Paris-II s’oriente vers « une comptabilité analytique diplôme par diplôme »

mar 21 juillet, 2009

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Dépêche n°117412
Catherine Buyck
Paris, Lundi 20 juillet 2009, 16:34:23
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L’université Panthéon-Assas va mettre en place une « comptabilité analytique diplôme par diplôme », indique à AEF sont président, Louis Vogel. « Dans un cadre budgétaire plus contraint, nous ne pouvons créer des diplômes que si nous en supprimons d’autres. Certains diplômes ‘rapportent’ plus que d’autres, mais pour autant nous n’allons pas systématiquement supprimer ceux qui rapportent moins, par exemple positionnés sur les formations plus théoriques : nous allons organiser une péréquation entre diplômes [pour garder les meilleurs diplômes]. L’une des conséquences positives de l’autonomie, c’est de pouvoir rationaliser davantage les choses », estime Louis Vogel.
La « mission recherche » qui a préparé le travail d’évaluation de l’Aeres, sera chargée d’évaluer les laboratoires et les M2, explique-t-il aussi. Par ailleurs, la « cellule qualité évaluation » de l’université va organiser à la rentrée l’auto-évaluation des formations par les étudiants.

ÉVALUATION PAR L’AERES

Alors que les formations de droit recueillent un taux élévé de notes « A » (AEF n°115597 et n°115586) – la meilleure note parmi trois – de la part de l’Aeres, celles d’économie et de gestion sont moins bien notées. Pour Louis Vogel, les équipes des formations d’économie et de gestion sont plus limitées que celles de droit. « La stratégie de l’université consiste à développer des synergies entre droit et économie-gestion, sur le modèle de la Chicago law school. Paris II est une grande école du droit avec un fort département en économie-gestion. C’est le droit qui va tirer l’ensemble vers le haut », commente-t-il.

Louis Vogel se félicite de ce que l’université Panthéon-Assas recueille « le 1er choix des bacheliers d’Ile-de-France se destinant aux études de droit mais aussi d’économie ». Selon les données « admission post-bac », « la licence en droit d’Assas recueille 32 % des premiers vœux, son attractivité a augmenté de 34 % entre 2008 et 2009 ». La licence en économie « recueille 14 % des premiers vœux, son attractivité a augmenté de 14 % entre 2008 et 2009 ».

PARCOURS DIFFÉRENCIÉS

Quelles seront les nouveautés à la rentrée ? « Nous mettrons en place des parcours différenciés sous la forme de parcours progressifs. Pendant l’année de L1, certains cours de droit seront remplacés par des cours de culture générale, de français pour remettre à niveau des étudiants sur le plan culturel, qui ont bien les moyens intellectuels mais pas toujours culturels de suivre les cursus », explique Louis Vogel. L’université va aussi mettre en place des ateliers de professionnalisation pendant les trois années de licence. Ces ateliers ont été construits par une équipe pédagogique spécifique, en collaboration avec le Barreau de Paris », explique Louis Vogel.

Par ailleurs, le « Collège du droit » entre dans sa deuxième année : des étudiants ayant eu une mention très bien au baccalauréat, ou ayant passé avec succès des tests par exemple de logique, peuvent suivre des cours supplémentaires par petits groupes dans trois filières : « fondamentaux du droit », « économie gestion » et « international ». Étendu cette année au L2, le Collège du droit le sera l’an prochain au L3. « La suite naturelle » du Collège sera de créer une ‘école du droit’ pour des étudiants en masters », explique Louis Vogel.

A partir d’octobre 2009, les formations de Paris II seront réparties en trois grands domaines : « droit », « économie-gestion », « sciences politiques et sociales ». « Cette distinction est logique pour une université qui se positionne comme ‘grande école du droit’ », commente Louis Vogel.

Contact : université Panthéon-Assas (Paris II) -Marine Bollack, Attachée de presse, 01 44 41 56 13, marine.bollack@u-paris2.fr

Les universités parisiennes connaissent un afflux de demandes d’inscription

lun 13 juillet, 2009

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Le 13 juillet 2009

Pech, Marie-Estelle

ÉDUCATION. Il est désormais possible, pour l’Ile-de-France, d’établir un palmarès des universités les plus demandées par les bacheliers. Certaines universités parisiennes « connaissent un afflux des demandes d’inscription et un engorgement au détriment des autres », observe l’Unef, organisation étudiante.
Par exemple, en droit, sur les onze universités franciliennes proposant cette filière, les trois parisiennes Paris-I, Paris-II et Paris-V rassemblent 52 % des voeux alors que les deux universités de Seine-Saint-Denis (Paris-VIII et Paris-XIII) ne rassemblent à elles deux que 5,60 % des demandes !
En mathématiques, Paris-VI (Jussieu) rassemble 38,60 % des voeux des futurs étudiants quand Paris-XII-Val-de-Marne en rassemble 4,80 %, l’université Paris-XIII-Nord 1,70 % ou encore l’université Paris-VIII-Vincennes-Saint-Denis 0,50 %. En arts plastiques, Paris-I attire 83,5 % des demandes contre 16,5 % pour Paris-VIII !
Si le surplus d’étudiants dans les universités engorgées sera orienté vers les autres universités, ce nouveau système consacre, pour l’Unef, l’existence d’universités de « premier » et de « second » choix.
Généralisé en 2009 à l’ensemble du territoire, le portail « Admission postbac » permet aux bacheliers d’émettre des voeux de préinscription. Les élèves ont jusqu’au 17 juillet pour répondre à la proposition qui leur est faite.
Le nouveau dispositif revient à supprimer la sectorisation des étudiants qui existait auparavant dans la région et qui répartissait de manière obligatoire les étudiants par secteur géographique.
L’université-Paris-XIII-Nord rassemblait ainsi des étudiants de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise, quand l’université Paris-VI rassemblait celle des étudiants de Paris et de Seine-Saint-Denis.
Dans l’entourage de la ministre, Valérie Pécresse, on précise que 80 % des bacheliers ont d’ores et déjà été « affectés » à un établissement via Admission postbac et que « tous les bacheliers auront une inscription à la rentrée ». Quant à la disparition de la « sectorisation », il s’agit de donner « plus de liberté », comme c’est le cas dans l’enseignement secondaire avec l’assouplissement de la carte scolaire, explique-t-on.

Près d’un bachelier sur deux obtient une mention

ven 10 juillet, 2009

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ÉDUCATION Les bacheliers avec mention ont davantage de chances de réussite dans l’enseignement supérieur.

8 juillet 2009

Pech, Marie-Estelle

Cette année encore, environ 47 % des bacheliers généraux auront décroché une mention. « Ce n’est plus simplement le bac que l’on obtient dans une pochette-surprise… », affirme un professeur de philosophie, même si entre une mention très bien (plus de 16 de moyenne) et une mention assez bien (entre 12 et 14 de moyenne), le fossé reste grand.
La proportion d’élèves qui obtient le bac général avec une mention très bien est passée de 0,3 % en 1967 à 4,9 % en 2006, les mentions bien de 4,4 % en 1967 à 13,6 %, les mentions assez bien de 27,1 % à 27,8 %. Les mentions « passable » ont donc logiquement reculé de 68,2 % en 1967 à 53,6 % en 2006. Dans l’ordre, ce sont les bacs scientifiques qui ont le plus de chance de décrocher une mention, devant les bacs économiques et littéraires, handicapés par des matières moins généreuses en très bonnes notes. Certaines académies sont particulièrement vernies. À Paris, un tiers des bacheliers environ obtient généralement une mention assez bien et un sur cinq une mention très bien. « Ceci doit amener à réviser la valeur des mentions sur la capitale », affirmait l’ancien recteur de Paris.
Mais à quoi sert donc une mention, à part recevoir une médaille comme l’a décidé hier un lycée de l’Essonne ? Dans certaines Régions, les mentions très bien reçoivent de l’argent de la part du conseil général ou un voyage ainsi que certains avantages s’ils ouvrent un compte en banque. D’autres se voient proposer une réduction sur le coût de leurs leçons de permis de conduire. L’an dernier, la Caisse d’épargne offrait 100 eur aux mentions très bien. Le CIC leur offrait 160 eur pour l’ouverture d’un livret avec une mention TB, 80 eur pour une mention B. Le conseil général des Alpes-Maritimes, lui, proposait 230 eur. Les boursiers qui ont eu une mention TB reçoivent par ailleurs une bourse au mérite. La mention s’accompagne d’une chance accrue de réussite dans l’enseignement supérieur, quelle que soit la filière. C’est particulièrement sensible en médecine où, statistiquement, les titulaires d’une mention TB ont beaucoup plus de chances d’obtenir leur concours de première année que les autres. Une mention peut aussi servir à décrocher une bonne classe préparatoire pour quelqu’un qui était jusque-là sur liste d’attente. Elle permet enfin d’éviter de présenter le concours d’entrée de Sciences Po, à condition toutefois d’avoir obtenu d’excellents résultats dans les matières littéraires.
L’université Paris-II a lancé cette année une filière d’élite, le « collège du droit », ouverte à ses étudiants de première année ayant obtenu une mention TB au bac. L’objectif du président est de « booster ces éléments excellents ». Les cent étudiants reçoivent, en plus de leur cursus classique, des enseignements en philosophie, sociologie, histoire, à raison de 130 heures par an.
Décrocher un stage
Dans les universités même si c’est interdit, certains enseignants n’acceptent que des mentions dans leur cours, en première année : « Je ne veux personne en dessous d’une mention assez bien, explique un professeur de littérature comparée, cela me permet de récupérer les plus motivés. » Une mention au bac, c’est aussi un « plus » pour accéder à certains masters 2, au même titre que le reste du dossier universitaire. Et à l’étranger une mention, ça compte aussi. Pour s’inscrire dans une université suisse, une mention AB est obligatoire. Il faut une mention TB pour entrer à Cambridge en première année.
Sur un CV d’étudiant, une mention peut aider à décrocher un stage. Mais elle peut aussi servir, plus rarement, sur un plan professionnel. À 23 ans, Sébastien, après un bac mention B a fait une école de commerce. Lors d’un entretien d’embauche, dans une multinationale, le chef de service, un Anglais, l’a fait parler de sa mention au bac. « Il ne connaissait rien au système des prépas à la française ni à nos écoles de commerce. Par contre le bac, il connaissait ! »
À partir d’un certain niveau d’expérience, les recruteurs conseillent toutefois de ne plus faire apparaître le bac sur son CV. « Seuls ceux qui n’ont pas fait beaucoup d’années d’études le mentionnent. C’est un aveu de faiblesse », explique-t-on dans un cabinet de recrutement. Vingt ans après, quelques-uns s’en gargarisent toutefois encore, accompagné du nom de leur lycée, surtout lorsqu’il est parisien et privé. « C’est le côté réseau qui joue, commente un autre recruteur, on peut trouver ça ridicule mais c’est typiquement français et dans certains cas, ça marche ! ».

Paris : opposition des deux futurs PRES sur l’utilisation du nom « La Sorbonne »

ven 10 juillet, 2009

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Dépêche n°116425
Caroline Franc
Paris, Vendredi 26 juin 2009, 19:02:40
Ligne directe: 01 53 10 09 75

Jean-Claude Colliard, Marie-Christine Lemardeley et Axel Kahn, les présidents des universités Paris-I Panthéon-Sorbonne, Paris-III Sorbonne-Nouvelle et Paris-Descartes, indiquent dans un communiqué commun, vendredi 26 juin 2009, apprendre « avec surprise que le PRES de forme associative en voie de constitution entre les universités Paris-II, Paris-IV et Paris-VI entend prendre le nom de ‘Sorbonne’, sans autre précision, comme pour s’assurer l’exclusivité de cette appellation ». Ils rappellent que leurs universités « ont au moins autant de droits historiques à se réclamer de cet héritage commun et ne peuvent accepter cette tentative de captation illégitime et choquante ». Jean-Claude Colliard ajoute pour AEF qu’il ne voit aucun inconvénient à ce que le PRES appose « La Sorbonne » à un autre terme mais s’oppose à ce qu’il s’arroge le droit de s’appeler uniquement « La Sorbonne ».

De son côté, la présidence de Paris-IV Sorbonne confirme que les statuts du PRES ont été votés hier en CA. Elle ajoute que Paris-IV est propriétaire de la marque « La Sorbonne ». AEF constate en effet sur le site de l’Inpi que Paris-IV a déposé la marque le 8 novembre 2007 et que celle-ci a été enregistrée sous le numéro 3536039. Un membre du CA de Paris-IV ajoute qu’il y a trois semaines le conseil a voté le partage de cette marque avec Paris-II et Paris-VI. « Une condition a été posée : en cas de départ de Paris-IV du PRES, l’université redeviendrait propriétaire de la marque mais le PRES en conserverait l’usage et ne serait pas contraint de changer de nom », explique à AEF Louis Vogel, président de Paris-II Panthéon-Assas.

UNE DÉMARCHE « JURIDIQUEMENT IRRÉPROCHABLE »

Selon lui, cette démarche est donc « juridiquement irréprochable ». Il ajoute que s’agissant d’un éventuel conflit de légitimité, « s’il y en a un qui est légitime pour s’appeler ‘La Sorbonne’, c’est Paris-IV. Et du moment que cette dernière cède sa marque, les destinataires de la cession sont légitimes aussi ». Pour lui, « toutes les universités ont besoin de la marque ‘La Sorbonne’ pour se battre à l’international ». Il indique avoir d’ailleurs proposé à Paris-I un accord pour que les universités parisiennes aient toutes le droit de s’approprier cette marque, avec un signe distinctif, de façon à ce qu’il n’y ait aucune confusion.

« Tous ces combats sont dépassés. Paris-I peut continuer à s’appeler ‘Panthéon-Sorbonne’, je n’y vois pas d’inconvénient. L’idée est d’être tous plus forts à l’international. Nous ne sommes pas dans une attitude d’hostilité. J’ajoute que Paris-I a tenté il y a un an et demi de nous interdire l’appellation ‘Sorbonne-Assas’ sans succès, elle a perdu sa procédure », indique par ailleurs le président de Paris-II.

Contacts :
- Paris-I Panthéon-Sorbonne, Catherine Germain, directrice de cabinet, Catherine.Germain@univ-paris1.fr
- Paris-II Panthéon-Assas, Marine Bollack, Attachée de presse, 01 44 41 56 13, marine.bollack@u-paris2.fr