Classement européen des universités
jeu 27 novembre, 2008L’idée d’un classement européen est une excellente idée car il ne faut pas laisser le champ libre à des gens qui ne nous connaissent pas, je pense au classement de Shanghaï par exemple. Ces classements grossiers sont favorables aux établissements scientifiques. Il est grand temps qu’il y ait des classements qui tiennent compte de la structure de universités européennes et du domaine des sciences humaines et sociales. Cela implique qu’un certains nombre de conditions préalables soient remplies. En droit, il faut une sélection des revues juridiques nationales représentatives puisqu’il y a très peu de revues internationales dans ce domaine, contrairement aux sciences. Il faut faire un repérage de ces revues. L’agence pour l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) est en train d’essayer d’établir des classements des revues scientifiques du domaine des sciences humaines et sociales. Les efforts déployés par l’agence vont dans la bonne direction.
L’Institut Français de Presse présente, dans le cadre des « Entretiens d’Assas », la projection du film Audiences : des journalistes au procès Papon un documentaire de Rafael Lewandowski (2004, durée 100 mn)
ven 21 novembre, 2008Entretiens d’Assas
Projection suivie d’un débat avec Rafael LEWANDOWSKI, réalisateur , Didier REBUT, Professeur de droit pénal, Yamina ZOUTAT, chroniqueuse judiciaire à TF1 lors du procès de Maurice Papon, …
Ce débat sera animé par Frédéric Lambert directeur du Master Recherche Médias, langages et sociétés de l’Institut français de presse
Ce film est consacré au travail des journalistes qui, pendant six mois, ont assuré la médiatisation du procès de Maurice Papon, à leurs relations avec les avocats et les juges, à la communication des associations impliquées par le procès.
Vendredi 21 Novembre à 17h amphithéâtre 1 du Centre Assas : L’Institut Français de Presse présente, dans le cadre des « Entretiens d’Assas », la projection du film Audiences : des journalistes au procès Papon un documentaire de Rafael Lewandowski (2004, durée 100 mn).
jeu 20 novembre, 2008Projection suivie d’un débat avec Rafael LEWANDOWSKI, réalisateur , Didier REBUT, Professeur de droit pénal, Yamina ZOUTAT, chroniqueuse judiciaire à TF1 lors du procès de Maurice Papon, …
Une grande école de droit
lun 17 novembre, 2008Société, jeudi, 6 novembre 2008, p. 102
Marie-Sandrine Sgherri
La sélection à l’université ? Une question explosive ! Elle est officiellement interdite, mais il n’est pas interdit d’être malin. A Paris-II (Panthéon-Assas) s’ouvre cette année le « collège de droit ». Condition d’accès : avoir obtenu une mention très bien au baccalauréat. Une centaine d’étudiants vont y suivre, par petits groupes, des enseignements complémentaires d’histoire, de philosophie ou de sociologie, en plus de leurs cours de licence. Ceux qui ne seraient pas au niveau seront éjectés en fin d’année et réintégreront le cursus normal. A l’inverse, les meilleurs étudiants de licence classique seront admis au collège en deuxième année. Cette filière ressemble trait pour trait à une classe prépa ? Cela tombe bien : l’objectif de Louis Vogel, le président de Paris-II, est de « concurrencer les grandes écoles » et il n’exclut pas de mettre en place un test à l’entrée. Le ministère de l’Enseignement supérieur donne sa bénédiction et rappelle que toute université a le droit de créer un diplôme maison et d’en édicter les conditions d’obtention. « C’était possible bien avant la loi d’autonomie », précise l’entourage de Valérie Pécresse
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Filière d’excellence à l’université Paris-II
lun 17 novembre, 2008Le Figaro et vous, lundi, 3 novembre 2008, p. 38
Les confidentiels du Figaro
L’université Paris-II (Panthéon- Assas) a lancé cette année une filière d’élite, le « collège du droit », ouverte à ses étudiants de première année ayant obtenu une mention « très bien » au bac. L’objectif du président de l’université Louis Vogel est très clair. Il s’agit de « concurrencer les grandes écoles » et de « booster ces éléments excellents, pour en faire des juristes de très haute qualité ». Les cent étudiants qui participent au dispositif reçoivent, en plus de leur cursus universitaire classique en droit, des enseignements complémentaires en droit, philosophie, sociologie, histoire, à raison de 130 heures par an, par groupes de trente.
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Paris-II lance une filière « d’élite » en droit, ouverte aux bacheliers mention TB
lun 17 novembre, 2008
Paris-II (Panthéon-Assas) lance cette année une filière « d’élite », le « collège du droit », ouverte à ses étudiants de première année ayant obtenu une mention très bien au bac. L’objectif: « concurrencer les grandes écoles » et « booster ces éléments excellents, pour en faire des juristes de très haute qualité », affirme LouisVogel, président de l’université.
« Nous avons ouvert cette filière pour les L1, et progressivement, nous l’étendrons sur tout le cycle de la licence. Ensuite nous créerons une ‘école de droit’, au niveau du master. » 100 étudiants participent cette année à ce dispositif. Ils reçoivent, en plus de leur cursus universitaire classique en droit, des enseignements complémentaires (droit, philosophie, sociologie, histoire….), à raison de 130 heures par an, par groupes de 30.
Le collège du droit sera par ailleurs accessible aux meilleurs éléments de la filière « classique ». « De même, ceux qui ne seront pas au niveau repasseront dans le circuit normal », précise Louis Vogel. Il envisage également de mettre en place un test pour entrer dans cette filière, afin de vérifier que ces jeunes « ont les qualités nécessaires pour exercer ces professions ».
« Notre politique est, d’une part, de créer en interne des filières qui ressemblent aux grandes écoles, et d’autre part, de développer des relations extérieures avec elles ». C’est dans cet esprit qu’a été signé mercredi 29 octobre 2008 la convention avec l’Essec, pour la formation d’avocats d’affaires (L’AEF n°103785). Cet accord permet à des étudiants des deux institutions d’effectuer des parcours mixtes, dans des conditions privilégiées. « C’est un partenariat très fort, qui sera sans doute amené progressivement à se renforcer », explique Louis Vogel. « Cette double formation, à la fois en droit et en gestion, est très recherchée par les grands cabinets d’avocats, et par les entreprises », assure-t-il. « Environ une quinzaine d’étudiants de chaque côté » pourraient être concernés.
Contact: université Panthéon-Assas (Paris-II), Marine Bollack, Attachée de presse, 01 44 41 56 13, marine.bollack@u-paris2.fr
Pourquoi l’université veut elle passer à l’autonomie en 2010 ?
ven 14 novembre, 2008L’université dispose de forces très importantes, à la fois dans son personnel administratif et dans son personnel enseignant, des forces que l’on ne trouve pas ailleurs. Il y a au sein de l’université Panthéon-Assas, 150 professeurs et 130 maîtres de conférence. C’est incomparable par rapport à ce que les Instituts d’Etudes Politique et les grandes écoles peuvent aligner en droit. Notre problème, ce n’est pas nos ressources, mais la difficulté que nous avons à les mobiliser. Nous sommes trop lourd et c’est là que la loi sur l’autonomie va nous permettre de faire la différence.
Si je peux donner des primes, si je peux conclure des contrats pour recruter, si je peux mobiliser des fonds (grâce à la fondation partenariale) sur un projet précis, je pourrai réagir aussi bien que les autres mais avec beaucoup plus de potentiel.
Grâce à la loi sur l’autonomie, on pourra faire la différence.
Le plus vite on y sera, le mieux on se portera !
sélection en M1
ven 14 novembre, 2008Une telle sélection poserait des problèmes en droit. En effet, les étudiants juristes n’accèdent à certains concours et par conséquent aux métiers qu’à condition d’être titulaires d’un M1. C’est un pré-requis obligatoire pour se présenter au concours de l’EFB – Ecole de formation des barreaux. Dans ces conditions, sélectionner en M1 reviendrait à barrer la route de nombreux étudiants. Donc, avant d’envisager une sélection en M1, il faudrait revoir le système des concours et de l’accès aux professions juridiques. Pour que la sélection en M1 ait un sens, il faudrait d’abord faire de la Licence un véritable diplôme de sortie reconnu sur le marché du travail.
Où en sont les travaux de la commission Darrois ?
ven 14 novembre, 2008La commission Darrois va sûrement apporter beaucoup du point de vue de la formation. Il me semble que son objectif de la profession unique reste difficile à réaliser. Je crois en revanche qu’une formation plus unifiée est tout à fait envisageable. Il s’agirait de faire découvrir aux étudiants les spécificités des différentes professions judiciaires dans le cadre d’enseignements communs, de créer des passerelles et de permettre une meilleure compréhension réciproque des métiers de magistrat, notaire et avocat. A mon avis, le cadre dans lequel cette formation pourrait être dispensée existe déjà. Ce sont les IEJ- Instituts d’Etudes Judiciaires des Universités. J’ai participé à un groupe de travail avec Messieurs Jean-François Thony (directeur de l’Ecole Nationale de la Magistrature), François Carré (notaire et président du Centre de Formation Professionnelle Notariale de Paris) et Gérard Nicolaÿ (directeur de l’Ecole de Formation du Barreau). Nous avons proposé de renforcer la formation des IEJ en portant la durée de la scolarité à deux ans. Elle s’effectuerait en complément des études de droit traditionnelles et comprendrait notamment des enseignements destinés à expliquer la réalité des professions et à faire réagir les étudiants sur des cas pratiques précis, de les mettre en situation et de leur apprendre à réagir aux questions auxquelles ils seront confrontés au cours de leur carrière.
Pourquoi Assas a créé un Collège de Droit ?
ven 14 novembre, 2008En créant le Collège de Droit, nous avons voulu offrir un parcours spécifique qui exploite au maximum les potentialités de nos meilleurs étudiants et qui réponde vraiment à un besoin du marché. Je regrette vivement que les études de droit ne soient souvent qu’un pis-aller en France alors qu’elles ont un véritable statut dans les autres pays. Ici, le droit c’est encore souvent ce que l’on fait quand on ne sait pas quoi faire d’autre. Mais je crois que tout cela est en train de changer. Aujourd’hui, beaucoup d’étudiants ne supportent pas la pression des prépas et les débouchés des grandes écoles ne sont plus souvent ce qu’ils étaient. Le droit en revanche est devenu un excellent placement parce que tous les services juridiques des grandes entreprises ont besoin de juristes de haut niveau et motivés. Par ailleurs, les grands cabinets d’avocats d’affaires offrent des carrières qui n’ont rien à envier à celles auxquelles préparent les écoles d’ingénieurs et de commerce. Voilà pourquoi nous avons créé le Collège de Droit. C’est un Collège d’université et en cela il diffère de ce que proposent les grandes écoles. Les étudiants y entrent sur sélection, avec mention très bien au bac. Toutefois, leur place n’est pas acquise une fois pour toutes et s’ils ne réussissent pas, ils réintègrent le parcours normal. Quant à ceux qui n’ont pas été pris ou qui se sont réveillés plus tard, ils peuvent à tout moment s’ils ont de bons résultats dans le parcours normal revenir dans le Collège de Droit.






