Les premiers résultats des connexions sur le site APB-Admission Post Bac montrent que l’Université Panthéon-Assas a la préférence des jeunes franciliens désireux de suivre des études de droit et d’économie.
La licence en droit d’Assas est la 1ère licence en droit choisie en Ile-de-France, recueillant plus de 30% des premiers voeux des lycéens. Son attractivité a augmenté de 34% entre 2008 et 2009.
La licence en économie d’Assas est la 1ère licence en économie choisie en Ile-de-France, recueillant 14% des premiers voeux des lycéens. Son attractivité a augmenté de 12% entre 2008 et 2009.
Par ailleurs, les jeunes ayant choisi d’étudier le droit ou l’économie à Assas sont des élèves de bon niveau pusique 80% d’entre eux ont obtenu un avis très favorable ou favorable du conseil de classe, laissant augurer une confortable réussite au baccalauréat.
Le rapport Darrois sur les professions du droit a été remis au Président de la République le 7 avril dernier. Il suscite beaucoup de débats, précisément, peut-être, parce que c’est un rapport de compromis : pour les uns, il va trop loin, pour les autres, pas assez.
Les avocats sont généralement satisfaits de la reconnaissance de l’acte d’avocat, de l’amélioration de l’aide juridictionnelle et du renforcement de l’interprofessionnalité. Certains barreaux craignent cependant la concurrence des avocats en entreprise. Certains syndicats de notaires critiquent la reconnaissance de l’acte d’avocat qui n’est pas un acte authentique (l’avocat n’est pas officier ministériel) mais qui aurait, entre ceux qui l’ont signé, « la même foi que l’acte authentique » (!). D’autres sont heureux que l’on ne soit pas allé plus loin Beaucoup d’étudiants et de professeurs sont favorables à une plus grande unicité de la formation, mais sont très inquiets des modalités proposées et de la concurrence éventuelle entre écoles professionnelles et universités.
Je trouve que le postulat de départ du Rapport Darrois est très juste. Impossible de ne pas être d’accord lorsqu’il dit que le droit n’est pas assez présent dans la société française.
En France, nous avons encore une vision trop formaliste du droit, et nous ne le voyons pas suffisamment comme ce qu’il est réellement, un instrument de négociation et de débat qui peut de surcroît représenter une forte valeur ajoutée pour les entreprises.
Cela se ressent notamment dans la structure des entreprises, où les services juridiques ne sont pas suffisamment valorisés, et au quotidien, où les juristes ne sont pas suffisamment reconnus, contrairement à ce qui se passe dans la plupart des autres pays.
Nous devons réagir en ce qui concerne la formation, si nous voulons disposer de juristes ayant le même niveau que leurs homologues.
Le Rapport Darrois propose d’améliorer le statut du directeur juridique et c’est une bonne chose.
Si je suis entièrement d’accord sur les finalités, je suis beaucoup plus réservé sur les modalités. Je ne pense pas que les moyens retenus soient adaptés à l’objectif poursuivi. Je retiendrai deux exemples.
Premièrement, le statut d’avocat en entreprise. C’est une très bonne chose de créer des passerelles entre le métier d’avocat et celui de juriste d’entreprise comme c’est le cas en Allemagne par exemple. Toutefois, la Commission Darrois propose un modèle aux antipodes du modèle allemand puisqu’en France, l’avocat en entreprise ne pourra avoir de clientèle personnelle mais pourra représenter sa propre entreprise, alors qu’en Allemagne, c’est le système inverse qui a été retenu : l’avocat peut avoir une clientèle personnelle mais ne peut représenter sa propre entreprise lorsque la représentation est obligatoire. Et pour cause : il faut éviter le conflit d’intérêt et l’absence de neutralité sous peine de remettre en question les fondements mêmes de la profession d’avocat : dans notre système juridique (comme dans le système allemand), l’avocat n’est pas seulement le défenseur de son client, il est aussi un auxiliaire de justice qui assiste le juge dans la recherche de la vérité.
Deuxièmement, sur les formations. Le rapport préconise de mettre en place dix écoles professionnelles nécessairement distinctes de l’Université d’une façon ou d’une autre dans lesquelles les candidats entreraient sur concours après l’obtention d’un M1. Il s’agit là, à mon sens, d’une très mauvaise idée.
D’une part, elle n’est pas articulée sur le système LMD et aurait pour conséquence de transformer les Universités juridiques en simple écoles de préparation à ces écoles professionnelles.
D’autre part, elle couperait l’Université de la pratique. Les étudiants se dirigeront directement vers les écoles professionnelles (pour un an) à l’issue de leur M1 pour rejoindre ensuite, pour une autre année, les écoles d’application –ENM, Ecole du Barreau, Ecole du Notariat-.
Dans ces conditions, l’intégration en M2 soit se ferait après une rupture complète de deux ans, soit ne concernerait que les recalés aux écoles professionnelles, soit serait réservée à ceux qui se destinent à l’enseignement.
Les M2 se verront désertés.
En outre, les jeunes issus des écoles professionnelles, ne seront pas titulaires d’un M2 et ne pourront donc pas s’inscrire en doctorat.
Nous risquons une diminution de candidatures en thèse et, à terme, une probable disparition des thèses professionnelles. Tout ceci me semble préjudiciable à l’Université, à l’internationalisation des cursus et au décloisonnement entre pratique et enseignement.
Est-ce que tout ceci est vraiment utile ? Que ferait-on dans ces écoles professionnelles que l’on ne fait pas déjà à l’Université ? Depuis quelques années, les enseignements professionnels se sont multipliés à l’Université. Pour aller au-delà, ce n’est pas dans une école qu’il faut aller, c’est dans la profession elle-même. En réalité, ce qu’il faut faire en France, c’est recréer de grandes Universités avec des écoles de droit fortes et autonomes qui auront une véritable visibilité et correspondront au format international. Au lieu de disperser encore plus les moyens au détriment de ce qui fonctionne le mieux, il faut renforcer l’Université pour qu’elle soit en mesure d’affronter la concurrence internationale.
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A la Une, vendredi 15 mai 2009, p. 1isation des épreuves en dehors de l’enceinte des universités bloquées “.
La crise universitaire, qui perturbe de nombreux campus depuis plus de trois mois, va-t-elle entraîner le bouleversement du calendrier universitaire ? Le premier ministre, François Fillon annonce, dans un entretien au Figaro du jeudi 14 mai, avoir demandé l’étude, là ” où la situation est tendue “, d’un ” report des examens en septembre et l’organ
Les préoccupations du moment ne concernent pas que les examens : existe-t-il une menace de désaffection d’une partie des universités ? Il y a quelques jours, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche laissait entendre que les demandes d’inscription pour les universités Paris VIII et Paris-IV-Sorbonne, deux établissements en pointe dans la contestation, s’étaient effondrées respectivement de 50 % et de 25 %. Il s’appuyait sur les premières remontées du dispositif Internet Admission-postbac.fr, une nouvelle procédure d’inscription dans le supérieur.
Le Monde a mené l’enquête auprès d’une cinquantaine d’universités pour vérifier si la crise universitaire avait pesé sur les inscriptions.
Depuis cette année, tout lycéen de terminale souhaitant poursuivre des études devait, entre le 20 janvier et le 20 mars, déposer, via le portail Internet Admission post-bac, une liste de voeux pour les filières sélectives et les universités. Seules les tendances générales, qui font apparaître que l’université restait le premier choix des bacheliers des séries générales, ont été publiées par le ministère. Les intentions par universités, elles, ne sont pas rendues publiques.
A Paris IV-Sorbonne, la présidence ne veut pas réagir aux allégations du ministère selon lesquelles elle perdrait à la rentrée 25 % de ses effectifs, et rappelle que les lycéens peuvent modifier l’ordre de leurs voeux jusqu’au 6 juin. L’Université Paris VIII conteste, elle, la chute de ses inscriptions. ” Les voeux prioritaires ne sont pas en baisse de 50 % mais sont au contraire en hausse de 10 % (3 380 demandes en premier choix en 2009 contre 3 060 en 2008) “, défend Julien de Saint Jores directeur de cabinet du président de Paris VIII. La différence tiendrait au changement de système d’inscription entre 2008 et 2009.
A l’université Sorbonne Nouvelle (Paris III) la présidence affirme que les chiffres sont bons : 3 717 lycéens se sont déjà portés candidats en premier voeu contre 3 420 en 2008, recensés par l’ancien système Ravel. ” Contrairement à ce qui a pu être affirmé ici et là, la situation actuelle n’a nullement fait baisser les demandes d’admission des lycéens “, explique Marie-Christine Lemardeley présidente.
VISIBILITÉ
En province, où la procédure était encore différente, les établissements estiment qu’il est trop tôt pour tirer des conclusions. Certains même voient un biais dans la nouvelle procédure. ” Admission post-bac a été calibré pour les filières sélectives, au détriment de la visibilité des universités, et la grande majorité des élèves place mécaniquement dans ses premiers choix des filières sélectives, par sécurité “, dénonce Achille Braquelaire vice-président de Bordeaux-I.
Qu’en est-il dans les universités des douze académies qui dès 2008 ont testé Admission post-bac ? Montpellier-III (Paul Valery) université très mobilisée contre les réformes, ne paraît pas subir de contre coup en termes d’attractivité : 1 883 personnes l’ont placée en premier voeu contre 1 935 un an auparavant. ” Nous avons eu l’impression que l’image de l’université avait été un peu affectée - par le conflit - , souligne Charles Guérin, directeur du service d’information et d’orientation. Quand je vois ces chiffres, je constate qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. ” A Nantes, le nombre de lycéens pré-inscrits s’élève à 15 049, contre 16 589 pour la rentrée 2008. Une baisse qui n’est ” pas significative “, estime Vincent Lang, un des vice-présidents. Pas d’effet crise observé à La Rochelle, qui d’ailleurs n’a pas été perturbée.
Quelques tendances se dessinent. L’attrait pour le droit, la médecine et les IUT, filières très encadrées, se confirme. A Lyon-I, en maths-informatique - une des UFR qui a connu la grève - la baisse est de 37 %. A contrario, en médecine les effectifs montent de 7 %. L’université de Lille-II a connu ces dernières années une évolution très positive, avec une augmentation moyenne de 20 % entre 2003 et 2006. ” Nos filières sont plébiscitées et nous n’avons pas trop de problème pour remplir nos formations “, explique-t-on dans cette université centrée sur la santé, le droit et le sport.
A Paris-II (Panthéon-Assas), spécialisée en droit, économie, gestion, la demande a explosé notamment en droit : ” 34 % de hausse des premiers voeux cette année contre 4 % d’augmentation en moyenne les années précédentes “, explique-t-on au service de la scolarité. L’université attribue son succès ” à ses efforts pour faire connaître aux étudiants l’étendue et l’excellence de ses formations “.
La proximité avec les étudiants apparaît comme un bon moyen de résister aux secousses. A Paris-XIII, comme ailleurs, les demandes à l’entrée en IUT flambent : ” 100 % d’augmentation “, constate Jean-Loup Salzmann, son président. Même chose en sciences. ” C’est le fruit d’un travail de terrain de plusieurs années. Nos enseignants se rendent auprès des lycéens, ces derniers viennent dans les amphis “, poursuit le président.
PROXIMITÉ
L’université d’Evry, elle aussi en banlieue parisienne est sereine. ” Avec tous les mouvements, la réputation de l’université n’est pas au plus haut, et j’étais inquiet “, avoue le président Richard Messina. On peut penser que nous conserverons nos effectifs. Nous avons une démarche d’orientation extrêmement active vis-à-vis des lycéens, que nous recevons tous les samedis. La bonne tenue des intentions d’inscriptions ne tient qu’à cela. ”
Certains pensent qu’il est un peu trop tôt pour se réjouir. C’est le cas de l’université de Reims, qui a connu cette année de longues périodes de blocage en lettres, sciences humaines et sociales, et enregistre une baisse de 20 %. Elle craint sur son attractivité sur le long terme. ” Les inscriptions ont débuté en janvier, au tout début du mouvement. Il faut attendre au moins un an pour voir les effets éventuels “, estime Guillaume Gellé, un des vice-présidents. A Lyon-II, les bons chiffres des pré-inscriptions ne suffisent pas à rassurer. ” D’après ce que nous entendons sur le campus, nous craignons plus les départs vers une autre université d’étudiants de licence 2 et 3 qui ont vécu la grève. Les lycéens, eux, arrivent… “, rappelle l’université.
La bonne tenue des inscriptions peut aussi avoir d’autres explications. Les étudiants dans les premiers cycles privilégient souvent pour des raisons économiques ou familiales les universités de proximité. L’attractivité de certaines villes universitaires est parfois plus importante aux yeux des étudiants que le nombre de semaines bloquées. Enfin, les lycéens savent que les places sont comptées dans les filières sélectives. Image écornée ou pas, les universités ne devraient donc pas se vider brutalement l’année prochaine, même si depuis 2004, la tendance est à la baisse des effectifs (- 4,3 % en moyenne).
Le cycle 2009 se poursuit le 11mai prochain, en présence du ministre du budget, monsieur Eric Woerth, qui interviendra sur « L’efficacité et les conséquences des politiques budgétaires face à la crise économique et financière »
A l’heure où la sphère économique et financière mondiale subit une grave crise, obligeant les gouvernements à mettre en place des politiques spécifiques, c’est avec les enseignants et les étudiants de l’Université Panthéon-Assas que monsieur Eric Woerth a choisi de débattre.
Cette rencontre se déroulera dans le cadre des Entretiens d’Assas, espace de réflexion ouvert en 2007 par le président Louis Vogel afin d’encourager les échanges entre les sphères politiques, intellectuelles et universitaires, autour de grandes thématiques relatives au droit, aux sciences politiques, à l’économie ou à la gestion…
Succédant au ministre de la Défense Hervé Morin, qui avait évoqué « l’Europe de la défense et l’OTAN » en février dernier, Eric Woerth évoquera notamment les mesures envisagées pour lutter contre la crise et répondre aux problèmes sociaux qui en découlent.
Son intervention sera suivie d’une discussion animée par le professeur Catherine Lubochinsky.
Plan de relance fondé sur l’investissement, loi de finances rectificative, maîtrise de la dette, contrôle des niches fiscales et sociales : les questions qui seront abordées font l’objet d’un enseignement et d’une recherche spécifiques au sein de l’Université Panthéon-Assas
« L’efficacité et les conséquences des politiques budgétaires face à la crise économique et financière »
Amphithéâtre 1, 19h
Centre Assas, 92 rue d’Assas, 75006 Paris
AFP Infos Françaises |
PARIS –Les réformes en cours à l’université, “une tâche immense” car il s’agit “de passer d’un système à un autre”, doivent davantage associer les enseignants-chercheurs, a estimé jeudi le président de l’université Paris-II Panthéon-Assas, Louis Vogel.
“On ne peut pas imposer ces changements très difficiles, il faut des mesures de transition, faire des essais, avoir l’accord des enseignants-chercheurs, mettre les interlocuteurs en position de discuter”, a déclaré M. Vogel lors d’un point de presse de présentation de la stratégie de son université.
“Il faut s’attaquer aux problèmes de base, pour recréer les conditions d’un dialogue. Ne pas faire le toit avant la cave”, a-t-il ajouté.
M. Vogel est favorable à l’évolution en cours qui selon lui est le passage d’un “système unique” pour toutes les universités à leur “diversification”. Mais pour y parvenir, il faut prendre en compte que “l’université française est en crise”.
Ce “malaise général dans l’université s’est cristallisé sur le statut des enseignants-chercheurs”: compte tenu du “manque de reconnaissance des enseignants-chercheurs, de leurs conditions matérielles de travail insuffisantes et de leur fatigue”, “il a suffi d’une étincelle” pour que le mouvement universitaire en cours “se déclenche”, a résumé M. Vogel.
“Le problème du statut n’est pas réglé avec la ministre” de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse, a-t-il commenté à ce sujet.
Pour autant, M. Vogel se veut optimiste: “l’université française est en crise”, “sous-dotée”, “mais l’université, c’est la formule d’avenir”
En effet, à l’international, le format presque unique est celui de l’université, “où on apprend et on invente en même temps”, a-t-il dit. Avec ses universités et ses grandes écoles, la France est atypique et son “potentiel” est “sous-évalué”.
“L’avenir est à faire travailler ensemble les universités et les grandes écoles”, les premières amenant les laboratoires et les doctorats, les secondes “leurs excellents étudiants, qui aujourd’hui ne font pas de recherche”.
“+En France, l’université est en crise, mais on a les grandes écoles+, on ne peut plus tenir ce raisonnement. On est déjà au-delà”, a conclu M. Vogel.
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« La présidente de Paris-III, Marie-Christine Lemardeley, a estimé qu’il y avait davantage de synergies possibles dans le projet “Paris Cité” que dans notre PRES, notamment parce qu’elle se trouvait trop en concurrence avec Paris-IV, et qu’elle se sentait mieux avec Paris-VII. » C’est une des raisons qui explique, selon Louis Vogel, président de Paris-II Panthéon-Assas, le départ de Paris-III du projet de PRES associant Paris-IV Sorbonne, Paris-II et Paris-VI (UPMC) (L’AEF n°112021). Paris-III souhaite en effet rejoindre le projet de groupement baptisé « Paris Cité » (1).
Jean-Charles Pomerol, président de l’UPMC, remarque en effet « qu’un certain nombre de disciplines se recoupent entre Paris-III et Paris-IV ». Mais il cite « la qualité en langues » à Paris-III, qu’on « ne retrouve pas à Paris-IV ».
UN DÉPART LIÉ À DES QUESTIONS DE LOCAUX
Jean-Charles Pomerol estime que le départ de Paris-III est également lié aux difficultés de l’université pour trouver des locaux de remplacement pendant le désamiantage de Censier. « Il y a un désenchantement des personnels de Paris-III, à qui certains avaient fait croire qu’ils pouvaient disposer de locaux à Jussieu, ce qui n’est pas le cas : il n’y a pas un mètre carré de disponible. » Jean-Charles Pomerol remarque aussi que Paris-III est « très liée à ce qui est en train de se construire dans le XIIIe arrondissement », où est implantée Paris-VII. Enfin, il rappelle que Paris-III « est très tournée vers les langues et les civilisations », et que « la proximité de l’Inalco, présent dans “Paris Cité”, est un atout ».
« C’est une perte pour nous, et en même temps, c’est un gain en termes de complémentarité et de cohérence », remarque Louis Vogel, qui souligne que « dans l’autre PRES parisien, il y aura quatre écoles de droit ». Jean-Charles Pomerol regrette que leur futur PRES perde « les langues », mais souligne que dans cette nouvelle configuration, « il n’y a plus du tout de concurrence interne ».
UN PRES OUVERT À D’AUTRES ÉTABLISSEMENTS
Louis Vogel affirme par ailleurs que la porte de Paris Universitas, « antichambre du PRES », est ouverte, et que l’accueil de membres associés, comme par exemple des écoles, « est tout à fait possible ». Il insiste aussi sur l’importance de la future structure juridique, expliquant qu’il n’est pas « partisan du statut d’EPCS », et qu’il souhaite plutôt la création d’une « structure ad hoc sui generis ».
« Nous n’avons pas de problèmes de périmètre comme peuvent connaître d’autres projets, mais plutôt d’équilibres des fondamentaux. Il n’est pas question que notre PRES consiste en deux petits ajouts [Paris-II et Paris-IV] à un grand [Paris-VI] », remarque Louis Vogel. « Paris-II ne sera pas dans le PRES s’il n’y a pas d’égalité des droits », insiste-t-il, soulignant que « la question est capitale pour sauvegarder l’autonomie de chacun ». « Je suis contre l’idée d’une fusion ou d’une fusion-absorption », assure-t-il.
L’ALLIANCE PARIS UNIVERSITAS PAS REMISE EN CAUSE
Le départ de Paris-III du projet de PRES ne devrait « pas remettre en cause » le fonctionnement de Paris Universitas, assure de son côté Gilbert Béréziat, le délégué général de cette association qui accueille aussi Paris-III et Paris-Dauphine. « C’est un lieu de rencontre qui mène des actions, notamment à l’étranger… Notre rôle n’est absolument pas de nous substituer aux établissements. Nous sommes un think tank, un lieu de rencontre générateur de projets », affirme-t-il. « Le groupement d’intérêt entre Paris-II, Paris-III et Paris-VI a des objectifs en terme d’immobiliers et de vie universitaire. Ce n’est pas du tout antinomique avec ce que nous faisons. »
(1) Paris Cité regroupe Paris-Descartes (Paris-V), Paris-Diderot (Paris-VII), Sciences Po, l’EHESP et l’Inalco. Paris-XIII souhaite aussi en faire partie.
Contacts:
- université Panthéon-Assas (Paris-II), Marine Bollack, Attachée de presse, 01 44 41 56 13, marine.bollack@u-paris2.fr
- UPMC, Véronique Raoult, directrice de la communication, 01 44 27 73 88, veronique.raoult@upmc.fr

« L’université est en crise. Mais on peut être optimiste parce que l’université est le format d’avenir, contrairement à la grande école, qui est trop petite et sans visibilité internationale. Pour surmonter la crise, les universités doivent jouer la carte de la diversification, multiplier les profils [d'enseignement]. La sélection des étudiants n’est pas la réponse, en revanche, je suis convaincu qu’il y a de la place pour tout le monde mais pas pour la même chose », déclare Louis Vogel , président de l’université Panthéon-Assas (Paris-II) à l’occasion d’une conférence de présentation de l’établissement, jeudi 9 avril 2009. Citant Cambridge, Yale, Harvard ou Stanford, il ajoute que « les universités en tête dans les classements internationaux sont les endroits où on apprend et invente en même temps ».
En ce qui concerne la mobilisation actuelle des enseignants-chercheurs, Louis Vogel rappelle que Paris-II n’est pas concernée par la réforme de la formation des enseignants, n’ayant pas d’IUFM, mais qu’en revanche les juristes de son université « étaient en pointe du mouvement » contre la réforme du décret de 1984, citant notamment la mobilisation d’Olivier Beaud, du collectif « pour la défense de l’université » (L’AEF n°110980), ce dernier étant « toujours en désaccord avec le texte ».isations et sommes donc en pleine négociation avec le ministère. Enfin, nous sortons tout juste de l’évaluation de l’Aeres. À un moment où on parle beaucoup d’autonomie, on est en plein contrôle… », indique le président de Paris-II.
« Une des choses qui inquiétait le plus les juristes dans ce projet de réforme était la pluridisciplinarité et le risque que la spécificité du droit ne soit pas prise en compte par des présidents d’université, rarement juristes eux-mêmes. Cela n’est pas du tout le cas à Paris-II puisque nous sommes à dominante juridique. Je suis pratiquement doyen d’une faculté de droit ! » Il ajoute que « jamais une réforme ne passera si les enseignants-chercheurs ne l’acceptent pas ».
AUTONOMIE EN 2010
« Pour Paris-II, le passage à l’autonomie devrait avoir lieu le 1er janvier 2010. Nous faisons par ailleurs partie de la vague C des contractual
« 80 % de nos masters droit et gestion ont obtenu la note A lors de leur évaluation par l’Aeres. 80 % de nos labos de recherche ont également été sanctionnés par des A+, A ou B. Ce sont des résultats exceptionnels », se félicite-t-il par ailleurs.
PLAN CAMPUS
Louis Vogel rappelle que Paris-II fait partie du groupement Paris Universitas et a déposé un projet de PRES auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche aux côtés des universités Paris-Sorbonne (Paris-IV) et l’UPMC (Paris-VI) .112021). Il estime que ce départ est « une perte » mais rend finalement le projet « P2, P4, P6 », « plus cohérent ». Il ajoute que le plan campus « est très important pour Paris-II », l’université manquant « d’espaces de vie » et comptant sur ce plan pour « créer une vraie vie étudiante ». Les besoins de Paris-II pour le plan campus ont été chiffrés à 300 millions d’euros.En ce qui concerne la formation, Paris-II propose depuis la rentrée 2009 trois parcours de formation. Le premier est un parcours « normal » avec un contenu amélioré, à savoir des conférences de méthode et de l’anglais obligatoire tout au long des quatre années en plus des enseignements habituels. Un atelier de professionnalisation est également mis en place en partenariat avec l’EFB (École française du barreau), dans le cadre duquel les étudiants sont formés à des cas réels par des avocats. Des tutorats facultatifs sont également proposés.isantes, que ce soit dans la maîtrise du français ou en matière de culture générale. Ceux-ci bénéficient d’une année de mise à niveau pendant laquelle sont substitués à certains enseignements juridiques des cours de culture générale. Un tutorat obligatoire est également mis en place.103878), qui accueille les « très bons étudiants », ayant obtenu une mention très bien au bac ou, à partir de la rentrée 2009, ayant passé avec succès un test d’aptitude au droit, explique Louis Vogel. Les élèves du collège de droit bénéficient de cours en plus, organisés en séminaires d’une trentaine de personnes maximum. Ils assistent à un week-end d’intégration et « peuvent vraiment rencontrer leurs enseignants qui apprécient eux aussi ce fonctionnement en petit groupes ». La première année est intégrée et commune à tous, puis le parcours se scinde en trois filières, celle de « droit comparé », celle « d’éco-gestion » et celle sur les « fondamentaux du droit ». 90 étudiants ont inauguré cette année ce parcours, qui est sanctionné par un DU (diplôme universitaire).« Nous avons formé des équipes qui visitent les lycées qui nous envoient le plus d’étudiants, pour aller à la source, en quelque sorte », explique Louis Vogel. Ensuite, les lycéens qui souhaitent s’inscrire à Paris-II passent un test qui permet de les classer en trois catégories : bon, moyen, faible niveau. On y ajoute un test d’aptitude au droit « calqué sur ceux que les écoles anglaises de droit font passer ».111912). « Nous avons reçu cette année un tiers de demandes d’inscriptions en plus », se réjouit-il.108007) pendant laquelle « 1 000 rendez-vous ont été pris entre des étudiants et des recruteurs ».
Il évoque à ce titre le départ de Paris-III de ce projet pour rejoindre l’alliance « Université Paris Cité », composée des universités Paris-Descartes (Paris-V) et Paris-Diderot (Paris-VII), de l’Inalco, de Sciences Po Paris et de l’EHESP (L’AEF n°
FORMATION
Le second parcours est « progressif » et destiné aux étudiants dont les bases ne sont pas suff
Enfin, Paris-II propose un parcours « renforcé ». Il s’agit du « collège de droit » (L’AEF n°
ORIENTATION ET INSERTION
« Ces tests ne consistent pas en une sélection. Mais les étudiants savent à quoi s’en tenir et comment se situer », précise Louis Vogel. Il indique par ailleurs que Paris-II n’est pas touchée par la désaffection des étudiants constatée par le recteur de Paris récemment (L’AEF n°
La « mission entreprises » s’est transformée en BAIP. Ce dernier est en train de calculer le taux d’insertion des étudiants de Paris-II . Louis Vogel évoque également la « Job fair » qui s’est déroulée en janvier dernier (L’AEF n°
Contact : université Panthéon-Assas (Paris-II), Marine Bollack, Attachée de presse, 01 44 41 56 13, marine.bollack@u-paris2.fr
Assas vient de remporter le Debating Tournament 2009 auquel participaient cette année 9 grandes écoles et 2 universités : ECP, ENA, ENPC, ENS, ENSAE, ENSMP, ENST, HEC, Polytechnique, Paris Descartes et Assas.
La finale s’est déroulée lundi 23 mars dernier à l’hôtel de Lassay, dans les locaux de l’Assemblée Nationale, et a opposé 5 étudiants de Normale Sup à 5 étudiants d’Assas.
Cette victoire signifie que les universités, quand elles s’en donnent les moyens, sont tout à fait capables de l’emporter dans la cour des grands, c’est-à-dire des grandes écoles.
Nous possédons en effet des avantages spécifiques qui expliquent en grande partie ce succès. D’abord, contrairement aux idées reçues et à l’image négative parfois renvoyée la formation universitaire, quand elle est dispensée dans de bonnes conditions, n’a rien à envier à celle des grandes écoles. Ensuite, contrairement à ces dernières, grâce à notre politique anti-malthusienne, nous accueillons des talents plus nombreux, venant d’horizons variés et présentant des profils beaucoup plus diversifiés. Enfin, cette victoire prouve que les disciplines juridiques ont de l’avenir : le débat est aujourd’hui au coeur de la société, or il est inhérent au droit.