La Lettre de l’Etudiant n° 898 – Lundi 18 février 2008
mer 27 février, 2008
La loi LRU impose un nouveau « modèle » de président, plus manager que gestionnaire. Un costume qu’endosse déjà le charismatique président de Paris 2, Louis Vogel. Elu un an avant la loi LRU, il a pressenti la nécessité de changer les modes de gouvernance de son université pour relever de nouveaux défis. Des méthodes inspirées de son expérience professionnelle de chef d’entreprise et de ses années d’études à la Yale Law School. A la veille de demander sa confirmation devant le nouveau CA de Paris 2, Louis Vogel expose les grands principes de son management.
Remise des Prix de l’Université le 30 janvier 2008
mer 6 février, 2008

Le public et les applaudissements n’ont pas manqué ce mercredi 30 janvier dans l’amphithéâtre I du centre Panthéon où professeurs, membres du personnel, étudiants et familles étaient réunis pour assister à la remise des prix de l’Université.
Pierre Grégory, vice-chancelier des universités de Paris, Jacques Foyer, professeur émérite, Josiane Jouët, directrice de l’Institut Français de Presse, le professeur Gérard Champenois et le président Louis Vogel ont remis le prix FSDIE de l’initiative étudiante, 25 prix d’UFR, 7 mentions de thèse et 17 prix de thèse.
Cet événement, s’inscrivant dans une politique de saine émulation et de valorisation des diplômes universitaires, a été l’occasion de récompenser les étudiants de Paris II qui se sont distingués par la qualité de leur travail, par leur effort de recherche et par leur engagement associatif.
« Récompenser les meilleurs, voilà l’Université du réel » a déclaré le vice-chancelier, invitant les lauréats à célébrer leur réussite. « Réussite collective bien sûr ! » a rappelé le président Vogel, soulignant le rôle pédagogique essentiel des enseignants ainsi que l’importance du soutien moral et affectif des proches. Même enthousiasme et même fierté dans les propos de Jacques Foyer, heureux de faire partager ses souvenirs et d’évoquer l’histoire de la Faculté de droit de Paris, « grande et belle maison ».
Le palmarès s’est révélé particulièrement riche, abordant des sujets aussi variés que la résolution du contrat, le cautionnement du réel, la faute de l’administration, la dédramatisation du divorce dans la législation contemporaine, la sécurité juridique, le don en droit, l’exportation du cinéma québécois en France…
La cérémonie, ponctuée par les intermèdes musicaux des Chœurs de Paris II, a été suivie d’un cocktail organisé à l’appartement décanal.
Questions Uni Assas
mar 5 février, 2008- Quel était le plus grand risque pour l’université française avant la réforme ?
- La réforme permet-elle un réel changement ?
- Peut-on penser à une américanisation de l’université ?
A mon sens, il y avait deux risques majeurs : d’une part celui de l’implosion du système, d’autre part celui du déclin irréversible de l’Université française face à ses grandes rivales européennes ou américaines. Aujourd’hui en effet, il est devenu impossible de supporter plus longtemps le principe de la sélection par l’échec. Nous devons proposer des solutions pour offrir à tous les étudiants l’opportunité de réussir tant leurs études que leur insertion professionnelle. Il faut aussi reconnaître que nous ne sommes plus en pointe dans certains domaines, malgré une forte mobilisation de ressources. Car, je refuse les discours catastrophistes, nous possédons beaucoup de ressources. C’est justement ce paradoxe, pour ne pas dire ce gâchis, que la réforme vise à faire disparaître. Elle va permettre une meilleure organisation ainsi qu’une meilleure utilisation des moyens financiers et humains disponibles. De toute façon, nous n’avons plus le choix : pour que l’Université remplisse efficacement la mission qui lui est assignée, elle doit s’adapter aux exigences du marché et de la concurrence.
Bien sûr, elle ne va pas résoudre tous les problèmes. Elle représente néanmoins un premier pas dans la bonne direction, notamment grâce à l’assouplissement des méthodes de gestion qu’elle instaure. En laissant aux universités une certaine latitude pour développer leur propre stratégie, elle autorise chacune à se positionner sur un créneau spécifique et valoriser des filières choisies. Il s’agit, à terme, de créer de véritables pôles d’excellence, suffisamment dotés pour être performants et suffisamment diversifiés pour que les étudiants y trouvent leur place. C’est de cette façon que nous parviendrons à lutter contre l’échec. Je ne suis pas pour une sélection à outrance à l’entrée en première année. Au contraire ! Je crois davantage à une meilleure orientation, active et réfléchie, dans le cadre de filières variées et capables d’intéresser les jeunes. Ces derniers dédaignent les bancs de la fac parce que l’Université est trop monolithique. Force est de constater qu’il n’y a pas assez d’étudiants à l’Université ! Or, plus nous en accueillerons au sein de parcours correspondant à leurs attentes et à leurs capacités, plus ils seront nombreux à réussir. Et la réforme nous donne enfin cette possibilité.
Il est temps que l’Université française prenne très vite les mesures qui s’imposent pour se mettre à niveau. Certes, la réforme en est une. Mais elle ne suffira pas. Si nous ne rectifions pas le tir très vite, nous risquons de laisser un vide dans lequel les universités américaines s’engouffreront sans aucun scrupule pour développer des formations d’excellence. Le terrain est déjà propice à cette forme de « colonisation » puisque la majorité des grands cabinets de conseils installés en France sont anglo-saxons. Laisser ce phénomène se poursuivre sans réagir conduira malheureusement les universités et les écoles françaises dispensant un enseignement juridique à n’être plus que de simples cycles préparatoires. Mobilisons-nous donc puisque nous avons des moyens, des talents, d’excellents professeurs ! Tout est là. Il ne nous reste plus qu’à réorganiser l’institution. En ce sens, la loi sur l’autonomie sonne l’heure du réveil : l’Université française a un rang à reconquérir aussi bien dans l’Hexagone qu’au-delà des frontières.
Paris II veut utiliser son autonomie pour concurrencer les grandes ecoles
mar 5 février, 2008La récente loi sur l’autonomie ne peut que l’encourager à aller en ce sens : le président Vogel, élu il y a un à la tête de l’Université Panthéon-Assas (Paris II), entend mobiliser toutes les ressources de son établissement pour faire de lui une des figures de proue européennes de l’enseignement du droit, de l’économie et du management. Tel est en tout cas le message qu’il a adressé lors de la première conférence de presse qu’il a tenu le 11 octobre 2007.
Parmi les nombreux projets évoqués, citons les « Grands cours d’Assas » :
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Afin de prendre toute sa place dans la compétition mondiale, et notamment face aux grandes écoles, Paris II a décidé de créer en son sein trois nouvelles « écoles » :
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