergies.
Nancy
Nancy université : master 2 architecture, bois, construction (ABC) à l’Ecole nationale supérieure des technologies et industries du bois (Enstib), école publique d’ingénieurs rattachée à Nancy université
Le master 2 architecture, bois, construction forme des architectes ou des ingénieurs à l’utilisation du bois dans le bâtiment. Vingt étudiants issus de parcours et d’horizons différents y sont réunis pour une formation unique, cohabilitée par l’Ecole publique d’ingénieurs de Nancy université (Enstib), spécialisée dans l’industrie du bois, et l’école d’architecture de Nancy.
Ce master accompagne l’essor important de l’usage du bois dans le bâtiment avec l’objectif de favoriser la collaboration entre les ingénieurs et les architectes de la filière. Il est très orienté dans le sens de la professionnalisation avec une part d’étudiants en formation continue qui conservent leur emploi à temps partiel en parallèle. Tous bénéficient de six mois de stage au second semestre et travaillent à la réalisation d’un projet en équipe, encadrés par des professionnels.
Les étudiants sont admis sur dossier, à raison d’un tiers de réponses favorables, et sont tous assurés que leur formation débouchera sur un emploi. Le délai moyen d’accès à un premier emploi est inférieur à un mois et 100 % des étudiants sont recrutés en contrat à durée indéterminée.
Grenoble
Master 2 biologie spécialité biologie et techniques de commercialisation (BioTechCo) et chimie spécialité chimie et techniques de commercialisation (ChemTechCo)
L’université des sciences de Grenoble (UJF) propose des formations commerciales à des étudiants compétents en matière scientifique. Les masters 2 BioTechCo pour la spécialité biologie, ou ChemTechCo pour la chimie, s’adressent à 25 étudiants titulaires d’un master 1 dans leur discipline.
En un an, ils sont formés en commun à la vente, au marketing, à la comptabilité et à la stratégie d’entreprise. Ces commerciaux au double profil peuvent ainsi suivre l’évolution des marchés et les stratégies commerciales de leur entreprise et juger de la pertinence scientifique des produits.
Le cursus se déroule en alternance, à raison d’une semaine de cours pour trois semaines en entreprise, et le taux d’insertion professionnelle est d’environ 80 % à l’issue de la formation. Sur demande des professionnels du secteur, une spécialisation en chimie a été créée en 2008, et le mouvement devrait suivre en septembre avec l’ouverture d’un cursus entièrement anglophone : le master LabScienceTrading (science de laboratoire et commerce).
Lille
Master Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives), mention santé sport, Grand Nord
Le master Grand Nord, qui forme des professionnels du sport rassemble cinq universités et quelque 120 étudiants. Quatre spécialités y seront enseignées pour la prochaine rentrée universitaire : l’entraînement sportif, le sport adapté à la santé, le management et la gestion du sport, mais aussi l’ingénierie des produits et services liés aux activités physiques. Le tout est cogéré par les quatre universités du pôle Lille université nord de France (Lille-II, Artois, Côte d’Opale et Valenciennes) auxquelles s’associe l’université d’Amiens (UPJV).
En regroupant cet éventail de formations sous la bannière Grand Nord, en 2006, les cinq établissements ont souhaité améliorer leur visibilité et développer leur communication. Cela leur permet aussi de bénéficier de l’expertise des cinq laboratoires de recherche spécialisés dans le sport avec lesquels elles sont liées.
Cette coopération a aussi permis une régulation concertée du nombre de diplômés en fonction du marché du travail. Dans cette filière, la voie qui mène à l’enseignement attire toujours beaucoup, alors que les emplois sont en entreprises, où le taux d’insertion est bon. Une sélection est opérée pour l’accès en master 2.
Paris
Master en sciences de l’information, spécialité communication et multimédia à Paris-II
On ne fait pas que du droit à Assas. La prestigieuse université Paris-II, plus connue sous le nom de Panthéon-Assas, accueille également un des plus anciens départements de sciences de l’information de France. Développé en parallèle de l’Institut français de journalisme (IFP), le master communication et multimédia, ouvert en 1999, tire son épingle du jeu dans le paysage surchargé des cursus info-com.
Ultra sélective avec son taux d’admission qui avoisine les 5 % et ses vingt-cinq places, la formation mise sur la pluridisciplinarité pour « former des professionnels des systèmes multimédias et Internet ».
Quatre cent cinquante heures de formation, réparties en cours de droit, d’économie, de sociologie et d’ingénierie, font sa force. Le tout est dispensé par dix-neuf professeurs, intervenants professionnels ou universitaires de renom. Les débouchés sont multiples : de la conception de site Web à la stratégie de communication Internet, en passant par le journalisme en ligne.
Une alternance entre les cours de l’IFP et des stages en entreprises assurent le volet professionnalisant et permet d’asseoir la légitimité de ce diplôme très demandé.
Poitiers
Masters Erasmus Mundus : master International Master in Advanced Clay Science (Imacs); master European Master in Applied Ecology (EMAE); master ingénierie des médias pour l’éducation (Euromime); Master in International Migration and Social Cohesion (Misoco)
Avec trois Mundus en coordination et un en partenariat, Poitiers veut devenir un pôle d’excellence académique reconnu au niveau mondial. A la rentrée 2010, l’université de Poitiers se placera en tête des universités françaises pour la mise en place des masters Erasmus Mundus.
Ces formations d’excellence sont « proposées dans le cadre d’un programme qui ambitionne de promouvoir l’Union européenne comme espace d’excellence académique à l’échelle mondiale ».
Le principe est simple : il s’agit de favoriser la mobilité des étudiants à travers l’Europe et le monde entier, grâce à des formations coordonnées entre les établissements. Les masters proposés reflètent le caractère pluridisciplinaire de l’université de Poitiers puisqu’ils balaient des champs disciplinaires aussi divers que l’écologie appliquée, l’ingénierie des médias ou l’étude des migrations de population.
Dernier-né des Mundus, le master International Master in Advanced Clay Science est le plus original. Il est destiné à former des spécialistes de haut niveau dans le domaine des sciences des argiles (la matière y est étudiée comme géomatériau, comme nanomatériau, mais aussi comme un minéral qui joue un rôle-clé en matière de santé) et est mis en place conjointement par cinq universités reconnues dans ce domaine à travers le monde.
Strasbourg
Master création de sites Web multilingues (Caweb)
Pour surfer sur la vague Internet, l’université Marc-Bloch de Strasbourg a ouvert en 2002 une formation intitulée création de sites Web multilingues (Caweb) alliant la formation informatique et l’excellence linguistique. Ce DESS, devenu master en 2005, forme 28 étudiants aux langages informatiques (XHTML, CSS, Javascript, etc.), au traitement de l’image et au développement de sites Internet adaptés aux situations interculturelles.
Un savoir-faire précieux pour les marchés en expansion de la traduction et du référencement des sites Internet, des logiciels ou des jeux vidéo. Ces compétences permettent aussi de conduire des projets multimédias de dimension internationale.
La formation en deux ans s’adresse aux étudiants d’un bon niveau de langue, aux professionnels en formation continue – y compris par correspondance – et aux étudiants étrangers. La moitié environ des dossiers de candidature au niveau master 2 sont acceptés et les deux tiers des diplômés de la promotion 2008 ont trouvé rapidement du travail.