Richard Descoings – Louis Vogel : deux profils très différents
mar 27 octobre, 2009Note de synthèse sur le rapport Darrois présentée à la CPU
mar 27 octobre, 2009Les entretiens d’Assas : «My Neighbor My Killer, Mon voisin, mon tueur»
lun 26 octobre, 2009Le 26 novembre 2009 à 18 heures au grand amphithéâtre du centre Assas, 92 rue d’Assas, 75006 Paris
Au Rwanda, après le génocide, quand la paix revient, comment réinventer la vie, quelle justice rendre ?
« Un document historique à la valeur inestimable, mais aussi un film de cinéma superbement photographié ». AFP
Grand prix 2009 Human Rights Watch Nestor Almendros Prize
Sélection officielle 2009 Festival de Cannes
En présence de la réalisatrice Anne Aghion et de Patrick de Saint-Exupéry, rédacteur en chef de la revue XXI, Joël Hubrecht, chargé de mission à l’Institut des hautes études sur la justice et Didier Rebut, professeur à l’Université Panthéon-Assas.
Un débat animé par Frédéric Lambert, professeur à l’Université Panthéon-Assas.
Reprise des cours au Collège de droit
ven 23 octobre, 2009
Tandis que les « collégiens » de la promotion 2008-2009 entraient en deuxième année, leurs camarades de première année découvraient, début octobre, les équipes pédagogiques et les contenus des séminaires du Collège de droit, « formation d’excellence et d’ouverture, qui atteste de capacités de haut niveau en droit ».
J’ai tenu à accueillir les nouveaux venus, en présence des professeurs Marie Goré, Bénédicte Fauvarque-Cosson, Denis Baranger et Pierre Crocq, également directeur du Collège de droit. Il était en effet très important de leur présenter les trois filières du Collège : « Fondements du droit », « Economie-gestion » et « International ».
Sélectionnés, parmi les bacheliers affectés à Assas en L1 droit par le système APB (admission post-bac), en fonction de leurs résultats au baccalauréat (mention TB ou B), de leurs aptitudes (test) et de leur motivation, ces 120 brillants étudiants disent avoir rejoint ce cursus pour « bénéficier d’enseignements complémentaires », « travailler sur des sujets variés », ou encore « développer des savoirs différents ».
J’ai été ravi conforté dans mon idée que le Collège de droit répond à un réel besoin, de rencontrer des jeunes qui ont envie d’apprendre, certains envisageant de s’inscrire en tutorat, d’autres regrettant de ne pouvoir assister aux séances de culture générale du parcours réussite… Je suis sûr qu’ils feront leurs preuves, à l’instar de leurs aînés, qui ont affiché un taux de réussite de 80% aux examens.
Le PRES, « La Sorbonne » est né.
ven 23 octobre, 2009Le PRES, « La Sorbonne » est né; les statuts de ce PRES, associant l’Université Panthéon-Assas (Paris II) aux université Paris-Sorbonne (Paris IV) et Pierre et Marie Curie (Paris VI), ont été adoptés à l’unanimité par le Conseil d’Administration de l’Université Panthéon-Assas du 7 octobre 2009.
Il existe encore certains désaccords relatifs à l’appellation « La Sorbonne ». Toutefois, comme l’expose très justement le Recteur de Paris dans son communiqué du 9 octobre dernier, la dénomination Sorbonne appartient légitimement à toutes les Universités de Paris et par conséquent aux trois Universités fondatrices du PRES. Dans ces conditions, je suis convaincu que nous trouverons une solution pour sortir de l’impasse.
Constitué sous forme associative – le statut associatif étant une condition sine qua non de l’aboutissement du projet pour les signataires – le PRES ambitionne de conduire des actions communes non seulement sur un plan stratégique, général et identitaire (signature commune) mais aussi en matière de vie étudiante, de formation et de recherche.
Il s’agira plus particulièrement de développer :
- l’aide à la coopération pédagogique et scientifique entre les différents membres,
- la mise en commun des moyens économiques dans le cadre de services communs à l’ensemble des différents membres ou à certains d’entre eux (dans le domaine des ressources humaines, de la finance, du patrimoine, des systèmes d’information, de la vie étudiante, etc.) »,
- le partage des infrastructures et la conception de nouveaux moyens au service des étudiants,
- la mutualisation de l’assistance matérielle à la coopération entre partenaires dans le domaine de la pédagogie et de la recherche,
- la promotion du PRES au niveau national et international.
ven 16 octobre, 2009
Que faut-il penser de l’Ecole de Droit de Sciences Po ?
Assas n’est pas opposé au principe de la création d’une Ecole de Droit à Sciences Po. Ce que nous déplorons, c’est la façon dont cela se passe. La vraie concurrence implique l’égalité de moyens or ce n’est pas le cas aujourd’hui : Sciences Po peut sélectionner ses étudiants et leur faire payer des droits d’inscription ce que ne peuvent pas faire les facultés de droit. En tout cas, nous ne nous contentons pas, contrairement à ce que suggère le directeur de l’Ecole de Droit de Sciences Po, de former « d’excellents techniciens », lui se réservant la formation des « futurs décideurs ». Nous n’avons pas attendu Sciences Po pour créer notre propre Ecole de Droit. Ainsi, notre Collège de Droit recrute, dès la 1ère année, des élèves titulaires soit du baccalauréat obtenu avec une mention TB, soit des bacheliers avec mention B ayant réussi un test. Ce Collège de Droit a pour objet de former, chaque année, des promotions de 120 étudiants (comme l’Ecole de Droit de Sciences Po) et il sera complété au niveau du M1/ M2 par une Ecole de Droit. La formation pluridisciplinaire et dispensée en petits séminaires, partiellement en langue anglaise, intègre un séjour à l’étranger et fait appel à des professeurs de la maison, à des professionnels et à des professeurs étrangers. On verra bien qui forme le mieux les juristes de haut niveau dont notre pays a besoin.
Une alternative aux solutions proposées initialement par le rapport Darrois.
En ce qui concerne les écoles professionnelle de droit, dont la création a été préconisé par le rapport Darrois, je pense que le principe est bon mais que la formule proposée aujourd’hui est mauvaise. Il est prévu que cette école soit placée au niveau M2, ce qui empêcherait nos étudiants, de s’inscrire dans les autres M2 offert par l’Université et de préparer ensuite une thèse. Je suis donc complètement opposé à la solution suggérée par le rapport. C’est pourquoi nous avons formé un groupe de travail avec le directeur de l’Ecole de la magistrature, Jean Francois Thony, le directeur de l’Ecole du barreau, Gérard Nicolaÿ et le directeur de la formation des notaires, François Carré, pour formuler une proposition alternative. L’école professionnelle de droit devrait se situer au niveau M1 et M2 et pourrait consister en des enseignements pratiques dispensés parallèlement aux enseignements de M1 et M2. Cette solution a l’avantage de ne pas porter atteinte à ce qui, aujourd’hui, marche bien, d’être « faisable » et de remplir les objectifs poursuivis par le rapport Darrois (formation en commun de tous les professionnel du droit) sans représenter un coût rédhibitoire. Comment envisage-t-on de financer ces écoles de droit ? Rien n’a jamais été dit sur le financement.
Le Conseil d’Administration de l’Université Panthéon-Assas a adopté à l’unanimité les statuts du PRES la Sorbonne
ven 16 octobre, 2009Le Conseil d’Administration de l’Université Panthéon-Assas (Paris II) a adopté à l’unanimité les statuts du PRES la Sorbonne l’associant aux université Paris-Sorbonne (Paris IV) et Pierre et Marie Curie (Paris VI).
Les établissements fondateurs ont donc décidé de se regrouper au sein du pôle de recherche et d’enseignement supérieur qui prend la forme d’une association.
Ce regroupement permettra la mise en commun des différents moyens (notamment économiques) et l’élaboration et la conduite de projets d’intérêt commun.
Rapport Larrouturou : « J’espère que les propositions de locaux ne sont pas des promesses en l’air » (Louis Vogel, Paris-II)
ven 16 octobre, 2009Dépêche n°120772
Caroline Franc
Paris, Mardi 06 octobre 2009, 18:12:04
Ligne directe: 01 53 10 09 75
« Le rapport Larrouturou propose que Paris-II puisse disposer des locaux de l’hôpital Saint-Vincent de Paul. J’en suis très content mais j’espère que Bernard Larrouturou a l’accord de tous ceux qui sont concernés et que les interlocuteurs étaient tous autour de la table avant qu’il nous fasse cette proposition. Le pire serait que ce soit une promesse en l’air », déclare à AEF Louis Vogel, président de l’université Paris-II Panthéon Assas après la remise à Valérie Pécresse du rapport Larrouturou sur l’évolution du paysage universitaire parisien, lundi 5 octobre 2009 (AEF n°120662). « Je ne sais pas si la méthode a été la bonne. J’espère vraiment que Bernard Larrouturou a pris toutes les assurances » ajoute-t-il. Louis Vogel rappelle que son université a besoin de 15 000 m² supplémentaires et que bénéficier de ces nouveaux locaux lui permettrait de « se débarrasser des 6 000 m² de location qui coûtent 3 millions d’euros par an ». Paris-II pourrait par ailleurs « loger décemment un certain nombre de structures comme le Centre de formation permanente ou l’Institut français de presse », ajoute-t-il.
S’agissant du PRES réunissant Paris-II, Paris-Sorbonne (Paris-IV) et UPMC (Paris-VI), il indique que Paris-II devrait voter les statuts demain, les deux autres partenaires l’ayant déjà fait (AEF n°116425). Il insiste sur la cohérence de cette alliance, se réjouissant que cette cohérence soit relevée dans le rapport. En revanche, affirme Louis Vogel, l’annonce de Valérie Pécresse selon laquelle « la création d’un PRES sous forme d’un EPCS » est un préalable pour qu’ils disposent de la dotation en capital prévue par l’ « opération campus » (AEF n°120662) n’est pas « justifiée ». « Beaucoup d’associations reçoivent de l’argent de l’État. Nous sommes contre l’idée de créer un EPCS, c’est beaucoup trop lourd. Nous sommes autonomes, il y a un accord des trois partenaires sur le sujet, il faut donc nous laisser faire », lance le président de Paris-II.
FAIRE CONFIANCE AUX ÉTABLISSEMENTS
S’agissant de la mise en place de l’Epaurif (Établissement public d’aménagement universitaire de la région Île-de-France) (AEF n°120623), Louis Vogel y voit une difficulté du ministère « à faire confiance aux établissements ». « On recrée une couche d’établissement public. On nous parle d’autonomie, il faut nous laisser gérer les biens immobiliers. On sort d’une éternité de contrôles étatiques et on sent qu’il y a encore une crainte quand il s’agit de nous donner notre indépendance », analyse-t-il.
Commentant enfin la recommandation de Bernard Larrouturou de ne pas inclure Paris-I Panthéon Sorbonne dans le PRES « Université Paris Cité » (AEF n°120625), Louis Vogel est là aussi d’avis qu’il faut laisser le choix aux établissements de leurs alliances. Il estime par ailleurs que pour faire un bon PRES, trois conditions doivent être réunies : une condition d’élection, à savoir l’envie des établissements de travailler ensemble, une logique de site et une logique de complémentarité. Selon lui, l’association Paris-II, Paris-IV et Paris-VI remplit ces conditions.
Contact : université Panthéon-Assas (Paris-II), Marine Bollack, Attachée de presse, 01 44 41 56 13, marine.bollack@u-paris2.fr






