Partenariat inédit entre l’université d’Assas et l’Essec

ven 31 octobre, 2008

   

Les Echos, no. 20290
France, jeudi, 30 octobre 2008, p. 2

C’est un mariage entre mastodontes qui pourrait faire un peu de bruit dans le secteur très concurrentiel de la formation des juristes d’affaires. L’université Paris-II Panthéon-Assas et l’école de management Essec ont signé hier un partenariat inédit qui permettra d’ici peu à leurs étudiants de niveau master (bac + 5) d’effectuer des doubles cursus.

Dans le cadre de ces « parcours d’études », les étudiants d’Assas pourront, sous réserve de posséder un bon niveau d’anglais, être déclarés « admissibles » aux programmes de master (masters spécialisés ou « MBA ») de l’école. Quant aux élèves de l’Essec déjà dotés d’un bagage juridique, ils pourront intégrer l’un des cinq masters de droit des affaires de l’université (droit européen, droit des affaires, droit bancaire, droit public de l’économie…).

Une longueur d’avance

« Pour nous, il est intéressant de recruter ces élèves, qui sont parmi les meilleurs. Contrairement aux pays étrangers, la France n’a pas assez de juristes de très bon niveau alors que ce profil droit-économie est de plus en plus recherché », fait valoir le président de Paris-II, Louis Vogel. Les cabinets de recrutement – notamment étrangers – se montrent en effet particulièrement intéressés et les établissements d’enseignement supérieur sont de plus en plus nombreux sur les rangs (Sciences po, Dauphine, HEC…), même si l’Essec se targue d’avoir une longueur d’avance : « Nous sommes la première fabrique d’avocats d’affaires en France, avec une centaine de juristes et une soixantaine d’avocats formés chaque année», affirme son directeur, Pierre Tapie.

L’école ne s’est pas spécialisée dans le droit, mais elle a quelques masters et donne à ses élèves la possibilité de suivre, dans les universités voisines, un cursus juridique en parallèle de leurs études. « La convergence avec Assas était naturelle car c’est la meilleure université juridique », explique Pierre Tapie. D’autres projets communs devraient voir le jour en matière de recherche, dans le cadre du nouveau centre européen d’études de droit et d’économie.

L’Essec n’en est pas à son coup d’essai en matière de partenariats universitaires. « Nous en avons déjà sept, nous ne sommes pas bunkerisés !», souligne Pierre Tapie. Une situation encore peu fréquente dans l’enseignement supérieur, en dépit des exhortations de la ministre Valérie Pécresse, qui recevra d’ici peu les propositions de la commission Philip sur le sujet.

Laurence Albert

La Job Fair – Bourse du Droit d’Assas

jeu 23 octobre, 2008

Grande rencontre étudiants-recruteurs juridiques

Le 21 janvier 2009, de 9h à 18h, le Centre Assas ouvrira exceptionnellement ses portes aux jeunes diplômés et futurs diplômés de Master 2 droit. Ils pourront alors rencontrer, sous forme de rendez-vous personnalisés d’un quart d’heure, plus d’une centaine de cabinets d’avocats, entreprises et administrations.

Véritable interface entre les étudiants et le monde professionnel, la Job Fair-Bourse du Droit est organisée par l’Université Panthéon-Assas, avec le concours du Club des Juristes.

L’objectif de cette manifestation, inédite à l’échelle de l’hexagone, est de mettre en relation un maximum de recruteurs juridiques avec un maximum de candidats.

Le 21 janvier 2009, de 9h à 18h, le Centre Assas ouvrira exceptionnellement ses portes aux jeunes diplômés et futurs diplômés de Master 2 droit. Ils pourront alors rencontrer, sous forme de rendez-vous personnalisés d’un quart d’heure, plus d’une centaine de cabinets d’avocats, entreprises et administrations.

Véritable interface entre les étudiants et le monde professionnel, la Job Fair-Bourse du Droit est organisée par l’Université Panthéon-Assas, avec le concours du Club des Juristes.

L’objectif de cette manifestation, inédite à l’échelle de l’hexagone, est de mettre en relation un maximum de recruteurs juridiques avec un maximum de candidats.

Economie, mardi, 21 octobre 2008

jeu 23 octobre, 2008

 

Economie, mardi, 21 octobre 2008

Le Monde Emploi

SPÉCIAL MBA Les professionnels de la finance cherchent à réorienter leur carrière; les jeunes diplômés souhaitent prolonger leurs études en attendant le retour du marché du travail à meilleure fortune Les grandes business schools font le plein de candidats Un diplôme au coeur du marketing des grandes écoles
Les universités, elles aussi…

Sarah Piovezan

C’est ce qui s’appelle un choc des cultures. Ce soir-là, dans une annexe chic de l’université Paris-II Panthéon-Assas, des directeurs généraux, juridiques et des ressources humaines (DRH) venus de 37 grandes entreprises planchent sur les contours d’un nouveau MBA. Accor, Air France, LVMH, McDonald’s, L’Oréal, BNP Paribas… Des noms que l’on avait plutôt l’habitude d’associer aux grandes écoles. Mais, cette fois, c’est bien sur le berceau d’un diplôme universitaire que se penchent les bonnes fées du capitalisme : le MBA « droit des affaires et management-gestion » de Paris-II. « On a là la fine fleur de l’université, on va y amener la problématique d’entreprise », explique Muriel Penicaud, directrice générale des ressources humaines chez Danone.

Voilà qui en dit autant sur la révolution à l’oeuvre dans les universités françaises que sur l’irrésistible ascension du label « MBA » au-delà des business schools. « Il n’y a aucune raison pour que les écoles soient les seules sur ce marché ! », répond Louis Vogel, le président de Paris-II. « Le droit est trop coupé de la gestion, alors qu’il y a un énorme besoin de juristes qui connaissent bien l’entreprise. Nous avons les ressources, nous pouvons y répondre. L’université n’est pas plus bête que les autres. » Et le « produit » attire : plus de 130 candidatures pour une vingtaine de places. « Nous perdions beaucoup d’excellents étudiants juristes au profit des grandes écoles », dit M. Vogel, qui cherche à les retenir. A 1 200 euros le MBA, la vénérable institution casse les prix… « Mais c’est déjà beaucoup plus cher que nos autres diplômes ! », argumente-t-il. Certes, avec 70 % des cours en français et des étudiants sans expérience professionnelle, on est loin du standard international. Mais la marque Panthéon-Assas est solide. Et, visiblement, elle séduit les recruteurs…

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Universités cherchent donateurs

jeu 23 octobre, 2008

VIVRE MIEUX, mardi, 14 octobre 2008, p. 12

Enseignement supérieur

Charles de Saint-Sauveur

VIRGINIE TAVERNE, 40 ans, n’a pas hésité longtemps avant d’envoyer son chèque de 250 à la toute nouvelle fondation de l’université d’Auvergne. Cette mère de quatre enfants, ancienne de la fac, y tenait beaucoup, et pas seulement parce que son aîné, Valentin, vient d’y faire sa rentrée. « Cette somme, ce n’est pas rien pour moi, mais ça vaut le coup, car elle va contribuer, même modestement, à mieux accueillir et préparer ses étudiants pour le marché du travail », souligne cette conseillère en communication, domiciliée dans la région de Clermont. Cette université, la première à se lancer dans cette quête d’un nouveau genre, compte pour l’heure une centaine de mécènes particuliers (40 000 € collectés), et ce n’est qu’un début. De très nombreuses facs s’apprêtent en effet à leur tour à solliciter la générosité des donateurs particuliers (qui peuvent ensuite défalquer la somme versée de leurs impôts*), en commençant par leurs propres employés et leurs anciens élèves. Et ce dès qu’elles auront créé leurs fondations, comme le leur permet la loi sur l’autonomie des universités (lire ci-contre) . Certains y voient l’irruption dans l’Hexagone d’un modèle anglo-saxon de financement des universités, voire d’un désengagement de l’Etat, mais pas Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur. « Cette pratique du mécénat individuel n’est pas nouvelle en France. Au XIX e siècle, c’était en effet très courant. A tort et de façon très idéologique, on a longtemps estimé que parce que les universités étaient un service public, cela empêchait les personnes privées de contribuer à leur financement. »

« Cela demande beaucoup d’efforts, de courriers, de temps »

Pour les universités qui s’apprêtent à se livrer à la chasse aux dons, la tâche s’annonce colossale. Contrairement aux grandes écoles, en effet, les facs ne peuvent pas s’appuyer sur un réseau d’anciens élèves patiemment tissé au fil des années. Tout reste donc à faire pour savoir à quels particuliers s’adresser. « Cela va justement nous fournir l’occasion de créer un annuaire de tous nos diplômés bac + 5 et plus depuis les années 1970, explique Louis Vogel, président de Paris-II (Panthéon-Assas). Des étudiants vacataires s’en sont occupés pendant l’été, et il devrait être bientôt prêt. Récolter des sommes auprès des particuliers demande beaucoup d’efforts, de courriers, de temps, et rapporte finalement assez peu, si on les compare aux levées de fonds auprès des entreprises. En revanche, la grande vertu de la démarche est de créer un lien très fort entre notre université et tous les étudiants qui y sont passés. »

* Pour qu’ils soient incités à mettre la main à la poche, les donateurs bénéficient d’une déduction fiscale : 66 % pour les particuliers et 75 % pour les contribuables soumis à l’impôt sur la fortune (pour les entreprises, la déduction est de 60 %). Concrètement, si vous décidez de verser 100 à la fac de votre choix, vous ne débourserez réellement que 33 . Le reste sera déduit de votre feuille d’impôt sur le revenu, l’année suivante, exactement comme lorsque vous envoyez un chèque à… une association caritative.

Illustration(s) :

Réservez votre soirée du 16 décembre et venez fêter les Majors au centre Assas

dim 12 octobre, 2008
Soirée des majors 2008

Soirée des majors 2008

La deuxième édition de la Soirée des Majors se déroulera le mardi 16 décembre 2008 dans le grand Amphi du centre Assas, 92 rue d’Assas dans le 6ème arrondissement de Paris. Elle débutera à 19h30.

Ce moment exceptionnel distinguera les majors des Masters que l’Université Panthéon-Assas a délivrés en 2008.

Au-delà de l’événement festif, il s’agit de célébrer la réussite des étudiants, de les encourager, de mettre en avant leurs compétences et de leur permettre de nouer des contacts avec des acteurs du monde professionnel.

Seront présents pour l’occasion : monsieur le recteur Maurice Quénet, monsieur le Directeur général de la Caisse des Dépôts Augustin de Romanet, le président Louis Vogel, les professeurs responsables des Masters, des intervenants venus du monde professionnel qui ont assuré des enseignements dans le cadre des Masters, les personnels de l’université, diverses personnalités officielles ainsi que la presse.

Première rentrée solennelle du Collège Européen de Paris

ven 10 octobre, 2008

Vassilios Skouris, président de la Cour de Justice des Communautés Européennes, a salué l’ouverture d’un espace ayant vocation à enseigner et penser le droit à l’échelle de l’Europe.

Règlements communautaires, tarification douanière, réexamen des actes administratifs, limitation dans le temps des arrêts préjudiciels, rôle de la Cour de Justice : l’Europe et le droit européen étaient à l’honneur le 9 octobre 2008 à l’occasion de la première rentrée solennelle du Collège Européen de Paris.

Plus qu’à une traditionnelle cérémonie d’ouverture, c’est à un véritable cours inaugural, à la fois dense et passionnant, qu’ont eu le privilège d’assister les quelque 200 personnes réunies à l’Institut de Droit Comparé de l’Université Panthéon-Assas.

En effet, l’intervention de monsieur Vassilios Skouris a mis en lumière l’importance de la sécurité juridique dans la jurisprudence de la Cour de Justice.

Avocats, magistrats, enseignants et étudiants des Masters Droit de l’Union européenne, Contentieux Européens, Droit Européen des Affaires ainsi que du LL.M. in European Law, n’ont pas manqué de l’interroger sur cette notion. Les échanges se sont révélés aussi intenses qu’instructifs, marquant le départ des travaux de réflexion et d’enseignement au sein du Collège Européen de Paris.

Comme l’a finalement rappelé le président Louis Vogel :  « Si le droit européen est l’avenir du droit français, le droit français a aussi beaucoup à apporter au droit européen ».