Il faut associer les enseignants-chercheurs aux réformes (président de Paris II)

jeu 30 avril, 2009

 

 

AFP Infos Françaises
Éducation, jeudi 9 avril 2009 – 13:51

 

PARIS –Les réformes en cours à l’université, « une tâche immense » car il s’agit « de passer d’un système à un autre », doivent davantage associer les enseignants-chercheurs, a estimé jeudi le président de l’université Paris-II Panthéon-Assas, Louis Vogel.

« On ne peut pas imposer ces changements très difficiles, il faut des mesures de transition, faire des essais, avoir l’accord des enseignants-chercheurs, mettre les interlocuteurs en position de discuter », a déclaré M. Vogel lors d’un point de presse de présentation de la stratégie de son université.

« Il faut s’attaquer aux problèmes de base, pour recréer les conditions d’un dialogue. Ne pas faire le toit avant la cave », a-t-il ajouté.

M. Vogel est favorable à l’évolution en cours qui selon lui est le passage d’un « système unique » pour toutes les universités à leur « diversification ». Mais pour y parvenir, il faut prendre en compte que « l’université française est en crise ».

Ce « malaise général dans l’université s’est cristallisé sur le statut des enseignants-chercheurs »: compte tenu du « manque de reconnaissance des enseignants-chercheurs, de leurs conditions matérielles de travail insuffisantes et de leur fatigue », « il a suffi d’une étincelle » pour que le mouvement universitaire en cours « se déclenche », a résumé M. Vogel.

« Le problème du statut n’est pas réglé avec la ministre » de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse, a-t-il commenté à ce sujet.

Pour autant, M. Vogel se veut optimiste: « l’université française est en crise », « sous-dotée », « mais l’université, c’est la formule d’avenir »

En effet, à l’international, le format presque unique est celui de l’université, « où on apprend et on invente en même temps », a-t-il dit. Avec ses universités et ses grandes écoles, la France est atypique et son « potentiel » est « sous-évalué ».

« L’avenir est à faire travailler ensemble les universités et les grandes écoles », les premières amenant les laboratoires et les doctorats, les secondes « leurs excellents étudiants, qui aujourd’hui ne font pas de recherche ».

« +En France, l’université est en crise, mais on a les grandes écoles+, on ne peut plus tenir ce raisonnement. On est déjà au-delà », a conclu M. Vogel.

def/kp/luc

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Paris-III : l’immobilier et la concurrence avec Paris-IV expliquent son départ du projet de PRES associant Paris-II, IV et VI

jeu 30 avril, 2009

Dépêche n°112426
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Paris, Vendredi 10 avril 2009, 18:12:29
Ligne directe: 01 53 10 39 39

 

« La présidente de Paris-III, Marie-Christine Lemardeley, a estimé qu’il y avait davantage de synergies possibles dans le projet « Paris Cité » que dans notre PRES, notamment parce qu’elle se trouvait trop en concurrence avec Paris-IV, et qu’elle se sentait mieux avec Paris-VII. » C’est une des raisons qui explique, selon Louis Vogel, président de Paris-II Panthéon-Assas, le départ de Paris-III du projet de PRES associant Paris-IV Sorbonne, Paris-II et Paris-VI (UPMC) (L’AEF n°112021). Paris-III souhaite en effet rejoindre le projet de groupement baptisé « Paris Cité » (1).

 

Jean-Charles Pomerol, président de l’UPMC, remarque en effet « qu’un certain nombre de disciplines se recoupent entre Paris-III et Paris-IV ». Mais il cite « la qualité en langues » à Paris-III, qu’on « ne retrouve pas à Paris-IV ».

UN DÉPART LIÉ À DES QUESTIONS DE LOCAUX

Jean-Charles Pomerol estime que le départ de Paris-III est également lié aux difficultés de l’université pour trouver des locaux de remplacement pendant le désamiantage de Censier. « Il y a un désenchantement des personnels de Paris-III, à qui certains avaient fait croire qu’ils pouvaient disposer de locaux à Jussieu, ce qui n’est pas le cas : il n’y a pas un mètre carré de disponible. » Jean-Charles Pomerol remarque aussi que Paris-III est « très liée à ce qui est en train de se construire dans le XIIIe arrondissement », où est implantée Paris-VII. Enfin, il rappelle que Paris-III « est très tournée vers les langues et les civilisa

tions », et que « la proximité de l’Inalco, présent dans « Paris Cité », est un atout ».

« C’est une perte pour nous, et en même temps, c’est un gain en termes de complémentarité et de cohérence », remarque Louis Vogel, qui souligne que « dans l’autre PRES parisien, il y aura quatre écoles de droit ». Jean-Charles Pomerol regrette que leur futur PRES perde « les langues », mais souligne que dans cette nouvelle configuration, « il n’y a plus du tout de concurrence interne ».

UN PRES OUVERT À D’AUTRES ÉTABLISSEMENTS

Louis Vogel affirme par ailleurs que la porte de Paris Universitas, « antichambre du PRES », est ouverte, et que l’accueil de membres associés, comme par exemple des écoles, « est tout à fait possible ». Il insiste aussi sur l’importance de la future structure juridique, expliquant qu’il n’est pas « partisa

n du statut d’EPCS », et qu’il souhaite plutôt la création d’une « structure ad hoc sui generis ».

« Nous n’avons pas de problèmes de périmètre comme peuvent connaître d’autres projets, mais plutôt d’équilibres des fondamentaux. Il n’est pas question que notre PRES consiste en deux petits ajouts [Paris-II et Paris-IV] à un grand [Paris-VI] », remarque Louis Vogel. « Paris-II ne sera pas dans le PRES s’il n’y a pas d’égalité des droits », insiste-t-il, soulignant que « la question est capitale pour sauvegarder l’autonomie de chacun ». « Je suis contre l’idée d’une fusion ou d’une fusion-absorption », assure-t-il.

L’ALLIANCE PARIS UNIVERSITAS PAS REMISE EN CAUSE

Le départ de Paris-III du projet de PRES ne devrait « pas remettre en cause » le fonctionnement de Paris Universitas, assure de son côté Gilbert Béréziat, le délégué général de cette association qui accueille aussi Paris-III et Paris-Dauphine. « C’est un lieu de rencontre qui mène des actions, notamment à l’étranger… Notre rôle n’est absolument pas de nous substituer aux établissements. Nous sommes un think tank, un lieu de rencontre générateur de projets », affirme-t-il. « Le groupement d’intérêt entre Paris-II, Paris-III et Paris-VI a des objectifs en terme d’immobiliers et de vie universitaire. Ce n’est pas du tout antinomique avec ce que nous faisons. »

(1) Paris Cité regroupe Paris-Descartes (Paris-V), Paris-Diderot (Paris-VII), Sciences Po, l’EHESP et l’Inalco. Paris-XIII souhaite aussi en faire partie.

 Contacts:
- université Panthéon-Assas (Paris-II), Marine Bollack, Attachée de presse, 01 44 41 56 13, marine.bollack@u-paris2.fr
- UPMC, Véronique Raoult, directrice de la communication, 01 44 27 73 88, veronique.raoult@upmc.fr

« L’université est en crise mais elle est le format d’avenir » (Louis Vogel, Paris-II)

jeu 30 avril, 2009
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Dépêche n°112361
Paris, Jeudi 09 avril 2009, 18:53:37
Ligne directe: 01 53 10 09 75

« L’université est en crise. Mais on peut être optimiste parce que l’université est le format d’avenir, contrairement à la grande école, qui est trop petite et sans visibilité internationale. Pour surmonter la crise, les universités doivent jouer la carte de la diversification, multiplier les profils [d'enseignement]. La sélection des étudiants n’est pas la réponse, en revanche, je suis convaincu qu’il y a de la place pour tout le monde mais pas pour la même chose », déclare Louis Vogel , président de l’université Panthéon-Assas (Paris-II) à l’occasion d’une conférence de présentation de l’établissement, jeudi 9 avril 2009. Citant Cambridge, Yale, Harvard ou Stanford, il ajoute que « les universités en tête dans les classements internationaux sont les endroits où on apprend et invente en même temps ».

 

En ce qui concerne la mobilisation actuelle des enseignants-chercheurs, Louis Vogel rappelle que Paris-II n’est pas concernée par la réforme de la formation des enseignants, n’ayant pas d’IUFM, mais qu’en revanche les juristes de son université « étaient en pointe du mouvement » contre la réforme du décret de 1984, citant notamment la mobilisation d’Olivier Beaud, du collectif « pour la défense de l’université » (L’AEF n°110980), ce dernier étant « toujours en désaccord avec le texte ».isations et sommes donc en pleine négociation avec le ministère. Enfin, nous sortons tout juste de l’évaluation de l’Aeres. À un moment où on parle beaucoup d’autonomie, on est en plein contrôle… », indique le président de Paris-II.

« Une des choses qui inquiétait le plus les juristes dans ce projet de réforme était la pluridisciplinarité et le risque que la spécificité du droit ne soit pas prise en compte par des présidents d’université, rarement juristes eux-mêmes. Cela n’est pas du tout le cas à Paris-II puisque nous sommes à dominante juridique. Je suis pratiquement doyen d’une faculté de droit ! » Il ajoute que « jamais une réforme ne passera si les enseignants-chercheurs ne l’acceptent pas ».

AUTONOMIE EN 2010

« Pour Paris-II, le passage à l’autonomie devrait avoir lieu le 1er janvier 2010. Nous faisons par ailleurs partie de la vague C des contractual

« 80 % de nos masters droit et gestion ont obtenu la note A lors de leur évaluation par l’Aeres. 80 % de nos labos de recherche ont également été sanctionnés par des A+, A ou B. Ce sont des résultats exceptionnels », se félicite-t-il par ailleurs.

PLAN CAMPUS

Louis Vogel rappelle que Paris-II fait partie du groupement Paris Universitas et a déposé un projet de PRES auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche aux côtés des universités Paris-Sorbonne (Paris-IV) et l’UPMC (Paris-VI) .112021). Il estime que ce départ est « une perte » mais rend finalement le projet « P2, P4, P6 », « plus cohérent ». Il ajoute que le plan campus « est très important pour Paris-II », l’université manquant « d’espaces de vie » et comptant sur ce plan pour « créer une vraie vie étudiante ». Les besoins de Paris-II pour le plan campus ont été chiffrés à 300 millions d’euros.En ce qui concerne la formation, Paris-II propose depuis la rentrée 2009 trois parcours de formation. Le premier est un parcours « normal » avec un contenu amélioré, à savoir des conférences de méthode et de l’anglais obligatoire tout au long des quatre années en plus des enseignements habituels. Un atelier de professionnalisation est également mis en place en partenariat avec l’EFB (École française du barreau), dans le cadre duquel les étudiants sont formés à des cas réels par des avocats. Des tutorats facultatifs sont également proposés.isantes, que ce soit dans la maîtrise du français ou en matière de culture générale. Ceux-ci bénéficient d’une année de mise à niveau pendant laquelle sont substitués à certains enseignements juridiques des cours de culture générale. Un tutorat obligatoire est également mis en place.103878), qui accueille les « très bons étudiants », ayant obtenu une mention très bien au bac ou, à partir de la rentrée 2009, ayant passé avec succès un test d’aptitude au droit, explique Louis Vogel. Les élèves du collège de droit bénéficient de cours en plus, organisés en séminaires d’une trentaine de personnes maximum. Ils assistent à un week-end d’intégration et « peuvent vraiment rencontrer leurs enseignants qui apprécient eux aussi ce fonctionnement en petit groupes ». La première année est intégrée et commune à tous, puis le parcours se scinde en trois filières, celle de « droit comparé », celle « d’éco-gestion » et celle sur les « fondamentaux du droit ». 90 étudiants ont inauguré cette année ce parcours, qui est sanctionné par un DU (diplôme universitaire).« Nous avons formé des équipes qui visitent les lycées qui nous envoient le plus d’étudiants, pour aller à la source, en quelque sorte », explique Louis Vogel.  Ensuite, les lycéens qui souhaitent s’inscrire à Paris-II passent un test qui permet de les classer en trois catégories : bon, moyen, faible niveau. On y ajoute un test d’aptitude au droit « calqué sur ceux que les écoles anglaises de droit font passer ».111912). « Nous avons reçu cette année un tiers de demandes d’inscriptions en plus », se réjouit-il.108007) pendant laquelle « 1 000 rendez-vous ont été pris entre des étudiants et des recruteurs ».

Il évoque à ce titre le départ de Paris-III de ce projet pour rejoindre l’alliance « Université Paris Cité », composée des universités Paris-Descartes (Paris-V) et Paris-Diderot (Paris-VII), de l’Inalco, de Sciences Po Paris et de l’EHESP (L’AEF n°

FORMATION

Le second parcours est « progressif » et destiné aux étudiants dont les bases ne sont pas suff

Enfin, Paris-II propose un parcours « renforcé ». Il s’agit du « collège de droit » (L’AEF n°

ORIENTATION ET INSERTION

« Ces tests ne consistent pas en une sélection. Mais les étudiants savent à quoi s’en tenir et comment se situer », précise Louis Vogel.  Il indique par ailleurs que Paris-II n’est pas touchée par la désaffection des étudiants constatée par le recteur de Paris récemment (L’AEF n°

La « mission entreprises » s’est transformée en BAIP. Ce dernier est en train de calculer le taux d’insertion des étudiants de Paris-II . Louis Vogel évoque également la « Job fair » qui s’est déroulée en janvier dernier (L’AEF n°

Contact : université Panthéon-Assas (Paris-II), Marine Bollack, Attachée de presse, 01 44 41 56 13, marine.bollack@u-paris2.fr