
« L’université est en crise. Mais on peut être optimiste parce que l’université est le format d’avenir, contrairement à la grande école, qui est trop petite et sans visibilité internationale. Pour surmonter la crise, les universités doivent jouer la carte de la diversification, multiplier les profils [d'enseignement]. La sélection des étudiants n’est pas la réponse, en revanche, je suis convaincu qu’il y a de la place pour tout le monde mais pas pour la même chose », déclare Louis Vogel , président de l’université Panthéon-Assas (Paris-II) à l’occasion d’une conférence de présentation de l’établissement, jeudi 9 avril 2009. Citant Cambridge, Yale, Harvard ou Stanford, il ajoute que « les universités en tête dans les classements internationaux sont les endroits où on apprend et invente en même temps ».
En ce qui concerne la mobilisation actuelle des enseignants-chercheurs, Louis Vogel rappelle que Paris-II n’est pas concernée par la réforme de la formation des enseignants, n’ayant pas d’IUFM, mais qu’en revanche les juristes de son université « étaient en pointe du mouvement » contre la réforme du décret de 1984, citant notamment la mobilisation d’Olivier Beaud, du collectif « pour la défense de l’université » (L’AEF n°110980), ce dernier étant « toujours en désaccord avec le texte ».isations et sommes donc en pleine négociation avec le ministère. Enfin, nous sortons tout juste de l’évaluation de l’Aeres. À un moment où on parle beaucoup d’autonomie, on est en plein contrôle… », indique le président de Paris-II.
« Une des choses qui inquiétait le plus les juristes dans ce projet de réforme était la pluridisciplinarité et le risque que la spécificité du droit ne soit pas prise en compte par des présidents d’université, rarement juristes eux-mêmes. Cela n’est pas du tout le cas à Paris-II puisque nous sommes à dominante juridique. Je suis pratiquement doyen d’une faculté de droit ! » Il ajoute que « jamais une réforme ne passera si les enseignants-chercheurs ne l’acceptent pas ».
AUTONOMIE EN 2010
« Pour Paris-II, le passage à l’autonomie devrait avoir lieu le 1er janvier 2010. Nous faisons par ailleurs partie de la vague C des contractual
« 80 % de nos masters droit et gestion ont obtenu la note A lors de leur évaluation par l’Aeres. 80 % de nos labos de recherche ont également été sanctionnés par des A+, A ou B. Ce sont des résultats exceptionnels », se félicite-t-il par ailleurs.
PLAN CAMPUS
Louis Vogel rappelle que Paris-II fait partie du groupement Paris Universitas et a déposé un projet de PRES auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche aux côtés des universités Paris-Sorbonne (Paris-IV) et l’UPMC (Paris-VI) .112021). Il estime que ce départ est « une perte » mais rend finalement le projet « P2, P4, P6 », « plus cohérent ». Il ajoute que le plan campus « est très important pour Paris-II », l’université manquant « d’espaces de vie » et comptant sur ce plan pour « créer une vraie vie étudiante ». Les besoins de Paris-II pour le plan campus ont été chiffrés à 300 millions d’euros.En ce qui concerne la formation, Paris-II propose depuis la rentrée 2009 trois parcours de formation. Le premier est un parcours « normal » avec un contenu amélioré, à savoir des conférences de méthode et de l’anglais obligatoire tout au long des quatre années en plus des enseignements habituels. Un atelier de professionnalisation est également mis en place en partenariat avec l’EFB (École française du barreau), dans le cadre duquel les étudiants sont formés à des cas réels par des avocats. Des tutorats facultatifs sont également proposés.isantes, que ce soit dans la maîtrise du français ou en matière de culture générale. Ceux-ci bénéficient d’une année de mise à niveau pendant laquelle sont substitués à certains enseignements juridiques des cours de culture générale. Un tutorat obligatoire est également mis en place.103878), qui accueille les « très bons étudiants », ayant obtenu une mention très bien au bac ou, à partir de la rentrée 2009, ayant passé avec succès un test d’aptitude au droit, explique Louis Vogel. Les élèves du collège de droit bénéficient de cours en plus, organisés en séminaires d’une trentaine de personnes maximum. Ils assistent à un week-end d’intégration et « peuvent vraiment rencontrer leurs enseignants qui apprécient eux aussi ce fonctionnement en petit groupes ». La première année est intégrée et commune à tous, puis le parcours se scinde en trois filières, celle de « droit comparé », celle « d’éco-gestion » et celle sur les « fondamentaux du droit ». 90 étudiants ont inauguré cette année ce parcours, qui est sanctionné par un DU (diplôme universitaire).« Nous avons formé des équipes qui visitent les lycées qui nous envoient le plus d’étudiants, pour aller à la source, en quelque sorte », explique Louis Vogel. Ensuite, les lycéens qui souhaitent s’inscrire à Paris-II passent un test qui permet de les classer en trois catégories : bon, moyen, faible niveau. On y ajoute un test d’aptitude au droit « calqué sur ceux que les écoles anglaises de droit font passer ».111912). « Nous avons reçu cette année un tiers de demandes d’inscriptions en plus », se réjouit-il.108007) pendant laquelle « 1 000 rendez-vous ont été pris entre des étudiants et des recruteurs ».
Il évoque à ce titre le départ de Paris-III de ce projet pour rejoindre l’alliance « Université Paris Cité », composée des universités Paris-Descartes (Paris-V) et Paris-Diderot (Paris-VII), de l’Inalco, de Sciences Po Paris et de l’EHESP (L’AEF n°
FORMATION
Le second parcours est « progressif » et destiné aux étudiants dont les bases ne sont pas suff
Enfin, Paris-II propose un parcours « renforcé ». Il s’agit du « collège de droit » (L’AEF n°
ORIENTATION ET INSERTION
« Ces tests ne consistent pas en une sélection. Mais les étudiants savent à quoi s’en tenir et comment se situer », précise Louis Vogel. Il indique par ailleurs que Paris-II n’est pas touchée par la désaffection des étudiants constatée par le recteur de Paris récemment (L’AEF n°
La « mission entreprises » s’est transformée en BAIP. Ce dernier est en train de calculer le taux d’insertion des étudiants de Paris-II . Louis Vogel évoque également la « Job fair » qui s’est déroulée en janvier dernier (L’AEF n°
Contact : université Panthéon-Assas (Paris-II), Marine Bollack, Attachée de presse, 01 44 41 56 13, marine.bollack@u-paris2.fr





[...] déclare : “l’université est en crise, mais elle est le format d’avenir” (résumé de la conférence sur le blog). La dernière intervention sur le blog concerne le rapport Darrois (réforme des professions du [...]
pourouoi les langues étrangères occupent-elles encore la portion congrue de l’emploi du temps des étudiants ? étudier une ou plusieurs langues relève du parcours du combattant!